Le Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux les droits de l'homme (HCDH) en Tunisie et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont conjointement signé aujourd'hui un document de projet avec le Ministère de la Justice sur l’appui à la réforme du secteur de la justice et la justice transitionnelle en Tunisie.
Avec un budget estimé à 3 158 000 USD, le projet couvre une période de 2 ans (mai 2012-mai 2014). Il est financé par le PNUD, le HCDH, et les gouvernements de la Norvège, la Belgique et la Roumanie.
Le projet vise à soutenir les plans du gouvernement de la réforme du secteur de la justice et des droits de l'homme. Il vise également à appuyer le processus de justice transitionnelle lancé par le Ministère des droits de l'Homme et la justice transitionnelle, et renforcer les capacités des organisations de la société civile à travers des techniques appropriées.
Le projet vise à atteindre un nombre de buts stratégiques y compris le développement d’une vision stratégique de la réforme du secteur de la justice, y compris le système pénitentiaire, en concertation avec l’ensemble des acteurs ; le renforcement les capacités du Ministère de la Justice et des membres de la nouvelle Instance Indépendante chargée de la Magistrature, notamment en matière de programmation et de planification stratégique ; l’harmonisation du cadre juridique de l’administration de la justice avec les standards internationaux applicables et les engagements internationaux découlant des traités de droits de l’Homme auxquels la Tunisie a souscrit ; le développement et le lancement d’un processus de Justice Transitionnelle dans le cadre d’une approche consensuelle centrée sur les droits des victimes ; le renforcement les capacités des instances nationales chargées du processus de la justice transitionnelle, y compris les acteurs de la société civile œuvrant pour les droits des victimes ; la réforme du statut et des procédures du Comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales (CSDHLF) conformément aux Principes de Paris.
Le projet a été signé par M. Noureddine Bhiri, Ministre de la Justice, et M. Mohamed Belhocine, le Coordonnateur résidant du système des Nations Unies en Tunisie.
La transition énergétique ne doit plus attendre.
Le monde fait face à une précarité énergétique croissante, résultant de l’augmentation des prix des énergies fossiles, de l’inefficience énergétique du bâti est des conséquences de la crise financière sur le budget des ménages et des Etats. La transition énergétique se présente donc comme un impératif notamment pour les pays en développement. La Tunisie est un des pays qui est appelée à relever l’ensemble de ces défis en renforçant l’efficacité énergétique et la part des énergies renouvelables.
Dans ce cadre, l’Agence Nationale de la Maitrise d’Energie en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) organisent le 10 et 11 Mai 2012 une conférence internationale portant sur la transition énergétique et ses enjeux dans la perspective du sommet Rio + 20.
La conférence servira comme un forum de discussion et de réflexion autour des différents sujets liés à la transition énergétique dans le monde et en Tunisie. Un accent particulier sera mis sur le rôle des ONG dans la réussite de cette transition, qui cadre parfaitement avec le contexte de transition démocratique en Tunisie.
Cet événement vise à : (i) enrichir la réflexion sur la transition énergétique en Tunisie en préparation du sommet de Rio+20 (ii) échanger les expériences internationales dans ce domaine (iii) renforcer le rôle de société civile et des ONGs pour la réussite de la transition énergétique.
La conférence aidera à l’élaboration d’une Note d’Orientation qui sera diffusée par la délégation tunisienne à l’occasion du sommet Rio+20.
Le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’éducation, Kishore Singh, a exhorté aujourd’hui le gouvernement tunisien à garder rendez-vous du pays avec l’histoire en plaçant les droits de l’homme et le droit à l’éducation au cœur des réformes historiques en Tunisie.
«La Tunisie est à un tournant de son histoire » M. Singh a souligné à la fin de sa première mission d’enquête dans le pays. « Si elle ne parvient pas à assurer dans sa nouvelle Constitution et ses nouvelles lois les plus hauts standards de protection des droits de l’homme, en particulier du droit à l’éducation, la Tunisie manquera une occasion historique. »
« Il s’agit aujourd’hui pour le Gouvernement de préserver les acquis et de s’armer pour faire face aux défis de l’avenir », a-t-il ajouté.
Dans une déclaration à la presse, l’expert indépendant des Nations Unies des droits de l’homme a rappelé au gouvernement son obligation de garantir et de protéger la liberté académique dans un pays où la violence perpétrée par des groupes extrémistes religieux a récemment eu lieu dans les universités.
M. Singh a attiré l’attention sur les disparités entre les zones urbaines et rurales en matière d’accès à l’éducation, et l’urgence de relever le défi de la qualité durable dans l’éducation. Il a également appelé les autorités «à établir des liens institutionnels entre l’enseignement technique et professionnel et le lieu de travail, afin d’aborder la question du chômage des jeunes diplômés.»
La conférence internationale se tiendra à Tunis sur le thème : «Les nouvelles voix : la liberté de la presse et son rôle dans le changement des sociétés»
L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la culture et les sciences (Unesco) a choisi la Tunisie pour abriter sa conférence annuelle à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai), et qui se tiendra cette fois sur le thème : «Les nouvelles voix : la liberté de la presse et son rôle dans le changement des sociétés».
Guy Berjy, directeur de la section «Presse et développement des médias» (Unesco), a indiqué que l’organisation onusienne a choisi la Tunisie pour abriter cet évènement, les 4 et 5 mai 2012, en considération du fait qu’elle constitue le point de départ des révolutions du printemps arabe.
Il a ajouté que la conférence permettra à la communauté internationale de mesurer la capacité des médias tunisiens à réussir la transition démocratique, l’une des principales revendications de la révolution.
Lors d’une réunion tenue, par une délégation relevant de l’Unesco, avec des représentants des médias tunisiens, dans le cadre de la préparation de la conférence, Guy Berjy a souligné que l’Unesco compte sur les journalistes tunisiens pour contribuer à la réussite de la conférence qui sera rehaussée par la présence de la directrice générale de l’Unesco.
Il a ajouté qu’il sera procédé, à cette occasion, à la remise du prix Unesco pour la liberté de la presse. De son côté, Mme Sylvie Coudray, chef section «Liberté de la presse et développement des médias» (Unesco), a passé en revue les principaux thèmes qui seront traités au cours de la conférence, dont notamment «La liberté de la presse et son rôle dans le changement des sociétés» et «Les difficultés d’accès à l’information».
Un hommage sera rendu aux jeunes et à leur rôle dans l’édification des nouvelles sociétés.
Cette réunion, qui s’est tenue au siège de la Commission nationale tunisienne pour l’éducation, la science et la culture, a permis aux représentants des médias nationaux de formuler des propositions sur la future conférence et les moyens de renforcer les liens avec l’Unesco.
La liberté d’expression est un de nos droits les plus précieux. Elle sous-tend toutes
les autres libertés et constitue un des fondements de la dignité humaine. Des
médias libres, pluralistes et indépendants sont indispensables à l’exercice de cette
liberté.
Tel est le message de la Journée mondiale de la liberté de la presse. La liberté des
médias implique la liberté d’opinion et le droit de chercher, de recevoir et de
répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par
quelque moyen d’expression que ce soit, comme indiqué à l’article 19 de la
Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette liberté est essentielle pour
toute société saine et dynamique.
Les changements intervenus dans le monde arabe ont mis en évidence le pouvoir
des aspirations aux droits lorsque celles-ci s’expriment à travers les médias
– nouveaux ou anciens. La liberté des médias nouvellement introduite promet de
transformer les sociétés par un renforcement de la transparence et de l’obligation
redditionnelle. Elle offre de nouveaux moyens de communiquer et de partager
l’information et les connaissances. De nouvelles voix puissantes se font entendre
– en particulier chez les jeunes – alors qu’elles étaient autrefois silencieuses. C’est
pourquoi la Journée mondiale de la liberté de la presse 2012 a pour thème De
nouvelles voix : la liberté des médias aide à transformer les sociétés.
La liberté des médias est mise à rude épreuve partout dans le monde. L’année
dernière, l’UNESCO a condamné le meurtre de 62 journalistes tués à cause de leur
profession. Ces journalistes ne doivent pas être oubliés et ces crimes ne devraient
pas rester impunis. Alors que les médias se tournent vers Internet, de plus en plus
de journalistes en ligne, y compris des blogueurs, sont harcelés, attaqués et tués
en raison de leur profession. Ceux-ci doivent recevoir la même protection que les
professionnels des médias traditionnels.
La première Réunion interinstitutions des Nations Unies sur la sécurité des
journalistes et la question de l’impunité s’est tenue au Siège de l’UNESCO les 13 et
14 septembre 2011. Nous avons élaboré un plan d’action afin que le système des
Nations Unies puisse créer un environnement plus libre et plus sûr pour les
journalistes et les professionnels des médias où qu’ils se trouvent. Dans le même
temps, nous continuerons à renforcer les fondements juridiques nécessaires au
développement de médias libres, pluralistes et indépendants, en particulier dans
les pays traversant des périodes de transformation ou de reconstruction après un
conflit. Face à la surabondance de l’information, nous devons notamment aider les
jeunes à acquérir un sens critique ainsi qu’une plus grande maîtrise des médias.
La Journée mondiale de la liberté de la presse nous offre l’occasion d’appeler
l’attention sur la lutte en faveur de la liberté des médias. Nous engageons les États,
les médias professionnels et les organisations non gouvernementales, partout dans
le monde, à unir leurs efforts à ceux du système des Nations Unies afin de
promouvoir la liberté d’expression, y compris en ligne, conformément aux principes
reconnus sur le plan international. Il s’agit d’un pilier des droits individuels, d’un des
fondements de toute société saine ainsi que d’un facteur de transformation sociale.
Message commun de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation
des Nations Unies et de Mme Irina Bokova,
Directrice générale de l’UNESCO,
à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse
3 mai 2012
Abdellatif Mekki, ministre de la Santé publique a annoncé, mercredi 2 mai 2012, qu’un débat national sur la réforme du système de la santé sera, prochainement, organisé et connaîtra la participation de toutes les parties concernées et ce avec le soutien de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Le ministre a, également, souligné dans sa réponse aux interrogations des constituants lors du débat autour du budget complémentaire, l’incapacité du système de la santé de s’adapter à l’évolution des besoins médico-sanitaires de la société tunisienne, précisant que le ministère œuvrera à trouver les solutions adéquates aux difficultés qualitatives et quantitatives enregistrées dans ce domaine.
Il a ajouté que le ministère s’emploiera, à travers le budget qui lui est consacré, à renforcer les équipements des hôpitaux et à améliorer les prestations des services d’urgences en Tunisie.
Il s’agit, aussi, de mettre à niveau les hôpitaux régionaux ainsi que d’examiner la possibilité de créer de nouveaux hôpitaux dans les gouvernorats où les établissements hospitaliers ne peuvent pas être réhabilités, notamment à Béja et Gafsa.
Le Rapporteur Spécial de l’ONU sur le droit à l’éducation, M. Kishore Singh, effectuera une visite en Tunisie du 30 avril au 9 mai 2012. Le but de cette visite, la toute première du Rapporteur Spécial de l’ONU sur le droit à l’éducation en Tunisie, est d’évaluer les perspectives pour ce droit dans ce pays, en pleine réforme dans de nombreux secteurs.
« Dans ce contexte de transition, je m’intéresserai en particulier à la manière dont la réforme du système éducation reflète les valeurs de droits de l’homme et répond aux priorités de développement national», a affirmé le Rapporteur Spécial, M Singh. « Je mettrai aussi un point d’honneur à analyser l’action du Gouvernement en faveur du financement et de la qualité de l’éducation ».
M. Singh rencontrera les agences gouvernementales impliquées dans la conception et la mise en œuvre des politiques d’éducation, notamment les différents ministres en charges de ce secteur. Il s’entretiendra aussi avec les membres de la société civile, les partenaires au développement de la Tunisie, ainsi que diverses autres parties prenantes. Des institutions du réseau éducatif national seront également visitées, aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur de la Tunisie.
Cette visite du Rapporteur Spécial de l’ONU sur le droit à l’éducation ne pouvait intervenir à un meilleur moment, puisque dans cette phase de transition, la Tunisie entreprend de nombreuses réformes, y compris dans le secteur de l’éducation. M. Kishore espère pouvoir apporter sa contribution à de telles réformes en les rendant plus sensibles aux droits de l’homme.
M. Kishore présentera ses conclusions préliminaires lors d’une conférence de presse qui se tiendra au l’Hôtel Novotel à Tunis, le 9 mai 2012 à 14:30.
Les conclusions et recommandations finales de cette visite seront présentées au Conseil des droits de l’homme par M. Singh dans un rapport à présenter en juin 2013.
Ce week-end, le Secrétaire général Ban Ki-moon, s'est joint à d'autres diplomates à DiploMatch, un match de football organisé par Play31, qui visait à utiliser la force unificatrice du football à rassembler des gens qui ont été déchirées par la guerre.
Vision Play31 est un monde dans lequel tous les enfants sont libres de jouer, comme il est stipulé à l'article 31 de la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant.
L'objectif de la DiploMatch était d'amasser assez d'argent pour financer un tournoi de la communauté en Sierra Leone.
Pour en savoir davantage sur DiploMatch, cliquez sur: http://play31.org/diplomatch/
(Crédit photo: PNUD et le Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés)
5% uniquement du tissu industriel tunisien est réparti sur les cinq régions de l’intérieur -Gafsa, Sidi Bouzid, Kasserine, Le Kef et Siliana-, soit seulement 283 entreprises. C’est ce qui explique que l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), appuyée par ses bailleurs de fonds et soutenue par les autorités tunisiennes, ait choisi d’y développer non seulement des programmes de formation à l’entrepreneuriat mais également de créer un fonds pour contribuer à l’autofinancement des jeunes en mal de revenus pour lancer leurs projets.
Dans l’entretien ci-après, Mohamed Lamine Dhaoui, directeur au service d’Appui au secteur privé et à la promotion des investissements et de la technologie à Vienne, nous donne idée sur les actions à venir de l’ONUDI en Tunisie.
Entretien
WMC : L’ONUDI, qui travaille depuis des années en Tunisie, a-t-elle réorienté ses programmes en fonction des besoins des régions surtout après ce que nous avons découvert depuis le 14 janvier 2011?
Mohamed Lamine Dhaoui : Consciente de l’importance de l’emploi autant pour le gouvernement que pour le peuple tunisien, l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) a renforcé son assistance technique dans le domaine de la création de l’emploi et le développement de l’entrepreneuriat. Notre directeur général a même annoncé, à l’occasion de la réunion générale de l’ONUDI, l’organisation à Tunis d’une conférence régionale sur l’emploi et l’entrepreneuriat. Cette conférence sera financée par l’Union européenne et la BAD (Banque africaine de développement) et devrait avoir lieu à Tunis en septembre prochain.
Nous sommes aujourd’hui en discussion avec les ministères de l’Industrie, de l’Emploi, du Développement régional et de la Coopération internationale à propos des meilleures formules pour le déroulement de cette conférence.
Il y a deux semaines, les secrétaires d’Etat respectifs des ministères des Affaires étrangères et de la Coopération internationale se sont déplacés au siège de l’ONUDI (Vienne) pour discuter de l’organisation de la conférence citée plus haut. Ce mercredi, la réunion du comité de pilotage de la Conférence se tient à Tunis en présence des représentants des ministères concernés, de la BAD, de l’Union européenne, de l’ONUDI et d’autres partenaires intéressés par la manifestation comme la Banque mondiale et l’AFD (Agence française de développement).
L’ONUDI est très présente en Tunisie, et depuis quelques années, elle a tenu à y renforcer ses activités et son assistance dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’emploi.
Si nous parlons du nombre d’emplois créés, nous devons reconnaître qu’il n’est pas très important, mais notre objectif est en réalité de renforcer les capacités en matière de formation des formateurs et développer de nouvelles approches en matière d’emploi, principalement à l’échelle régionale.
La semaine dernière, nous avons organisé un atelier de formation en direction d’une dizaine d’entrepreneurs qui ont déjà lancé leurs projets. A ce jour, 200 jeunes ont été formés à l’entrepreneuriat par des coachs ONUDI. Et nous continuons sur cette voie.
Nous venons d’obtenir des financements de l’ordre d’un million de dollars de la part de l’Italie, un million et demi de dollars de la part de l’USAID et un montant de cinq cent mille dillars de HPLIFE. Tous ces fonds serviront la cause de l’emploi et de l’entrepreneuriat dans 5 gouvernorats en Tunisie, à savoir Le Kef, Kasserine, Gafsa, Sidi Bouzid et Siliana.
Pourquoi ces gouvernorats plutôt que d’autres?
Pour une raison tout à fait évidente, ils sont défavorisés et ont de grands potentiels en matière de ressources naturelles et de compétences. Nos bailleurs de fonds ainsi que nos vis-à-vis tunisiens ont d’ailleurs exprimé leur plus vif intérêt pour ces régions. Nous allons donc y travailler pour renforcer les capacités en matière d’entrepreneuriat et d’emploi.
Ces fonds seraient utilisés uniquement pour la formation ou leurs prévoyez-vous d’autres engagements ? Car trois millions de dollars, rien que pour la formation, c’est beaucoup, ne croyez-vous pas?
Une partie de ces capitaux servira à la mise en place d’un fonds pour contribuer à l’autofinancement des jeunes entrepreneurs qui trouvent toujours des difficultés à avoir des fonds propres au moment du lancement de leurs projets. Les jeunes butent toujours sur ce problème à chaque fois qu’ils se décident à devenir entrepreneurs. Deux collègues sont venus spécialement de Vienne pour discuter avec les associations de jeunes et les autorités locales du meilleur usage de ce fonds et du nom qu’on devrait lui donner. Le but est d’aider ces jeunes à finaliser leurs projets.
Quels sont vos prochains programmes sur la Tunisie?
Il y a une délégation de l’ONUDI qui est venue, il y a 2 semaines, en Tunisie pour mettre en place un plan d’action pour la valorisation des matières premières et des produits d’origine tunisienne. Cette opération est financée par la Suisse à hauteur de 3 millions de dollars. L’équipe a eu des contacts avec les ministères de l’Industrie, de l’Agriculture et du Commerce. L’équipe a visité la région du Cap Bon, Kasserine, Le Kef pour recenser les produits agroindustriels qui pourraient être exportés sur l’Europe.
Pour cela, il va falloir les labelliser. On parle du fromage français et du vin français, une grande partie de la marge bénéficiaire est due à l’origine des produits en question. L’huile d’olive tunisienne en bouteille est bradée et se vends à 2,5 € alors qu’elle se vend sous une appellation italienne à 7 ou 8 €, soit 3 fois le prix tunisien. Ceci est dû au fait qu’elle n’est pas labellisée.
La labellisation des produits tunisiens surtout dans l’agroalimentaire a toujours posé problème. Y a-t-il moyen de soutenir les producteurs locaux?
Il y a beaucoup de travail à faire en matière de formation et d’image. Les produits tunisiens ne s’imposent pas comme ils devraient. Nos produits phares comme l’huile d’olive doivent être mieux valorisés. Et là je parle en tant que Tunisien et non en tant que représentant de l’ONUDI, nous devons reconnaître les défaillances de la coordination entre les ministères de l’Agriculture, du Commerce et de l’Industrie. Les productions sont relativement abondantes par rapport à d’autres pays. Les tomates marocaines se vendent sur le marché espagnol, les produits égyptiens également. En Tunisie, il y a des problèmes de commercialisation et de distribution. Lorsqu’on écoule les produits uniquement sur le marché local, les prix ne peuvent pas grimper au-delà d’une moyenne tout à fait logique et acceptable; ne parlons pas de l’année en cours qui est assez exceptionnelle. Les Tunisiens ne maîtrisent pas les circuits de distribution et de commercialisation à l’échelle européenne. Pour réussir la commercialisation et la distribution des produits agroalimentaires tunisiens à l’international, il va falloir en maîtriser les circuits et surtout améliorer la logistique du transport des produits frais. Même si Tunisair accorde des prix préférentiels pour le transport de ces produits, le fret reste assez coûteux pour les producteurs locaux, sans oublier la nécessité de maîtriser les technologies de conditionnement des produits frais.
Comment est-ce que l’ONUDI compte développer la culture de l’industrie verte en Tunisie?
Il est vrai qu’on parle souvent d’industrie verte et d’emplois verts. Nous avons, il y a des années, organisé une conférence internationale sur les industries vertes. Au Brésil à Rio au mois de juin prochain, une conférence traitera de ce thème. En Tunisie, nous pouvons aborder cette question de deux manières. Comment rendre les industries existantes plus vertes, car cela nécessite de nouveaux coûts et l’Etat doit intervenir à ce niveau. Pour les nouvelles industries, il faut qu’il y ait plus d’encouragements afin que les industriels se dirigent vers ces nouveaux débouchés plus soucieux de la préservation des ressources naturelles et la protection de la nature. Le CITET assiste les entreprises pour produire plus propre.
Vos rapports avec l’Administration tunisienne sont-ils concluants? Nos administrations sont-elles assez réactives par rapports à vos programmes et à vos actions?
Nos relations sont très constructives, et là je parle à la fois en tant que Tunisien et en tant que responsable à l’ONUDI. Tous les ministères avec lesquels nous traitons, à commencer par celui de l’Industrie, sont coopératifs. Nous avons d’ailleurs amené une délégation de hauts responsables irakiens qui viennent des secteurs privés et publics pour apprendre de l’expérience tunisienne en matière de développement industriel. Ils sont tous admiratifs par rapport à nos administrations et nos structures d’appui comme l’API. Ceci malgré les problèmes dont souffre la Tunisie dans ce contexte postrévolutionnaire et qui se rapporte à la relance économique et au chômage.
L’expérience tunisienne en matière de développement industriel est admiré et nous l’avons d’ailleurs exportée dans plusieurs pays -j’en ai été moi-même l’artisan au Sénégal- dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, en Algérie, en Egypte et en Syrie. Nous avons aujourd’hui des experts tunisiens au Burkina Faso, au Cameroun et en Côte d’Ivoire. La Tunisie est d’ailleurs le seul pays arabe qui reçoit la visite d’éminentes personnalités irakiennes évoluant dans le domaine industriel.
Le Bahreïn est bien positionné dans le monde arabe pour ce qui est des pépinières, qu’est-ce qui empêche la Tunisie d’être aussi performante?
La Tunisie a de grandes possibilités en matière de pépinières. D’ailleurs, nous en avons 24 sur tout le territoire national. Le problème ne se situe pas au niveau des pépinières en elles-mêmes mais plutôt au niveau de la concrétisation des projets qui y naissent. Donc, le premier pas est de pouvoir disposer de l’autofinancement, un problème qui ne se pose pas au Bahreïn où les fonds d’investissement sont beaucoup moins exigeants que ceux de la Tunisie. Et puis dans ce Royaume, il y a toujours moyen d’avoir des capitaux que ce soit grâce à l’héritage ou à l’aide des familles qui ont des moyens. Ca n’est pas le cas en Tunisie où il faut que les organismes de financement fournissent plus d’efforts et soient plus coopératifs et que les jeunes entrepreneurs soient mieux accompagnés et mieux coachés.
Avec la délégation irakienne, j’ai visité deux pépinières qui travaillent à pratiquement 100% de leurs possibilités.
En Tunisie, il y a toujours des séminaires, des formations et des fonds, pourquoi avons-nous l’impression que les résultats ne suivent pas?
Les cinq premières années sont déterminantes pour la survie d’une entreprise. A l’ONUDI, nous encadrions les jeunes entrepreneurs avant le lancement de leurs projets mais nous comptons dans nos prochains programmes de formation poursuivre le coaching après la création et la mise en marche du projet jusqu’à garantir son succès et le sécuriser.
Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon va participer aujourd'hui mardi 10 avril à une discussion avec six jeunes de diverses régions du monde, via la plateforme Google+ sur Internet. La discussion portera notamment sur l'éducation et les nouvelles technologies.
« Plusieurs sujets sont au menu de la discussion, dont la jeunesse, les priorités du Secrétaire général, l'utilité des nouvelles technologies, la préservation d'un dialogue ouvert entre les citoyens du monde et la promotion de l'éducation », a précisé le Département de l'information des Nations Unies dans un communiqué de presse.
Les jeunes qui participeront à la discussion viennent d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du sud et du nord, d'Europe et du Moyen Orient. La discussion sera modérée par le Vice-président de Google, David C. Drummond.
La discussion, qui sera en anglais exclusivement, pourra être suivie sur la page des Nations Unies sur YouTube mardi 10 avril à partir de 15h30, heure de New York.
Chaque 7 avril, nous célébrons la Journée mondiale de la santé pour commémorer la création, en 1948, de l’Organisation mondiale de la Santé. Cette année, le thème de la Journée, « Une bonne santé pour mieux vieillir », fait passer un message important : mettre l’accent sur la santé tout au long de la vie favorise une vieillesse active et en bonne santé.
Au milieu du siècle dernier, le monde ne comptait que 14 millions d’octogénaires. D’ici à 2050, il en comptera près de 400 millions, dont 100 millions en Chine seulement. Bientôt, pour la première fois dans son histoire, la planète comptera plus d’adultes de 65 ans que d’enfants de moins de 5 ans.
Cette transformation de la pyramide des âges est étroitement liée au développement économique et social. Grâce principalement aux avancées réalisées en matière de santé publique, qui ont permis d’améliorer le taux de survie infantile et la santé des adultes, on vit plus longtemps dans la plupart des régions du monde. Bon nombre de pays à revenu élevé doivent déjà faire face au vieillissement rapide de leur population. Dans les décennies à venir, les pays à faible revenu et les pays à revenu intermédiaire se trouveront dans la même situation.
Il faut se réjouir de cette longévité accrue, à laquelle nous aspirons tous. Les personnes âgées jouent à maints égards un rôle précieux dans la société, que ce soit en tant que parents, que travailleurs ou que bénévoles. La sagesse qu’ils ont acquise au long de toute une vie fait d’eux des ressources uniques.
Le vieillissement de la population fait cependant peser une charge supplémentaire sur les systèmes de santé et de sécurité sociale. Tous pays confondus, les personnes âgées sont particulièrement vulnérables aux maladies non transmissibles. Les maladies du cœur et les accidents vasculaires cérébraux sont les premières causes de décès; les troubles de la vue et la démence, les handicaps les plus fréquents. Dans les pays à faible revenu, l’incidence de ces pathologies chez les personnes âgées est deux à trois fois plus élevée que dans les pays à revenu élevé. Par ailleurs, les séniors ne sont pas les seules victimes de ces maladies dans la mesure où leur santé a aussi une incidence sur leur famille et sur la société dans son ensemble.
Bon nombre de pays à faible revenu et à revenu intermédiaire n’ont ni l’infrastructure ni les ressources nécessaires pour répondre aux besoins existants, et encore moins à ceux, bien plus grands encore, auxquels ils feront face à l’avenir. Heureusement, les gouvernements peuvent adopter de nombreuses mesures pratiques et abordables pour aider les personnes âgées à mener une vie saine et active. En outre, les pays qui investissent dans la santé de leurs séniors peuvent s’attendre à un accroissement de leur bien-être socioéconomique général.
À l’occasion de cette journée mondiale de la santé, j’exhorte les gouvernements, la société civile et le secteur privé à déployer l’attention et les ressources nécessaires pour donner à tous les citoyens du monde la possibilité de vieillir en bonne santé.
Message de M. Ban Ki-Moon, Secrétaire Général de l'ONU
La Journée mondiale de la Santé est célébrée chaque année le 7 avril, à la date anniversaire de la création de l’Organisation mondiale de la Santé en 1948. À cette occasion, l'OMS choisit de mettre en lumière un problème de santé mondial.
C'est un événement célébré dans tous les pays où chacun – des dirigeants au grand public – est invité à se pencher sur un problème de santé qui a des conséquences à l’échelle mondiale et à agir collectivement pour préserver la santé et le bien-être des populations.
En 2012, la Journée mondiale de la Santé a pour thème le vieillissement et la santé et pour slogan «Une bonne santé pour mieux vieillir». Le vieillissement de la population est l’une des plus importantes transformations de la société au niveau globale. Cette transition démographique et épidémiologique pose des défis et des coûts importants pour les systèmes nationaux de soins de santé. Il s’agit donc de montrer comment, grâce à une mode de vie sain tout au long de l’existence, il est possible de préserver la santé et éviter le handicap et la souffrance pendant la vieillesse. Il s’agit aussi de permettre aux personnes âgées de continuer à mener une vie productive et jouer un rôle actif au sein de leur famille et de leur communauté. Le vieillissement nous concerne tous, où que nous habitions et que nous soyons jeunes ou vieux, hommes ou femmes, riches ou pauvres.
La Tunisie, comme chaque année, célèbre cette journée en collaboration avec l’OMS dans un hôtel de la banlieue-nord de Tunis.
Mercredi 4 Avril est la Journée internationale de sensibilisation aux mines et l'assistance à la lutte antimines. Plus d'informations sur cette journée sont disponibles à travers le lien ci-dessous.
La « Déclaration d’Istanbul » demande à la communauté international de prendre des mesures ambitieuses contre les inégalités sociales et la dégradation environnementale à l’échelle mondiale lors de la Conférence de l’ONU sur le Développement durable à Rio en juin prochain.
« Le moment est venu de redéfinir l’agenda mondial du développement », indique la Déclaration d’Istanbul. « Le monde a besoin d’une engagement renouvelé en faveur du développement durable et un leadership politique fort pour le mettre en œuvre ».
La Déclaration d’Istanbul a été adoptée par consensus le 23 mars 2012, au terme des deux jours de débats du Forum mondial sur le développement humain, une réunion de plus de 200 experts du développement réputés, de militants de la société civile, de ministres, de représentants du secteur privé et de hauts fonctionnaires de l’ONU de l’ensemble des régions du monde. Ce Forum a été organisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en partenariat avec le Ministère du Développement du gouvernement turc en contribution aux débats et discussions de l’ONU précédant la Conférence Rio+20 en juin.
La Déclaration souligne le besoin de stratégies de développement nationales et mondiales pour mettre « un accent plus marqué sur l’inclusion sociale, la protection sociale et l’équité en reconnaissance du fait que le développement économique a trop souvent été accompagné de dégradations environnementales et d’une augmentation des inégalités ».
Aujourd’hui, trente-et-un réfugiés (31) sont partis pour l’Australie du camp de transit de Choucha dans le Sud tunisien. Cela fait maintenant 1,073 réfugiés arrivés en Tunisie durant la crise libyenne en 2011 qui ont pu recommencer leur vie dans un nouveau pays, grâce au programme de réinstallation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) et aux systèmes de parrainage de certaines ambassades.
De plus, 971 autres réfugiés ont dores et déjà été acceptés par des pays de réinstallation et attendent l’achèvement des préparatifs de départ. L’UNHCR a désormais soumis les dossiers de la quasi-totalité des réfugiés du camp et prévoit donc que de nombreux départs auront lieu dans les mois à venir.
« Nous nous réjouissons de ces départs et du soutien des pays de réinstallation, mais nous savons que le processus peut paraître très long aux réfugiés. », a indiqué Mme Ursula Schulze Aboubacar, Représentante de l’UNHCR en Tunisie, « Mais c’est la seule solution pour la majorité des réfugiés qui ne peuvent retourner dans leur pays d’origine où leur vie serait menacée. »
Le camp de Choucha abrite actuellement 2,859 réfugiés et 166 demandeurs d’asile. Il compte aussi 266 personnes qui ne sont pas des réfugiés et qui ne relèvent donc pas du mandat de l’UNHCR. Ils continuent néanmoins de recevoir une assistance humanitaire en attendant leur départ du camp, selon des modalités à définir par les autorités tunisiennes.
Malgré l’avancement du programme de réinstallation en vue de la fermeture du camp souhaitée par les autorités tunisiennes, l’UNHCR s’inquiète du bien-être et de la sécurité des réfugiés et des équipes humanitaires sur place. Cela fait en effet plus d’un mois que l’UNHCR et ses partenaires n’ont pas pu se rendre dans le camp à cause d’un groupe d’anciens travailleurs du camp qui en bloquent l’accès et qui, malgré la présence de l’armée, menacent physiquement les équipes humanitaires tentant de maintenir les services essentiels pour les réfugiés, entraînant ainsi la détérioration de l’infrastructure du camp.
Ces personnes, précédemment employées par l’un des partenaires de l’UNHCR, refusent d’accepter la fin de leur contrat de travail dans le camp et ont rejeté l’offre d’une prime exceptionnelle de fin de contrat correspondant à un mois supplémentaire de salaire. En effet, en raison de la diminution de la population dans le camp (de 17.000 personnes il y a un an à environ 3.000 aujourd’hui), l’UNHCR et ses partenaires ont été contraints de progressivement réduire leurs équipes ainsi que la main d’œuvre dans le camp, en fonction des besoins de la population de Choucha, mais également en fonction des moyens financiers mis à leur disposition en 2012.
Il y a un an, au vu de la transition de la Tunisie durant la crise libyenne, de la générosité exemplaire du Gouvernement et du peuple tunisiens, et des difficultés économiques des zones touchées par l’afflux de Libye, l’UNHCR avait fait don de plusieurs millions de dollars (USD) au Gouvernement tunisien pour des équipements et des travaux de réhabilitation divers, ainsi que pour des activités génératrices de revenus, visant principalement le gouvernorat de Médenine où se situe le camp de Choucha. Cette aide, qui exceptionnellement pour l’UNHCR n’était pas destinée aux réfugiés, a notamment permis l’octroi de 500 micro crédits et prêts à de petites et moyennes entreprises par l’intermédiaire de l'Union tunisienne de solidarité sociale (UTSS).
Avec le soutien des autorités, l’UNHCR souhaite pouvoir rapidement rétablir un accès sûr au camp afin de prévenir toute détérioration supplémentaire des conditions sur place et afin de rassurer les réfugiés qui aujourd’hui se sentent particulièrement vulnérables.
Pour plus informations, veuillez contacter :
Tunis
Carole Lalève
Email: LALEVE@unhcr.org
Zarzis
Rocco Nuri
Email: NURI@unhcr.org
Le premier Forum mondial sur le développement humain, organisé par le PNUD, s’ouvre aujourd’hui à Istanbul
Istanbul, le 22 mars – « La justice sociale et la protection de l’environnement sont des objectifs universels urgents et étroitement liés et qui nécessitent une action mondiale coordonnée sur les deux fronts lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio + 20 de juin prochain », a déclaré aujourd’hui le Secrétaire général Ban Ki-moon dans un message adressé à un public composé de spécialistes du développement, de dirigeants de la société civile et de représentants gouvernementaux lors du premier Forum mondial sur le développement humain.
« Le monde se trouve à la croisée des chemins », a déclaré le Secrétaire général dans le message adressé au Forum d’Istanbul, organisé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Gouvernement turc.
« Nous avons besoin de tous – des ministres et des décideurs, des chefs d’entreprise et des dirigeants de la société civile, ainsi que des jeunes – pour travailler de concert afin de transformer nos économies, mettre nos sociétés sur une voie plus juste et plus équitable, et protéger les ressources et les écosystèmes dont dépend notre avenir commun. »
Le Rapport 2011 sur le développement humain – « Durabilité et équité : un meilleur avenir pour tous » qui démontre qu’il faut lutter ensemble contre les inégalités et les dangers environnementaux pour le bien des générations futures – a fourni le cadre de la réunion de deux jours d’Istanbul. Le Forum mondial sur le développement humain est organisé pour examiner des problèmes critiques sociaux, économiques et environnementaux qui se posent à l’humanité, et pour trouver de meilleurs moyens d’évaluer les progrès aux niveaux national et mondial.
« La notion de développement humain est le résultat des réserves légitimes que suscite l’idée de mesurer le progrès humain uniquement à l’aune du produit national brut », a noté aujourd’hui le Secrétaire général dans sa déclaration. « Cette notion est devenue une sorte de référence dans notre manière de penser au développement, mais il nous faut complètement changer notre façon d’évaluer et de mesurer le progrès.»
L’Administratrice associée du PNUD, Rebeca Grynspan et le Vice-Premier Ministre turc, Ali Babacan ont ouvert les débats aujourd’hui en insistant sur l’importance d’une action collective mondiale lors de la conférence Rio + 20 qui aura lieu dans trois mois. « Ce Forum est particulièrement opportun et important », a déclaré Mme Grynspan. Il fournit une occasion unique de discuter les messages que nous voulons emporter avec nous au Brésil et qui reflètent les enseignements que nous avons acquis depuis la Conférence de Stockholm en 1972 et le Sommet Planète Terre en 1992. »
Plus de 100 chefs d’État, à la tête de leur délégation, seront présents à la conférence de juin sur le développement durable, ce qui en fera l’une des plus grandes réunions de haut niveau en son genre tenues récemment.
« Nous devons nous rendre à l’évidence qu’une croissance inégalitaire très gourmande en carbone conduit à une impasse, parce qu’elle suscite des conflits sociaux et des violences, et aboutit à la destruction des habitats naturels qui sont indispensables pour le mode de subsistance des habitants de certaines régions », a ajouté Mme Grynspan. « Nous avons besoin d’un nouveau modèle de croissance et d’une nouvelle conception de l’économie politique du développement durable.»
Le point culminant du Forum mondial pour le développement humain aura lieu vendredi avec une « Déclaration d’Istanbul » qui présentera les objectifs et les priorités collectivement proposés par les participants à l’intention du sommet Rio+20.
« Le développement durable reconnaît que nos objectifs économiques, sociaux et environnementaux ne représentent pas des intérêts rivaux entre lesquels il faudrait arbitrer ; ce sont au contraire des objectifs synergiques qui doivent être poursuivis simultanément et de manière globale », a déclaré aujourd’hui le Secrétaire général dans son message. « Le résultat de Rio+20 doit refléter cette notion qui s’adresse aux préoccupations de tous.»
Le Vice-Premier ministre Babacan, qui est membre du Groupe de haut niveau sur la viabilité mondiale organisé par le Secrétaire général, a préconisé l’adoption de nouveaux « Objectifs pour le développement durable » pour orienter les priorités mondiales suivant la conclusion en 2015 de la campagne pour les objectifs du Millénaire pour le développement. Cevdet Yilmaz, le Ministre turc du développement, qui a animé la discussion du forum sur « Le contrat social : promouvoir l’équité et la durabilité », a déclaré : « Le Forum fournit une importante tribune pour un échange de points de vue sur l’objectif universel qui est d’avoir une population résiliente et une planète en bonne santé. »
Tarja Halonen, l’ancienne Présidente finlandaise et co-présidente du Groupe de haut niveau sur la viabilité mondiale, prendra la parole aujourd’hui lors d’une session spéciale du Forum consacrée aux recommandations du Groupe. Les thèmes qui seront débattus au Forum aujourd’hui et vendredi comprendront notamment : « Un nouveau pacte pour le développement durable » ; « Un financement novateur pour un avenir viable » ; « Une évaluation du progrès humain » ; et « Fédérer les actions menées aux fins du changement ». Vendredi, le Forum verra le lancement d’un nouveau rapport majeur de la Commission économique de l’ONU pour l’Europe, « De la transition à la transformation : développement durable en Europe et en Asie centrale ».
Parmi les responsables gouvernementaux et les spécialistes du développement qui prendront part aux débats d’Istanbul, notons Kandeh K. Yumkella, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel ; Thakur Singh Powdyel, Ministre bhoutanais de l’éducation ; Brian Atwood, Président du Comité d’aide au développement de l’OCDE ; Gunilla Carlsson, Ministre suédoise de la coopération pour le développement ; Wycliffe Ambetsa Oparanya, Ministre kényan du Plan ; et le Sénateur brésilien Cristovam Buarque.
Le Forum mondial sur le développement humain est organisé conjointement par le PNUD avec l’appui du Ministère turc du développement et du Gouvernement danois.
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Pour tout complément d’information, s’adresser à :
Istanbul : Faik Uyanik, Tél. : +90 312 454 1105, faik.uyanik@undp.org
New York : William Orme, Tél. : +1 212 906 6763, william.orme@undp.org
Stanislav Saling, Tél. : +1 917 346 1955, stanislav.saling@undp.org
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Le PNUD forge des partenariats à tous les niveaux de la société pour aider à construire des nations résilientes, afin de mener à bien une croissance qui améliore la qualité de vie de chacun. Présents dans 177 pays et territoires, nous offrons une perspective mondiale et des connaissances locales au service des peuples et des nations. Suivez-nous sur Twitter et Facebook.
L’Administratrice associée du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Rebeca Grynspan et le Vice-Premier ministre turc Ali Babacan ouvriront les débats du premier « Forum mondial sur le développement humain » le 22 mars à Istanbul, à l’intention d’experts du développement, de ministres, de dirigeants de la société civile et de hauts fonctionnaires des Nations Unies qui débattront des nouvelles politiques mondiales à mettre en place afin d’assurer un avenir durable aux populations actuelles et aux générations futures.
Convoqué trois mois avant la réunion des dirigeants mondiaux au Brésil pour la Conférence des Nations Unies sur le développement durable « Rio + 20 », le Forum d’Istanbul fournira une occasion unique et opportune de porter un regard neuf sur les problèmes sociaux, économiques et environnementaux cruciaux auxquels fait actuellement face la communauté internationale.
Le Forum, initiative du Bureau du Rapport sur le Développement humain et du Bureau de la politique de développement du PNUD est organisé avec le concours du gouvernement turc. Le Rapport sur le développement humain 2011 - « Durabilité et équité : un meilleur avenir pour tous » - servira de cadre d’ensemble pour le dialogue d’Istanbul.
Ce symposium de deux jours se terminera par la « Déclaration d’Istanbul » énonçant les objectifs et priorités communément convenus concernant la Conférence des Nations Unies sur le développement durable « Rio+20 », qui aura lieu en juin 2012, et il s’agit « d’ une occasion historique afin que la communauté internationale s’accorde sur une action nécessaire et urgente pour assurer aux générations futures des progrès dans le développement humain et un environnement sain », a déclaré Rebeca Grynspan. « À Istanbul, nous examinerons les politiques, les ressources et les engagements qui sont nécessaires au niveau mondial pour que cet avenir viable se concrétise ».
Les recommandations du Groupe de haut niveau sur la viabilité mondiale, mis en place par le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon feront également l’objet d’un examen approfondi, y compris la proposition d’engagement pour de nouveaux « objectifs de développement durable » visant à orienter les priorités mondiales dans les décennies suivant la conclusion en 2015 de la campagne de 15 ans des Nations Unies en faveur des objectifs du Millénaire pour le développement et également l’initiative du Secrétaire général « Énergie durable pour tous », dont le but est de fournir de l’énergie propre et des services électriques de base aux 1,5 milliard de personnes qui ne sont toujours pas connectées à un réseau électrique.
Tarja Halonen, ancienne Présidente de la Finlande et Coprésidente du Groupe sur la viabilité mondiale, figure parmi les intervenants du Forum, ainsi que Janos Pasztor, secrétaire exécutif du Groupe. Parmi les autres intervenants on trouve Kandeh K. Yumkella, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel, Thakur Singh Powdyel, Ministre bhoutanais de l’Education, Brian Atwood, Président du Comité d’aide au développement de l’OCDE, Gunilla Carlsson, Ministre suédoise de la coopération pour le développement, Wycliffe Ambetsa Oparanya, Ministre de la Planification du Kenya, le Sénateur brésilien Cristovam Buarque ainsi que de nombreux autres hauts fonctionnaires et experts du développement.
L'Association Tunisienne de Défense des Droits de l’Enfant (ATDDE) organise, avec le soutien de l’UNICEF, l’Institut arabe des droits de l’homme et la Ligue tunisienne des droits de l’homme, une conférence sur le thème « L’enfant, Citoyen silencieux ».
Cet évènement aura lieu le jeudi 15 mars à l’hotel Africa à partir de 8h30.
Le Bureau régional de l'UNESCO pour le Maghreb appuie ses partenaires tunisiens pour la mise en place d’un nouveau projet d’appui au renforcement de la participation des jeunes filles aux mécanismes et de consultation et de prise de décision au niveau local. Soutenu par le Royaume des Pays-Bas, ce projet ciblera les régions du Centre-Ouest et du Sud-Ouest et s’étalera sur une période de 18 mois.
L’objectif du projet est d’encourager et d’habiliter les jeunes filles de milieux défavorisés à mieux comprendre et à prendre part à l’exercice effectif de la démocratie, dans une Tunisie en changement. Ce projet comporte 4 composantes clés : renforcement des connaissances des jeunes filles sur les principes de la démocratie et des droits humains, renforcement des capacités des institutions électorales, éducatives et de la jeunesse en matière d’implication des jeunes filles dans la gestion des affaires publiques, production et diffusion de connaissances et de données qualitatives sur la perception des jeunes filles de leur participation à la vie démocratique, et enfin une campagne de communication (Spot Tv, théâtre, capsules radios, etc.) et de plaidoyer à l’adresse des jeunes et des décideurs pour une meilleure inclusion des jeunes filles dans le jeu démocratique.
Le projet est géré par le Secteur des sciences sociales et humaines de l’UNESCO, dont la mission est de favoriser l’inclusion sociale de tous dans l’exercice informé du droit et des libertés. Le Ministère de l’éducation et le CAWTAR sont les partenaires privilégiés de ce projet.
Un comité de pilotage inaugural se tient à Tozeur, le jeudi 16 mars 2012 et réunira outre les représentants du Ministère de l’éducation, les experts de l’UNESCO, des personnes ressources, des jeunes bénéficiaires ainsi que des représentants de la société civile.
NB : Conférence de presse de l’UNESCO, à 15H30 à l’hôtel Mouradi de Tozeur
Pour plus d’informations, contacter : P.chanthalangsy@unesco.org et a.zaouche@unesco.org
Dans le cadre du renouvellement de son équipe pour son second mandat qui a commencé en janvier, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a procédé hier jeudi à la nomination de plusieurs responsables de haut niveau.
Au poste de Conseiller spécial sur l'Afrique, il a nommé Maged Abdelaziz, de l'Egypte, qui était Représentant permanent de l'Egypte auprès des Nations Unies à New York depuis 2005.
Au poste de Haut représentant pour les questions de désarmement, le Secrétaire général a choisi Angela Kane, de l'Allemagne, qui était Secrétaire générale adjointe à la gestion depuis 2008.
Ban Ki-moon a nommé Sven Alkalaj, de la Bosnie-Herzégovine, au poste de Secrétaire exécutif de la Commission économique de l'ONU pour l'Europe (UNECE). Il a été Ministre des affaires étrangères et ambassadeur de son pays à Washington et à Bruxelles.
Le Secrétaire général de l'ONU a également nommé Jacqueline Carol Badcock, du Royaume-Uni, comme Représentante spéciale adjointe en Iraq. Elle est actuellement la Représentante du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) aux Philippines.
Nicholas Haysom, de l'Afrique du Sud, a été nommé au poste de Représentant spécial adjoint du Secrétaire général en Afghanistan. Yeocheol Yoon, de la République de Corée, a été nommé Chef du protocole au siège des Nations Unies à New York.
Aujourd’hui, de plus en plus de femmes rejoignent les rangs des migrants pour soutenir leurs familles et améliorer leur situation économique. En tant que migrantes, elles se heurtent à des problèmes spécifiques – en particulier les femmes rurales qui sont cette année au centre des débats.
Malgré l’autonomisation des femmes et une égalité des sexes de plus en plus manifeste, les femmes rurales, qui représentent environ un quart de la population mondiale, sont encore celles qui ont les plus faibles revenus, qui sont les moins instruites et qui disposent d’une influence politique et sociale moindre par rapport aux hommes ruraux ou aux populations urbaines.
Par définition, elles sont plus vulnérables que les autres groupes de migrants et nécessitent donc une protection plus importante de la part de tous les états attachés au principe selon lequel des migrations organisées, s'effectuant dans des conditions décentes, profitent à la fois aux migrants et à la société tout entière.
A cet égard, l’OIM appelle la communauté internationale à :
• Promouvoir des processus de migration plus sûrs pour les femmes dans les zones rurales, notamment en matière de prévention de la traite des êtres humains et d’accès des femmes rurales à une bonne information sur les migrations, aux documents d’identité et de voyage ainsi qu’aux services de migration.
• Favoriser une meilleure réglementation de la migration des travailleuses domestiques et de celles qui s’occupent des enfants et personnes âgées dans les pays d’origine, et promouvoir des mécanismes de protection ainsi que des modalités de recrutement adéquats dans les pays de destination.
• Promouvoir des programmes d’orientation sexo-spécifiques avant le départ des futurs migrants, notamment pour ceux qui sont engagés dans un processus de migration lié au mariage transnational.
• Fournir une aide humanitaire spécifique aux femmes rurales dans des situations d’urgence, notamment lors de catastrophes naturelles, et promouvoir la pleine participation de celles-ci aux stratégies communautaires d’adaptation au changement climatique et à la dégradation de l’environnement.
• Promouvoir les droits fondamentaux des femmes rurales et leur accès à la réparation et à la justice en cas de violences sexuelles ou d’exploitation sexuelle, et fournir une aide aux victimes de violence et d’abus, en leur proposant notamment des possibilités de retour et de réintégration.
• Favoriser l’accès des travailleuses migrantes à des services médicaux et sociaux abordables, notamment à des services de santé sexuelle et reproductive.
• Fournir un soutien adapté aux femmes chefs de famille suite à un processus de migration et promouvoir des services de soutien aux familles restées au pays.
• Soutenir l’autonomisation économique des femmes dans les zones rurales, notamment en favorisant la création de systèmes de rapatriement de fonds.
• Rechercher et recueillir des données sur la situation des femmes et jeunes filles rurales et sur leurs comportements migratoires.
• Encourager le dialogue et renforcer la coopération bilatérale, régionale, interrégionale et internationale afin de mieux réglementer et protéger le statut des travailleuses migrantes, et promouvoir des politiques migratoires internationales tenant compte des disparités entre les sexes.
Pour plus d’informations, veuillez contacter Sylvia Lopez-Ekra, coordinatrice de l’OIM sur les questions de genre, Tel: +41 22 717 94 78, Email: sekra@iom.int
Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a annoncé la nomination du suédois Jan Eliasson en tant que Vice secrétaire général de l'ONU devant les journalistes au siège de l'ONU à New York. M. Eliasson a une longue carrière diplomatique derrière lui aussi bien au niveau national qu'international.
Le 1er juillet prochain, M. Eliasson succèdera à la Tanzanienne Asha-Rose Migiro. M. Eliasson connait bien l'ONU puisqu'il a servi en tant qu'Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Darfour, puis de Président de la 60ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies et enfin comme Sous-secrétaire général aux affaires humanitaires.
Au niveau national, M. Eliasson a servi dans plusieurs postes diplomatiques, notamment en tant qu'ambassadeur de son pays auprès de l'ONU et ensuite auprès des Etats-Unis. Il a également été Ministre suédois des affaires étrangères.
M. Ban a également annoncé la nomination de l'actuelle Sous-secrétaire générale chargée de l'appui aux missions, l'Argentine Susana Malcorra, en tant que Chef de cabinet. Mme Malcorra succèdera à l'Indien Vijay Nambiar qui sera Conseiller spécial du Secrétaire général pour le Myanmar.
Le Secrétaire général a rappelé qu'un processus de sélection « transparent et compétitif » a été lancé pour désigner 10 nouveaux Sous-secrétaires généraux. « Certains sont déjà à la phase finale de sélection. J'ai l'intention de les nommer dès que le processus de sélection est terminé. J'annoncerai d'autres nominations la semaine prochaine », a-t-il déclaré.
En janvier cette année, avant le début de son second mandat de cinq ans à la tête de l'organisation, M. Ban avait indiqué qu'il avait l'intention de revoir complètement la composition de son équipe. Il a ajouté qu'il se concentrerait sur les fonctionnaires hauts placés qui avaient déjà servi plus de cinq ans dans leurs capacités actuelles afin de prendre
Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, M. António Guterres, est à Tunis du 5 au 7 mars, pour des rencontres avec le nouveau gouvernement tunisien.
Des entretiens sont prévus avec le Président Moncef Marzouki, le Premier ministre Hamadi Jebali, le Président de l’Assemblée constituante Mustapha Ben Jaafar, ainsi qu’avec les ministres de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de la Justice et des Droits de l’Homme. A cette occasion, le Haut Commissaire souhaite féliciter en personne le nouveau Gouvernement et le remercier de la réponse humanitaire de la Tunisie à la crise libyenne de 2011 ainsi que de l’étroite collaboration entre les autorités et l’UNHCR depuis la signature de l’Accord de Siège en juin dernier.
Les discussions porteront non seulement sur les efforts continus de l’UNHCR afin de réinstaller les réfugiés du camp de transit de Choucha à la frontière tuniso-libyenne, mais également sur la transition démocratique qu’a entreprise la Tunisie et les événements importants qui touchent actuellement l’ensemble de la région.
Pour toute information relative à la visite du Haut Commissaire en Tunisie, veuillez contacter: Carole Lalève, Chargée des Relations extérieures, UNHCR Tunis, au +216 50504374, laleve@unhcr.org
A vos caméras !!!
La politique au féminin.
Vous faites des vidéos ? Vous voulez exprimer votre vision de la participation politique des jeunes femmes en Tunisie ? Si la réponse est oui, alors participez à ce concours et gagnez 2600 dinars.
Pour plus d’informations :
Projet “jeunes femmes et participation politique : mobilisation institutionnelle et informelle balisant la voie à des actions futures
Le Centre de la Femme Arabe pour la Formation et la Recherche (CAWTAR), avec le soutien du Centre canadien de Recherches pour le Développement International (IDRC).
En Tunisie le Taux de mortalité infantile est de : 25,92 décès/1.000 naissances normales. Il s’agit du nombre de décès de nourrissons de moins d'un an dans une année donnée pour 1 000 naissances vivantes dans la même année. il est de 2,5 en Suède et 2,8 en Grèce. Nous sommes encore très loin de nos propres objectifs. Un plan a été mis en œuvre par l’OMS pour aider les pays émergents à réduire ce taux.
* 7,6 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année, dans le monde, selon les données recueillies en 2010.
* Plus des deux tiers de ces décès sont dus à des maladies pouvant être évitées ou traitées au moyen d’interventions simples et peu coûteuses.
* La pneumonie, la diarrhée et les problèmes de santé pendant le premier mois de la vie sont les principales causes de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.
* Dans plus d’un tiers des cas, les décès d’enfants sont liés à la malnutrition.
* Dans les pays à faible revenu, la probabilité que les enfants meurent avant l’âge de 5 ans est 18 fois plus grande que dans les pays à revenu élevé.
Pour un enfant, le risque de décès est le plus élevé pendant la période néonatale, c’est-à-dire au cours des 28 premiers jours de vie. L’accouchement dans de bonnes conditions et des soins néonatals efficaces sont essentiels pour éviter ces décès. Environ 40% des décès d’enfants de moins de cinq ans surviennent pendant la période néonatale.
Les naissances prématurées, l’asphyxie à la naissance (l’enfant ne respire pas) et les infections sont à l’origine de la plupart des décès néonatals. Après cette période et pendant les cinq premières années, les principales causes de mortalité sont la pneumonie, la diarrhée et le paludisme. La malnutrition est un facteur sous-jacent dans plus d’un tiers des décès, car elle rend les enfants plus vulnérables aux maladies graves.
Principales causes de mortalité chez l'enfant de moins de 5 ans
Quels sont les enfants les plus exposés?
Plus de 70% des décès d’enfants surviennent en Afrique et en Asie du Sud-Est. Dans les pays, la mortalité des enfants est plus élevée en zone rurale et dans les familles démunies et moins instruites.
Nouveau-nés
Plus de trois millions d’enfants meurent chaque année avant l’âge de un mois et il y a un nombre équivalent d’enfants mort-nés. Au cours de ce premier mois de vie, entre un quart et la moitié des décès surviennent pendant les premières 24 heures et 75% pendant la première semaine. Les premières 48 heures qui suivent la naissance sont cruciales pour la survie du nouveau-né. C’est à ce moment que la mère et l’enfant doivent bénéficier d’un suivi attentif pour prévenir et traiter les maladies.
Avant la naissance, la mère peut améliorer les chances de survie et la santé de son enfant en allant aux consultations prénatales, en se faisant vacciner contre le tétanos et en évitant de fumer et de boire de l’alcool.
Au moment de la naissance, les chances de survie de l’enfant augmentent sensiblement en présence d’un accoucheur qualifié. Après la naissance, les soins essentiels du nouveau-né sont les suivants:
* veiller à ce que l’enfant respire;
* commencer immédiatement l’allaitement exclusif au sein;
* garder l’enfant au chaud;
* et se laver les mains avant de le toucher.
Il est aussi très important de repérer et de soigner les maladies du nouveau-né, car elles peuvent s’aggraver et entraîner la mort très rapidement, si elles ne sont pas diagnostiquées ni traitées correctement. Les nourrissons malades doivent être vus immédiatement par un agent de santé qualifié.
Enfants de moins de 5 ans
Plus des deux tiers des décès d’enfants de moins de cinq ans sont dus à des maladies que l’on peut éviter ou traiter au moyen d’interventions simples et peu coûteuses. Renforcer les systèmes de santé pour que tous les enfants bénéficient de ces interventions permettra de sauver de nombreuses vies.
Près de 20 millions d'enfants dans le monde souffrent de malnutrition aiguë sévère, ce qui les rend plus vulnérables à des maladies graves et les expose à un décès prématuré. La plupart de ces enfants peuvent être traités avec succès à domicile au moyen d'aliments thérapeutiques prêts à l'emploi.
Au niveau mondial, en 2010, on estimait que 171 millions d'enfants de moins de cinq ans présentaient un retard de croissance et que 104 millions présentaient une insuffisance pondérale. L'allaitement maternel optimal et une alimentation de complément aident à prévenir la malnutrition et pourraient sauver un million de vies d'enfants.
Prévention vaccinale
Pour certaines des maladies les plus meurtrières de l'enfance, comme la rougeole, la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la pneumonie due à Haemophilius Influenzaetype B et Streptococcus pneumoniae, et la diarrhée à rotavirus, il existe des vaccins qui peuvent protéger les enfants et leur éviter de tomber malades ou de mourir.
Une action mondiale: les objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le développement
Les objectifs du Millénaire pour le développement, adoptés par les Nations Unies en 2000, visent à faire baisser dans le monde entier les taux de mortalité pour les mères et les enfants. Le quatrième OMD consiste à réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans. La mortalité de l’enfant est aussi très liée à l’OMD 5, consacré à l’amélioration de la santé maternelle.
Comme plus d’un tiers des décès d’enfants surviennent pendant le premier mois de la vie, la prestation de soins par des personnels qualifiés pendant la grossesse, l’accouchement et après la naissance contribue beaucoup à la survie de l’enfant. Les États Membres ont fixé des cibles et élaboré des stratégies spécifiques pour faire baisser la mortalité de l’enfant et contrôler les progrès.
Sources: Samira Rekik , documents OMS
24.02.2012
Alors qu'il a entamé en janvier 2012 un second mandat de cinq ans, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a présenté son programme en insistant sur cinq domaines :
S'agissant du développement durable, le Secrétaire général a estimé qu'il fallait se concentrer notamment sur les besoins et les priorités de l'Afrique . Il a souligné que les Nations Unies allaient se battre pour éradiquer plusieurs maladies meurtrières, dont le paludisme, la polio, le VIH/sida et le tétanos, et pour réduire de 95% la mortalité due à la rougeole.
L'ONU va travailler dans les années à venir pour atteindre les objectifs du Millénaire du développement (OMD) d'ici à l'échéance de 2015 : « Au-delà de 2015, nous nous efforçons de forger un consensus sur une nouvelle génération d'objectifs de développement durable s'appuyant sur les OMD, des objectifs qui fourniront des progrès économiques et sociaux équitables respectant les limites environnementales de notre planète ».
Ban Ki-moon a rappelé que le développement durable dépendait du changement climatique. Il a appelé à rendre opérationnel le Fonds climatique vert.
Il a également annoncé le projet de faire de l'Antarctique une « Réserve naturelle mondiale ». "L'Antarctique est un écosystème indispensable, comme nulle part ailleurs sur Terre. Nous avons la possibilité de sauver cette région et nous devons nous rassembler pour le faire", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
S'agissant de la prévention des conflits, le Secrétaire général a insisté sur le soutien aux capacités nationales destinées à faciliter le dialogue.
Concernant l'aide humanitaire, Ban Ki-moon a estimé qu'il fallait élargir le Fonds central d'intervention d'urgence EN (CERF) et identifier des sources supplémentaires de financements innovants pour les situations d'urgence.
Il a proposé d'organiser un Sommet mondial humanitaire pour aider à partager les connaissances et établir les meilleures pratiques communes.
En ce qui concerne les efforts des Nations Unies dans la lutte contre le terrorisme, Ban Ki-moon a proposé de créer un poste de coordonnateur de l'ONU pour la lutte contre le terrorisme en réunissant certaines des fonctions existantes.
S'agissant des pays en transition, le Secrétaire général a estimé que les Nations Unies avaient pour responsabilité d'aider les sociétés en transition. « Nous avons les capacités et une grande expérience. Maintenant, c'est le moment d'accroître nos efforts, en particulier dans les domaines où les services de l'ONU sont recherchés : le maintien de la paix, l'état de droit, l'assistance électorale, la résolution des différends, la lutte contre la corruption, etc », a-t-il dit.
Enfin, Ban Ki-moon veut promouvoir dans les années à venir la participation politique des femmes et des jeunes à travers le monde.
« Nous encouragerons les pays à adopter des mesures qui garantissent un accès égal des femmes aux postes de dirigeants politiques, qui font la promotion de la participation des femmes aux élections et qui renforcent la capacité des femmes à être des dirigeantes efficaces », a-t-il dit.
Quant aux jeunes, le Secrétaire général veut développer un programme s'adressant à eux et incluant l'emploi, l'entreprenariat, la participation politique, les droits de l'homme, l'éducation et la santé reproductive.
« Et je vais nommer un nouveau Représentant spécial pour la jeunesse afin de développer et mettre en œuvre notre programme et être le fer de lance d'un programme de jeunes volontaires de l'ONU », a conclu le Secrétaire général.
Par ailleurs, Ban Ki-moon a confirmé qu'il allait remplacer plusieurs hauts responsables de l'ONU pour garantir à la fois le changement et la continuité au sein de l'Organisation.
Au cours de l’année écoulée, une vague de changements a déferlé sur le monde. Des millions de citoyens ont exprimé leur mécontentement sur des sujets similaires : les inégalités, la corruption, la répression et l’absence d’emplois décents. Cette mobilisation massive est l’expression directe d’une revendication de justice sociale.
La justice sociale pour tous est un but intimement lié à la réalisation des objectifs de développement convenus qui ont été définis lors du Sommet mondial pour le développement social de Copenhague, du Sommet du Millénaire et d’autres grandes conférences.
La préparation de la Conférence sur le développement durable Rio +20 qui se tiendra prochainement nous donne l’occasion de remodeler les stratégies de développement et les pratiques des entreprises pour faire en sorte qu’elles nous amènent sur la voie d’un avenir plus viable et plus équitable.
La viabilité passe par l’établissement de marchés qui permettent d’assurer une meilleure répartition des avantages du développement. Elle suppose la satisfaction d’une demande croissante de produits et de services écologiques de la part des consommateurs. Elle implique également la pose des fondements nécessaires pour assurer la dignité, la stabilité et des perspectives au profit de tous les citoyens. En nous attelant à la tâche pour opérer cette transformation, nous devons intégrer l’inclusion sociale dans nos politiques et dans toutes les actions que nous mènerons.
Travaillons ensemble pour équilibrer l’économie mondiale et forger un nouveau contrat social pour le XXIe siècle. Traçons une voie nouvelle pour le développement, une voie qui conduira à une plus grande justice sociale et à la réalisation de nos aspirations pour l’avenir.
Message du Secrétaire Général de l'ONU
M. Ban Ki-Moon
Toutes les filles ont le droit de grandir à l'abri de pratiques néfastes qui mettent en danger leur santé et leur bien-être. Pourtant, chaque année, rien qu'en Afrique, trois millions de femmes et de filles risquent d'être soumises à la mutilation génitale féminine et à l'excision (FGM/C), une pratique qui a des séquelles graves immédiates et à long terme sur leur santé, et qui est clairement une atteinte à leurs droits fondamentaux. À travers le monde, de 100 à 140 millions de femmes et de filles en ont déjà été victimes.
En Afrique, les communautés se mobilisent pour mettre fin à la mutilation génitale féminine/excision. Dans le cadre d'un programme commun, le FNUAP et l'UNICEF soutiennent leurs efforts. Les gouvernements, les organisations non gouvernementales, les chefs religieux et les associations communautaires accomplissent de réels progrès. Trois ans après le lancement du programme, plus de 6000 communautés en Éthiopie, en Égypte, au Kenya, au Sénégal, au Burkina Faso, en Gambie et en Somalie ont déjà abandonné cette pratique. Les normes sociales et les pratiques culturelles évoluent, et les communautés s'unissent pour protéger les droits des filles.
Pour marquer la Journée internationale de tolérance zéro face à la mutilation génitale féminine/excision, nous nous engageons une nouvelle fois à mettre fin à cette pratique. Nous exhortons la communauté mondiale à s'associer à cet effort vital. Ensemble, nous pouvons abolir la mutilation génitale féminine/excision en l'espace d'une génération, et aider des millions de filles et de femmes à mener une existence plus épanouie et en meilleure santé.
«Impliquer la jeunesse tunisienne pour atteindre les OMD (Objectifs du Millénaire pour le développement)», c’est le programme conjoint entre 5 agences des Nations unies (ONUDI, PNUD, FAO, OIM et BIT) lancé en mai 2009 et qui s’étale sur 3 ans. Son objectif est d’adapter les politiques et les programmes de l'emploi et de la migration des jeunes aux tendances du marché du travail et aux besoins spécifiques des diplômés universitaires sans emploi et des jeunes chômeurs non qualifiés dans les régions du Kef, Gafsa et le Grand Tunis.
Ledit programme, financé par le gouvernement espagnol, est réalisé sous la tutelle du ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi avec l’assistance technique des 5 agences des Nations unisie sous la supervision de la représentante résidente de l’ONUDI, Monica Carco. Il a permis, à ce jour, de former près de 140 personnes comprenant des représentants d’institutions étatiques dont l’ANETTI, l’Espace Entreprendre, l’APII, les pépinières, les Centres d’affaires, ainsi que 80 jeunes entrepreneurs du Kef, Grand Tunis et de Gafsa accompagnés par des formateurs et experts en entrepreneuriat.
«Pour moi, le plus important dans le programme en cours est le renforcement institutionnel, car c’est la seule condition pour assurer la continuité et la pérennisation de tout projet d’entreprise. Former les administratifs aux stratégies du développement entrepreneurial, au traitement et à l’analyse de l’information et aux différentes conduites à tenir pour soutenir et appuyer l’entrepreneur, c’est capital. Un autre avantage du programme est qu’il incite les responsables institutionnels à coopérer avec les organisations de la société civile pour l’élaboration de projets communs et assurer la continuité», indique Fatma Moussa, directrice de l’Observatoire national de l’emploi et des qualifications, qui s’est déplacée à Gafsa pour assister lundi 13 février 2012 au lancement d’un programme de formation à l’intention de jeunes entrepreneurs et artisanes de la région.
HP Tunisie a été associée pour l’occasion à l’encadrement des jeunes porteurs de projets en management informatique sur le modèle HP. 25 artisanes et entrepreneurs bénéficient de la formation en question. «Nous voulons outiller et accompagner ces jeunes afin qu’ils puissent mener au mieux leurs projets et surtout pour qu’ils ne soient pas bloqués par les différents obstacles qu’ils peuvent rencontrer. L’accompagnement personnalisé ne doit pas s’arrêter au démarrage effectif du projet mais doit continue au-delà de son lancement pour lui garantir toutes les chances de réussite, et c’est cette assistance technique que nous nous efforçons d’offrir, en tant que différentes organisations des N.U, dans cette action pilotée par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle», a tenu à préciser Monica Carco, représentante de l’ONUDI en Tunisie.
La session de formation, qui s’étale du lundi 12 au 18 courant, vise à former les artisanes dans le tissage de la région de Gafsa, riche et diversifiée, et les inciter à travailler ensemble dans le cadre de coopératives. «Nous voulons protéger les artisanes qui étaient exploitées et leur donner les moyens de commercialiser leurs produits dans les meilleures conditions. L’idée est de tirer le secteur vers le haut en y associant des designers et des experts en marketing et en commercialisation», explique Mme Moussa.
Le projet vise à mettre en phase toute la chaîne de valeurs pour que les artisanes répondent aux besoins du marché national et international et bénéficient des avantages concurrentiels grâce à la mise en place d’une logistique interne et externe, d’une qualité de production adéquate et d’une politique de commercialisation efficace.
«J’étais déjà étudiante quand j’ai commencé à réfléchir à réaliser un projet basé sur le patrimoine de tissage dans ma région natale. Pour moi, il fallait revenir aux sources, valoriser le produit local en mettant en exergue ses caractéristiques propres et ensuite l’adapter au marché et à ses contraintes. J’ai réussi à “embaucher“ près de 25 artisanes qui ont des métiers à tisser chez elles et qui travaillent à mes commandes. Je fais de mon mieux pour rémunérer, en leur faisant des petites avances. Au début, ce n’était pas facile, maintenant que j’ai mon diplôme de designer, je réponds à des commandes à la carte et je commence à être connue sur la place. La formation que je suis aujourd’hui avec le BIT et l’ONUDI va me permettre de parfaire mon apprentissage et ma maîtrise de tout le processus, de la production à la commercialisation», espère Najet Ben Salem, âgée de seulement 24 ans, et fondatrice d’une petite entreprise de tissage à Gafsa.
«En tant qu’ONUDI, notre rôle est de booster l’esprit entrepreneurial chez les jeunes porteurs de projets, nous essayons de leur donner toute l’assistance technique entre différentes agences des Nations unies. Notre ambition est de voir les projets pérennes tout comme nous veillons aujourd’hui, avec le soutien du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, à mettre en place un programme pour aider ces jeunes à s’autofinancer».
Sadika Keskes, qui dispose de sa propre franchise dans la commercialisation de produits artisanaux à l’international, fait elle-même partie des formatrices. Sa présence en elle-même marque un engagement de sa part pour œuvrer à valoriser les productions artisanales régionales et à aider à les faire rayonner non seulement sur le marché local mais également à l’international.
Grâce au programme «Tanmia» géré par le ministère de l’Emploi et financé entre autres par la BAD et les N.U, les jeunes porteurs de projets qui ne disposaient pas de fonds propres pour démarrer leurs entreprises vont pouvoir bénéficier des lignes de financement pour accompagner les projets bancables.
Mais les problèmes des entrepreneurs dans la zone de Gafsa ne s’arrêtent pas à l’accompagnement, ils se rapportent au climat d’affaires, lequel, malgré les efforts fournis par les organismes internationaux et nationaux, reste très approximatif. C’est à cela que doivent être axés tous les efforts, ceux des autorités locales, inexistantes à ce jour, et des organisations de la société civile.
L’évaluation de la coopération médico-sanitaire entre laTunisie et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’identification des moyens de la promouvoir, au titre de l’exercice biennal 2012-2013, ont constitué l’essentiel de la séance de travail tenue, hier, à Tunis, sous la présidence du ministre de la Santé, Dr Abdellatif Mekki, et du représentant de l’OMS en Tunisie, Dr Stefano Lazzari.
L'ONU lance un nouveau portail web pour aider les jeunes femmes à poursuivre des carrières technologiques.
Cliquez sur ce lien pour plus d'informations http://girlsinict.org/
Dr Abdellatif Mekki ministre de la Santé Publique a conféré, hier, avec Mme Maria Luisa Fornara représentante du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en Tunisie
Le ministre a réitéré à cette occasion l’intérêt que la Tunisie accorde à l’intensification de la coopération avec les organismes onusiens, se félicitant de la qualité des perspectives ouvertes aux programmes de partenariat avec l’UNICEF.
Il a fait part, en outre, de la volonté de la Tunisie de consolider ses acquis en matière de réduction de la mortalité maternelle et infantile et des décès néonatals à travers la multiplication des unités de réanimation appropriées. La représentante de l’UNICEF a exprimé, de son côté, la détermination du fonds onusien pour l’enfance à développer sa coopération avec la Tunisie en soulignant que le renforcement des capacités des gouvernorats du centre-ouest du pays dans les domaines de la prévention et de la santé de la mère et de l’enfant figure parmi les priorités de ses programmes à venir.
Elle a ensuite fait part de la considération de l’UNICEF pour les efforts déployés par le système sanitaire tunisien dans les camps des réfugiés étrangers venus en 2011 de Libye
La rencontre a permis également d’évoquer les possibilités qui s’offrent à la promotion des concepts et des supports pédagogiques nécessaires à la réduction des comportements à risque chez l’enfant et l’adolescent et au développement de l’aptitude à résister aux pressions négatives de la rue. (Le Temps)
Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) Ban Ki-moon a salué, dimanche, «l’élan de réforme engagé par la Tunisie» et formé l’espoir de voir ce pays aller de l’avant sur cette même voie.
«Les Nations Unies sont prêtes à apporter le soutien technique et logistique nécessaire à la Tunisie», a affirmé M. Ban Ki-moon lors d’un entretien avec le Président de la République Moncef Marzouki en marge du 18e Sommet de l’Union Africaine (UA).
L’aide aux révolutions arabes figure parmi les cinq priorités de l’ONU, a-t-il précisé, réaffirmant l’engagement de l’Organisation onusienne à apporter son soutien au processus de développement économique en Tunisie.
Par ailleurs, le Secrétaire général de l’ONU a exprimé le souhait de voir se développer un «Maghreb fort» qui soit un interlocuteur et un partenaire pour les Nations Unies. De son côté, M. Marzouki a mis l’accent sur l’importance du processus démocratique engagé par la Tunisie, faisant remarquer que la réussite de ce processus est tributaire de la relance de l’économie du pays. Il a, à cet égard, émis l’espoir de voir l’ONU apporter son appui à la Tunisie pour lui donner une nouvelle image auprès de ses amis.
La Tunisie, a-t-il précisé, constitue «un laboratoire pour la construction de la démocratie non seulement pour
la région arabe mais pour le monde entier».
Par ailleurs, il a fait état de la nouvelle dynamique positive que connaît le Maghreb arabe, dynamique qui, a-t-il dit, ne peut que traduire une volonté sincère d’édifier un «Maghreb uni», rappelant, à ce propos, l’appel lancé par la Tunisie pour la tenue d’un Sommet maghrébin à Tunis.
Alors qu'il a entamé en janvier un second mandat de cinq ans, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a présenté mercredi son programme pour les années à venir, en insistant sur cinq domaines qui contribueront à bâtir « l'avenir que nous voulons ».
En septembre dernier, le Secrétaire général avait présenté cinq priorités pour son second mandat : le développement durable; la prévention des conflits, des catastrophes et des violations des droits de l'homme; la construction d'un monde plus sûr; le soutien aux pays en transition; et la participation des femmes et des jeunes.
« Aujourd'hui, je veux partager avec vous un programme d'action pour les cinq années à venir », a-t-il dit dans un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU. « Un programme pour bâtir l'avenir que nous voulons ».
S’agissant du développement durable, le Secrétaire général a estimé qu’il fallait se concentrer notamment « sur les besoins et les priorités de l’Afrique ». Il a souligné que les Nations Unies allaient se battre pour éradiquer plusieurs maladies meurtrières, dont le paludisme, la polio, le VIH/sida et le tétanos, et pour réduire de 95% la mortalité due à la rougeole.
L’ONU va travailler dans les années à venir pour atteindre les Objectifs du Millénaire du développement (OMD) d’ici à l’échéance de 2015, a rappelé le Secrétaire général. « Au-delà de 2015, nous nous efforçons de forger un consensus sur une nouvelle génération d’objectifs de développement durable s’appuyant sur les OMD, des objectifs qui fourniront des progrès économiques et sociaux équitables respectant les limites environnementales de notre planète », a-t-il dit.
Il a indiqué qu’il allait nommer un conseiller de haut niveau pour coordonner ces efforts en son nom.
Lundi prochain, les deux co-présidents du Panel de haut niveau sur la croissance durable, la Présidente de la Finlande, Tarja Halonen, et le Président d'Afrique du Sud, Jacob Zuma, présenteront leur rapport final. « Leurs recommandations permettront de faire de la Conférence Rio+20 un succès », a-t-il dit, en faisant référence à la Conférence sur le développement durable qui est prévue à Rio, au Brésil, cet été.
Ban Ki-moon a rappelé que le développement durable dépendait du changement climatique. Il a appelé à rendre opérationnel le Fonds climatique vert.
Il a également annoncé le projet de faire de l’Antarctique une « Réserve naturelle mondiale ». "L'Antarctique est un écosystème indispensable, comme nulle part ailleurs sur Terre. Nous avons la possibilité de sauver cette région et nous devons nous rassembler pour le faire", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
S’agissant de la prévention des conflits, le Secrétaire général a insisté sur le soutien aux capacités nationales destinées à faciliter le dialogue.
Concernant l’aide humanitaire, Ban Ki-moon a estimé qu’il fallait élargir le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) et identifier des sources supplémentaires de financements innovants pour les situations d’urgence.
Il a proposé d’organiser un Sommet mondial humanitaire pour aider à partager les connaissances et établir les meilleures pratiques communes.
En ce qui concerne les efforts des Nations Unies dans la lutte contre le terrorisme, Ban Ki-moon a proposé de créer un poste de coordonnateur de l’ONU pour la lutte contre le terrorisme en réunissant certaines des fonctions existantes.
S’agissant des pays en transition, le Secrétaire général a estimé que les Nations Unies avaient pour responsabilité d’aider les sociétés en transition. « Nous avons les capacités et une grande expérience. Maintenant, c’est le moment d’accroître nos efforts, en particulier dans les domaines où les services de l’ONU sont recherchés : le maintien de la paix, l’état de droit, l’assistance électorale, la résolution des différends, la lutte contre la corruption, etc », a-t-il dit.
Enfin, Ban Ki-moon veut promouvoir dans les années à venir la participation politique des femmes et des jeunes à travers le monde.
« Nous encouragerons les pays à adopter des mesures qui garantissent un accès égal des femmes aux postes de dirigeants politiques, qui font la promotion de la participation des femmes aux élections et qui renforcent la capacité des femmes à être des dirigeantes efficaces », a-t-il dit.
Quant aux jeunes, le Secrétaire général veut développer un programme s’adressant à eux et incluant l’emploi, l’entreprenariat, la participation politique, les droits de l’homme, l’éducation et la santé reproductive.
« Et je vais nommer un nouveau Représentant spécial pour la jeunesse afin de développer et mettre en œuvre notre programme et être le fer de lance d’un programme de jeunes volontaires de l’ONU », a conclu le Secrétaire général.
Par ailleurs, Ban Ki-moon a confirmé qu’il allait remplacer plusieurs hauts responsables de l’ONU pour garantir à la fois le changement et la continuité au sein de l’Organisation.
Début décembre, son chef de cabinet, Vijay Nambiar, avait indiqué que le Secrétaire général prévoyait de remplacer huit secrétaires généraux adjoints d'ici le milieu de l'année prochaine, notamment le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, le Secrétaire général adjoint à l'information, Kiyo Akasaka, et le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, Sha Zukang.
Mercredi, le Secrétaire général a annoncé que la Vice Secrétaire générale, Asha-Rose Migiro, et son chef de cabinet, Vijay Nambiar, allaient également quitter leur poste. Mme Migiro restera à son poste jusqu’à la fin juin et M. Nambiar deviendra Conseiller spécial sur le Myanmar. Ban Ki-moon compte également remplacer la Secrétaire générale adjointe à la gestion, Angela Kane, la Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés, Radikha Coomaraswamy, et le Conseiller spécial pour la prévention du génocide, Francis Deng.
Pour sa part le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, a salué mercredi le programme d’action du Secrétaire général, qu’il a qualifié de « courageux » et « tourné vers l’avenir ».
En ce moment, partout en Afrique, des millions de personnes rêvent de remporter la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2012, à quelques jours du coup d’envoi du plus prestigieux des tournois de football du continent co-organisé par le Gabon et la Guinée équatoriale. Les nations qui à cette occasion affichent leur solidarité et encouragent leur équipe ne doivent pas oublier qu’elles ont déjà gagné... la lutte contre le sida.
L’Afrique est restée l’épicentre de l’épidémie depuis que celle-ci est apparue sur le continent, il y a plus de 30 ans, et les Africains sont au cœur de la riposte. Depuis quelques années, l’intensification des efforts à l’échelle du continent a produit des résultats étonnants.
Aujourd’hui, partout en Afrique, des bébés naissent sans le VIH, même si leur mère vit avec le virus. Au Botswana, au Kenya, au Gabon et en Guinée équatoriale, les familles sont désormais en mesure de protéger leurs enfants du VIH.
Il y a 15 ans encore, des résultats aussi incroyables relevaient de l’impensable.
Le nombre total de nouvelles infections à VIH a baissé de plus de 26 % en Afrique depuis le pic de 1997, et les décès liés au sida diminuent régulièrement à mesure que l’accès aux médicaments indispensables à la survie se développe sur le continent.
Mais l’Afrique peut-elle continuer de remporter des victoires, faire en sorte que les infections soient de moins en moins nombreuses et que le sida ne tue plus personne ?
Depuis que le sida existe, l’Afrique n’a jamais connu un contexte aussi favorable qu’aujourd’hui pour protéger les femmes, les hommes et les enfants des nouvelles infections à VIH et maintenir les personnes séropositives en vie, et cela doit maintenant être son objectif ultime.
Ne laissons pas passer ce moment unique. De nouvelles découvertes et des approches novatrices fournissent l’occasion de modifier de façon spectaculaire le cours de l’épidémie. Nous savons que nous pouvons utiliser les médicaments antirétroviraux pour la prévention et le traitement du sida, ceux-là mêmes qui maintiennent les malades du sida en vie depuis plus de dix ans, dans les pays pauvres comme dans les plus riches.
Je suis convaincu que l’Afrique, continent le plus affecté par l’épidémie, et ses dirigeants peuvent prendre en charge la riposte et trouver les ressources nécessaires pour que l’objectif de zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida devienne une réalité dans chaque pays. L’Afrique doit rechercher et saisir toutes les occasions de parvenir à ce résultat.
La Coupe d’Afrique des Nations 2012, par exemple, offre une opportunité exceptionnelle de mobiliser et de redynamiser les Africains contre le sida, à l’heure où des millions d’entre eux s’apprêtent à soutenir leur équipe.
Alors que les 16 nations participant au tournoi se préparent à faire la fierté de leurs supporters, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) soutient une campagne de sensibilisation au sida innovante de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba, qui illustre parfaitement le leadership et l’engagement de la première Dame du Gabon à l’égard de la riposte au sida.
Cette campagne, CAN SANS SIDA, s’appuiera sur l’énorme popularité et sur l’impact du football en Afrique pour faire savoir que l’objectif de zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida est à la portée de l’Afrique, et qu’en protégeant une nouvelle génération de l’infection à VIH, ce continent modifiera le cours de l’épidémie mondiale.
Je crois en l’Afrique et je suis persuadé qu’elle peut gagner contre le sida. Rejoignez-nous pour que, tous ensemble, nous fassions de l’éradication de cette maladie en Afrique une réalité.
Article d’opinion de Michel Sidibé*, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
L'efficacité énergétique industrielle est la clé du développement industriel durable, particulièrement dans les pays en développement, affirme l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) dans un rapport publié mardi.
Le rapport de l'ONUDI, qui a été présenté au Sommet mondial de l'énergie de l'avenir à Abou Dhabi, exhorte à investir davantage dans les technologies économes en énergie afin d'apporter les dividendes économiques et sociaux qui aideront à créer une croissance durable.
« Un monde qui vient de franchir le seuil de sept milliards d'habitants doit prendre en compte l'efficacité énergétique industrielle s'il souhaite relever les défis de la croissance verte, de la création d'emplois, de la sécurité, des changements climatiques, de la production alimentaire et de la réduction de la pauvreté. L'efficacité énergétique industrielle est essentielle pour renforcer les économies, protéger les écosystèmes et pour récolter des bénéfices sociaux », a déclaré le Directeur général de l'ONUDI, Kandeh Yumkella.
« Le fait d'améliorer l'efficacité énergétique industrielle est primordiale pour le développement industriel partout dans le monde, mais particulièrement dans les pays qui connaissent un développement rapide. Cela aiderait à parvenir à une économie mondiale verte et des industries vertes », a-t-elle ajouté.
Le rapport de l'ONUDI montre que la consommation énergétique pourrait connaître une croissance encore plus rapide au fur et à mesure que la différence de revenus se réduit pour les pays en développement et que la demande de produits manufacturés augmente. Cela rend impératif de supprimer les barrières qui entravent actuellement les investissements en matière d'efficacité énergétique.
Le rapport constitue la contribution principale de l'ONUDI à l'initiative « Energie renouvelable pour tous » du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon. L'initiative cherche à atteindre avant 2030 trois objectifs liés entre eux : l'accès universel à des services d'énergie modernes, la multiplication par deux de l'efficacité énergétique et de la part de l'énergie renouvelable dans l'approvisionnement en énergie du monde.
Il y a un an, la détermination du peuple tunisien à exiger la démocratie, la liberté et la dignité a été une source d’inspiration pour le monde entier. Son courage a fait écho dans toute la région où d'autres peuples, encouragés par les actions de leurs frères et sœurs tunisiens, ont pareillement trouvé le courage de faire entendre leurs aspirations légitimes.
La transition tunisienne a accompli de grands progrès durant l’année écoulée, culminant avec l’organisation d’élections pacifiques et ordonnées au mois d’octobre 2011 qui ont conduit à la création d'une Assemblée constituante. Le Secrétaire général félicite le peuple tunisien pour les progrès réalisés et espère qu’il continuera d’inspirer la région et le monde. Sachant que la voie de la démocratie est longue et peut ne pas toujours être facile, les Nations Unies demeurent engagées à travailler avec toutes les nations en situation de transition démocratique pour consolider leurs efforts visant à répondre aux aspirations légitimes de leur peuple.
Porte-parole du Secrétaire général
Cette année, la Journée internationale de la solidarité humaine est célébrée alors que notre monde fait face à de nombreuses difficultés et voit de multiples perspectives s’ouvrir devant lui.
Progressivement mais de manière indubitable, l’ancien monde fait place à un nouveau monde dont les contours s’esquissent à peine. Cette année, la population mondiale a atteint 7 milliards de personnes. Nous entrons dans une autre période d’austérité. De nouveaux motifs d’inquiétude suscitent tensions et peurs.
En même temps, la lutte contre les maladies, l’utilisation de la technologie, la réduction des écarts et des inégalités socioéconomiques nous offrent un très large éventail de possibilités. Mais les choses n’adviendront pas d’elles-mêmes et ne pourront pas advenir si nous nous contentons d’agir comme à l’accoutumée. Notre époque exige autre chose. Il faut approfondir notre réflexion, faire preuve d’audace dans notre action et nos efforts afin de relier entre eux les problèmes mondiaux.
En septembre dernier, lors de l’Assemblée générale, j’ai encouragé les dirigeants du monde entier à accorder une plus grande attention à cinq prescriptions pour le XXIe siècle qui exigent une action solidaire : progresser sur la voie du développement durable, prévenir et réduire les conflits, les violations des droits de l’homme et les effets des catastrophes naturelles, bâtir un monde plus sûr, aider les pays en transition et tirer parti des capacités des femmes et des jeunes.
L’année prochaine, la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio +20) permettra de prendre des mesures et de revitaliser le partenariat mondial en faveur d’un développement durable et sans exclusive, en y associant l’ensemble des dirigeants politiques, de la société civile et du secteur privé.
Dans un monde où les difficultés sont communes à tous, aucune nation ne pourra réussir seule. C’est en travaillant tous ensemble à la même cause que nous parviendrons à bâtir un avenir plus sûr et plus prospère. La solidarité doit être à la base des solutions applicables à l’échelle mondiale.
Les migrations touchent tous les pays et les mythes et les préjugés que font naître leurs conséquences n’en épargnent aucun.
Il y a tant d’idées fausses à ce sujet!
Ainsi, on croit à tort que les migrants sont une charge, alors qu’en réalité ils apportent beaucoup à leur pays d’accueil. Travailleurs, ils apportent des compétences. Entrepreneurs, ils apportent des emplois. Investisseurs, ils apportent des capitaux. Dans les économies avancées et émergentes, ils jouent un rôle indispensable dans l’agriculture, le tourisme et le travail domestique. Souvent, ce sont eux qui prennent soin des membres les plus jeunes ou les plus âgés de la société.
Certains considèrent l’immigration illégale comme un délit. Beaucoup pensent que les immigrés sans papiers sont dangereux pour la société, qu’ils devraient être arrêtés, ou que toutes les femmes qui émigrent pour occuper des emplois peu qualifiés sont victimes de la traite.
Ces mythes, entre autres croyances infondées, font adopter des politiques de l’immigration qui sont au mieux inadaptées et au pire dangereuses.
Les États ont, certes, le droit souverain d’administrer leurs frontières. Ils ont, aussi, le devoir de se conformer aux obligations qu’ils ont contractées en droit international. Or, en vertu du droit international des droits de l’homme, tout être humain, sans discrimination aucune et quels que soient sa nationalité ou son statut officiel, peut jouir de ses droits fondamentaux. Aucun migrant ne devrait être renvoyé là où il risque d’être torturé. Aucune migrante ne devrait rester privée de soins, notamment en matière de procréation. Aucun enfant migrant ne devrait être privé de l’école.
Les droits de l’homme ne sont pas un acte de charité ni une récompense que l’on attribue à celui qui respecte les règlements d’immigration. Les droits de l’homme sont la prérogative inaliénable de tous les êtres humains, y compris 214 millions de migrants et leurs proches.
Quarante-cinq pays ont ratifié la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. J’invite tous les autres à souscrire à ce grand texte pour s’engager concrètement à protéger et promouvoir les droits de l’homme de tous les migrants sur leur territoire.
Lorsque leurs droits sont violés, lorsqu’ils sont marginalisés et exclus, les migrants ne peuvent rien apporter, ni financièrement ni socialement, à la société qu’ils ont quittée ni à celle qu’ils rejoignent. En revanche, lorsque les migrations sont soutenues par une bonne politique et par la protection des droits de l’homme, elles peuvent être un facteur de progrès pour les personnes autant que pour les pays, qu’ils soient pays d’origine, pays de transit ou pays de destination.
Donnons un contenu constructif à cette Journée internationale des migrants en agissant de manière à démultiplier un phénomène planétaire en une dynamique de progrès.
Ban Ki-Moon
Secrétaire Général, ONU
L’UNESCO, avec l’appui de l’Ambassade des Pays-Bas en Tunisie, invite les jeunes filles et jeunes garçons de la ville du Kef à un cycle d’apprentissage de la démocratie et des droits humains (normes internationales et contexte tunisien).
Les discussions s’articuleront autour des thèmes suivants en valorisant les opportunités offertes aux jeunes des deux sexes:
Des exercices, des projections, des débats et des kits pédagogiques inédits permettront également aux participants d’enrichir leurs connaissances du sujet.
Horaire : 9h -16H _ Lieu de la formation : Hôtel les Pins (Kef)
L’ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel) en coopération avec le CITET (Centre International des Technologies de l’Environnement de Tunis) organise une Table Ronde sur le thème : Perspectives et opportunités d’emploi dans une économie verte en tunisie. La Table Ronde se tiendra le 13 Décembre 2011 au CITET, sis au Boulevard du Leader Yasser Arafat à Tunis. La rencontre sera l’occasion d’engager une réflexion et un débat sur les emplois verts en Tunisie et ce, en présence de plusieurs institutions nationales et internationales, d’experts dans le domaine et de représentants du secteur privé.
Pour plus d'information, prière de contacter:
ONUDI, Madame Sonia Zouari : s.zouari@unido.org
CITET, Madame Naouel Mejri : conseil1@citet.nat.tn
La Tunisie projette de réduire de 22%, la consommation énergétique nationale et de promouvoir le développement des énergies renouvelables à hauteur de 1000 MW, à l'horizon 2016.
Une étude portant sur l'économie verte, en cours de réalisation, a été présentée, mardi à Tunis, au cours d'une table ronde sur "les perspectives et opportunités d'emploi dans une économie verte en Tunisie".
Les principaux objectifs de cette étude sont la formulation d'un concept d'économie verte adapté au contexte tunisien. Il s'agit, également, d'identifier les secteurs prioritaires pour le développement d'une économie verte et de définir les rôles respectifs de l'Etat et du secteur privé dans ce domaine.
Selon Faouizi Hammouda, Directeur de la formation et de renforcement des capacités au sein du Centre international des technologies de l'environnement de Tunis (CITET), la création des emplois verts, devrait faire l'objet d'une stratégie, qui sera adoptée par les différents organismes environnementaux en Tunisie.
Il a mis en exergue l'impératif de développer les compétences et de créer des qualifications environnementales spéciales qui répondent aux exigences du marché de travail.
Ouvrant cette réunion, le secrétaire d'Etat chargé de l'environnement,Salem Hamdi; a annoncé qu'un projet sur le développement de l'écotourisme dans la région saharienne, appuyé par le Fonds Mondial pour l'Environnement (FME), est en cours de réalisation.
En ce qui concerne le recyclage et la valorisation des déchets, il a fait remarquer que cette activité pourrait se développer davantage à travers la mise en place d'un système de tri sélectif à la source et l'instauration de déchetteries dans les zones industrielles.
Cette table ronde a été organisée par le CITET et l'Organisation des Nations-Unies pour le développement industriel (ONUDI).
« Il y a des moments dans l'histoire où chacun de nous est appelé à déclarer quelle est sa position. Je crois que nous vivons l'un de ces moments.
Au cours de l'année écoulée, à Tunis, au Caire, à Madrid, à New York et dans des centaines d'autres villes grandes et petites à travers le monde, la voix des gens ordinaires s'est élevée et leurs demandes se sont clairement exprimées. Ils veulent que les humains soient placés au centre de nos systèmes économiques et politiques, qu'une chance de participer véritablement aux affaires publiques leur soit donnée, que leur vie soit empreinte de dignité, à l'abri de la peur et du besoin.
Fait remarquable: l'étincelle qui a allumé l'incendie du Printemps arabe, destiné à s'étendre finalement à des villes du monde entier, a été l'acte désespéré d'un seul être humain qui, s'étant vu refuser maintes fois les ingrédients les plus élémentaires d'une vie digne, s'est immolé par le feu et, ce faisant, a déclaré qu'une vie amputée de la jouissance des droits de l'homme n'est pas une vie digne de ce nom. Mais les brindilles sèches de la répression, de la privation, de l'exclusion et de la violence s'étaient accumulées pendant des années, en Tunisie, dans toute la région et au-delà.
Les actions, les omissions, les excès et les abdications des gouvernements de la région furent certainement le facteur essentiel. Et les actions d'Etats puissants extérieurs à la région, étayant des régimes autoritaires et poursuivant des politiques destructrices dictées par leur intérêt égoïste qui encourageaient la répression, l'impunité, le conflit et l'exploitation économique, ont aussi joué un rôle capital.
Mais, au niveau international, les évaluations offertes par les institutions financières et les agences de développement dans la période antérieure au Printemps arabe sont aussi fort éclairantes: la Tunisie, a-t-on dit, enregistrait “des progrès remarquables: croissance dans l'équité, lutte contre la pauvreté, et de bons indicateurs sociaux”. Elle était “en bonne voie” d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement. Elle était “en nette avance sur les plans de la gouvernance, de l'efficacité, de l'état de droit, de la lutte contre la corruption et de la qualité de sa réglementation”. Elle était “l'une des sociétés les plus équitables” et “donnait l'exemple de la réforme”. Dans l'ensemble, nous assurait-on, “le modèle de développement que la Tunisie a suivi au cours des vingt dernières années a bien servi le pays”.
Pourtant, en même temps, l'ONU et les organes de contrôle des droits de l'homme au sein de la société civile peignaient un tableau de communautés exclues et marginalisées, d'outrages infligés, et du refus des droits économiques et sociaux. Nous entendions parler d'inégalité, de discrimination, de manque de participation, d'absence d'emplois décents, d'absence de droits des travailleurs, de répression politique, et du refus de la liberté de réunion, d'association et de parole. La censure, la torture, la détention arbitraire et l'absence d'un pouvoir judiciaire indépendant, voilà ce que nous constations. En somme, nous avons entendu parler de peur et de besoin. Pourtant, d'une manière quelconque, cet aspect de l'équation avait à peine place dans notre analyse du développement.
Ce n'est pas pour dire que l'analyse du développement était entièrement fausse, ou que les données étaient inexactes. Le problème tenait à ce que l'optique de l'analyse était souvent trop étroite et parfois nous faisait regarder la réalité sous le mauvais angle. Il est visible qu'elle n'était pas axée sur l'affranchissement de la peur et du besoin – du moins pas pour la majorité.
Au lieu de cela, elle se centrait trop étroitement sur la croissance, les marchés, et l'investissement privé, en prêtant relativement peu d'attention à l'égalité, et pratiquement aucune aux droits civils, politiques, économiques et sociaux. Même là où l'attention se portait sur les Objectifs du Millénaire pour le développement, elle n'offrait qu'une série très limité d'indicateurs économiques et sociaux, aucun n'étant fondé sur les droits et tous étant assortis de seuils quantitatifs très bas, aucun ne garantissant de processus participatifs ni ne comportant de responsabilité légale.
Pour l'essentiel, les analystes ne donnaient pas de réponses fausses, ils se limitaient à ne pas poser les questions les plus importantes.
Et cette myopie politique s'est répétée dans des pays du nord et du sud, où les dirigeants semblent avoir oublié que les soins de santé, l'éducation, le logement et une administration équitable de la justice ne sont pas des marchandises à vendre à un petit nombre, mais plutôt des droits auxquels tous peuvent prétendre sans discrimination. Tout ce que nous faisons au nom de la politique économique ou du développement doit être conçu pour promouvoir ces droits et, au moins, ne doit rien faire pour en compromettre la réalisation.
Quand la Déclaration universelle des droits de l'homme a été adoptée le 10 décembre 1948, ses auteurs ont averti qu' “il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression”.
La Déclaration a énoncé les droits nécessaires à une vie menée dans la dignité, à l'abri de la peur et du besoin — depuis les soins de santé, l'éducation et le logement jusqu'à la participation politique et l'administration équitable de la justice. Elle affirme que ces droits sont le bien commun de tous, en tout lieu et sans discrimination.
Aujourd'hui, dans les rues de nos villes, on demande que les gouvernements et les institutions internationales satisfassent à cette promesse, et ces demandes se déversent en direct à travers l'internet et les médias sociaux. Il n'est simplement plus possible de les ignorer.
Bien plutôt, les gouvernements et les institutions internationales doivent s'en inspirer en infléchissant radicalement leur politique dans le sens d'une solide intégration des droits de l'homme dans l'économie et la coopération pour le développement, et en adoptant une législation fondée sur les droits de l'homme comme base de leur gouvernance interne et comme source d'une politique cohérente dans l'ensemble du système international. Tel est notre mandat pour le nouveau millénaire. Tel est l'impératif de Tunis. »
Navi Pillay
Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme
Les droits de l’homme appartiennent à chacun de nous sans exception. Mais à moins que nous les connaissions, que nous exigions qu’ils soient respectés et que nous défendions notre droit – et le droit des autres – de les exercer, ils ne seront rien de plus que des mots consignés dans un document vieux de plusieurs décennies.
Aussi la Journée des droits de l’homme nous offre-t-elle l’occasion non seulement de commémorer l’adoption en 1948 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, mais surtout de réaffirmer son actualité, actualité qu’elle conserve toujours aujourd’hui.
L’importance des droits de l’homme a été soulignée maintes et maintes fois cette année. Partout dans le monde, des gens se sont mobilisés pour réclamer la justice, la dignité, l’égalité et la participation, c’est-à-dire les droits consacrés dans la Déclaration universelle.
Bon nombre de ces manifestants pacifiques ont persévéré face à la violence et à l’intensification de la répression. Dans certains pays, la lutte se poursuit; dans d’autres, la volonté des populations a triomphé, ce qui leur a permis d’arracher d’importantes concessions ou de renverser des dictateurs.
Un grand nombre de personnes désireuses de réaliser leurs aspirations légitimes ont pu se mettre en rapport grâce aux médias sociaux. Est révolue l’époque où les gouvernements répressifs pouvaient entièrement contrôler la circulation de l’information. Ayant l’obligation de respecter la liberté de réunion et d’expression, les gouvernements ne doivent pas entraver l’accès à l’Internet et aux différents médias sociaux pour faire taire la critique et empêcher tout débat public.
Nous savons qu’il existe encore dans notre monde trop de répression, trop d’impunité et trop de gens qui ne peuvent toujours pas exercer leurs droits.
Nous pouvons néanmoins, en cette fin d’année 2011 qui fut une année extraordinaire sur le plan des droits de l’homme, nous réjouir de plusieurs succès encourageants : les transitions qui ont été amorcées sur la voie de la démocratie, les nouvelles mesures visant à garantir que les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité répondent de leurs actes, et le fait que les droits eux-mêmes sont de mieux en mieux connus.
Au moment de nous tourner vers les défis à venir, inspirons-nous de l’exemple des défenseurs des droits de l’homme et de l’éternel pouvoir de la Déclaration universelle, et faisons tout pour défendre les idéaux et les aspirations que nourrissent toutes les cultures et tous les êtres humains.
Ban Ki-Moon
Secrétaire général de l'ONU
La corruption sévit dans tous les pays, entravant le progrès social et engendrant l’inégalité et l’injustice.
Lorsque des fonds indispensables pour le développement sont volés par des individus et des institutions corrompus, les personnes pauvres et vulnérables sont privées d’éducation, de soins de santé et d’autres services essentiels.
Les pauvres peuvent être marginalisés par la corruption, mais ils continueront de se faire entendre. Dans le cadre d’événements survenus dans le monde arabe et dans d’autres pays cette année, des gens ordinaires ont agi de façon concertée pour dénoncer d’une seule voix la corruption et exiger que leur gouvernement combatte cette atteinte à la démocratie. Leurs protestations ont provoqué des changements sur la scène internationale que l’on aurait eu bien du mal à imaginer quelques mois auparavant.
Nous assumons tous la responsabilité de prendre des mesures contre le cancer qu’est la corruption.
L’Organisation des Nations Unies aide les pays à lutter contre la corruption dans le cadre de la campagne plus large qu’elle mène pour aider à consolider la démocratie et la bonne gouvernance.
La Convention des Nations Unies contre la corruption est un puissant instrument dans cette lutte. J’invite instamment tous les gouvernements qui ne l’ont pas encore ratifiée à le faire sans délai. J’appelle aussi tous les gouvernements à incorporer des mesures de lutte contre la corruption dans tous les programmes nationaux qui appuient le développement durable.
Le secteur privé, lui aussi, a beaucoup à gagner de mesures efficaces dans ce domaine. En effet, la corruption crée des distorsions sur les marchés, accroît les coûts des entreprises et, en définitive, frappe les consommateurs. Les entreprises peuvent créer une économie mondiale plus transparente au moyen d’initiatives de lutte contre la corruption, notamment les activités menées au titre du Pacte mondial des Nations Unies.
En cette Journée internationale de la lutte contre la corruption, engageons-nous à assumer notre responsabilité en prenant des mesures énergiques contre la corruption, en jetant l’opprobre sur ceux qui s’y livrent et en mettant en place une culture qui attache de la valeur aux comportements éthiques.
Ban Ki-Moon
Secrétaire Général
L'Organisation Internationale pour les Migrations en accord avec le Ministère des Affaires Sociales Tunisien et avec le soutien du Département des Libertés Civiles et Immigration du Gouvernement Italien, organisent une campagne de sensibilisation sur les risques de la migration irrégulière à travers l’expression artistique.
A cet effet, une tournée de 10 représentations en Tunisie de la pièce théâtrale "HAREK YETMENNA" de l'artiste Raouf Ben Yaghlane sera programmée dans les zones les plus touchées par ce phénomène.
L'artiste sera à partir du 9 décembre et ce pour deux semaines en tournée à Tunis, Sfax, Sidi Bouzid, Gabes, Jendouba, Bizerte, Nabeul, Kairouan et Mahdia pour 10 spectacles suivis de débats sur le thème de la migration.
Les volontaires sont un atout extrêmement précieux.
En 2011, j’ai rencontré beaucoup de gens dévoués de différentes organisations qui produisent des résultats remarquables pour la paix et le développement. Ils sont motivés par l’amour du bien, ils font avancer la paix, l’égalité, l’inclusion, et ils assurent la protection de l’environnement et le progrès du développement.
Il faut continuer à puiser dans cette énergie incroyable ! Nous voyons ce dynamisme à travers le monde, du volontaire en santé communautaire qui offre son savoir-faire médical jusque dans les communautés les plus éloignées, à celui formé aux activités de secours qui se joint à l’aide d’urgence du gouvernement en cas de catastrophes, au volontaire en ligne qui offre de précieuses compétences et connaissances par Internet quand il ne peut pas se rendre sur place.
Dans ces cas et dans beaucoup d'autres, c'est un sentiment de solidarité qui pousse les gens à agir. En fin de compte, l’année 2011 a marqué le dixième anniversaire de l'Année internationale des Volontaires dans le but de soutenir ceux qui illuminent notre monde grâce à leur engagement pour la paix et le développement humain durable.
Nous ne célébrons pas seulement l’engagement de personnes remarquables. Tout au long de 2011, nous avons cherché les idées, opinions et contributions d’organisations remarquables dans le domaine. Le message est clair : il est nécessaire de documenter l’action volontaire, de trouver de nouveaux procédés pour mesurer l'incidence du volontariat et d’échanger ces informations pour que d'autres puissent s'appuyer sur de grandes idées.
Aujourd'hui, nous lançons le premier Rapport sur la situation du volontariat dans le monde qui présente les valeurs universelles du volontariat qui sont essentielles pour faire évoluer le monde vers un avenir durable.
Le volontariat est une des composantes essentielles de toute stratégie qui reconnaît que le progrès ne peut pas se mesurer uniquement en termes de rendement économique. Comme le Rapport sur la situation du volontariat dans le monde l’explique, il s'agit aussi de « bien-être ». Le volontariat ne rend pas seulement des résultats de paix et de développement, il est capable aussi d’influencer positivement la vie intérieure des individus, des communautés et des sociétés en créant des liens de confiance et de réciprocité entre tous.
Le volontariat offre des occasions pour tous d’être les agents actifs de ce changement positif. Les volontaires préconisent la coopération et contribuent au bien-être des individus et de la société dans son ensemble. La participation active renforce l’autonomie des personnes à partir de la base, en particulier lorsqu'elle reçoit l’appui de partenaires solides à tous les niveaux.
Faisons donc en sorte de nourrir les liens que nous avons construits cette année pour montrer à quel point le volontariat c’est important pour notre planète - et pour l'humanité entière. Parce qu’en nous portant volontaires ensemble, nous pouvons changer le monde.
Flavia Pansieri,
Coordonnatrice exécutive du programme VNU
Le bureau du Programme des Nations Unies pour le développement en Tunisie a récemment organisé un concours interactif pour les jeunes sur la gouvernance démocratique dans le cadre de son programme d'appui au processus électoral. Un prix, consistant en une visite organisée du siège des Nations Unies à New York à partir du 5 décembre 2011, a été décerné aux deux gagnants du jeu. Myriam Ouerghi et Hassin Hassan se réuniront avec Helen Clark, administratrice du PNUD et seront au rendez-vous pour un chat direct sur Facebook www.facebook.com / PNUD le lundi 5 décembre 2011 à 15:00 heure de NY (21:00 heure de Tunis).
Langues: Les questions peuvent être adressées aux deux jeunes en français, anglais, espagnol et arabe, mais les réponses seront en anglais seulement.
Afin de favoriser l’intégration et l’accès à la vie économique, sociale et politique des personnes handicapées, une journée internationale des personnes handicapées a été proclamée en 1992, par les Nations Unies, à la date du 3 décembre (résolution 47/3).
Cette journée mondiale est par ailleurs l’occasion idéale de réaffirmer certains principes de base, trop souvent oubliés : « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ».
Le thème choisi pour cette année « Ensemble pour un monde meilleur pour tous : inclure les personnes handicapées dans le développement »
A cette occasion, l’UNICEF exhorte la communauté internationale du développement à s’intéresser davantage aux enfants et adolescents handicapés et à leur consacrer plus d’investissements pour les aider à réaliser leurs droits. « Les enfants handicapés ont les mêmes droits que les autres enfants et ils doivent avoir les mêmes chances de tirer le meilleur parti de leur vie et de se faire entendre », a dit M. Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF.
Les enfants handicapés ont les mêmes droits que les autres enfants - Pour marquer la Journée internationale des personnes handicapées, l’UNICEF exhorte la communauté internationale du développement à s’intéresser davantage aux enfants et adolescents handicapés et à leur consacrer plus d’investissements pour les aider à réaliser leurs droits. L’UNICEF renouvelle également son appel à une ratification universelle de la Convention relative aux droits des personnes handicapées.
« Les enfants handicapés ont les mêmes droits que les autres enfants et ils doivent avoir les mêmes chances de tirer le meilleur parti de leur vie et de se faire entendre, a dit M. Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF. Nous devons abattre les obstacles qui empêchent une pleine participation des enfants handicapés, qu’il s’agisse de programmes ne tenant pas compte de leurs besoins ou des préjugés qui nient les contributions qu’ils sont en mesure d’apporter. »
Les handicapés font partie des groupes d’enfants les plus marginalisés et les plus souvent exclus. Ils se voient régulièrement refuser l’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux services sociaux dont bénéficient leurs pairs. Trop souvent, ils n’ont aucune possibilité de prendre part à la vie de leur communauté, et sont davantage exposés à la violence et à la maltraitance.
Les filles handicapées souffrent aussi de discriminations liées à leur sexe. Non seulement elles se trouvent marginalisées au sein de la famille, de la communauté, de l’école et des cercles sociaux, mais elles courent des risques plus élevés de violence, de blessure, d’abus sexuel, d’abandon, de privation de soins, de maltraitance et d’exploitation.
Les jeunes handicapés ont moins de chances de recevoir les soins de santé nécessaires, d’être emmenés à l’hôpital, d’obtenir des médicaments ou de se faire vacciner. Ils sont souvent les derniers à bénéficier d’informations qui pourraient les aider à se protéger, notamment sur la façon d’éviter le VIH/SIDA ou de signaler aux adultes qu’ils se sentent en danger. De telles informations sont rarement disponibles dans des formats accessibles aux enfants sourds ou aveugles ou à ceux qui ont un handicap mental.
La discrimination contre les jeunes handicapés a de multiples causes, dont l’ignorance, les préjugés et des normes culturelles et elles entraînent une stigmatisation et la mise au ban de la société. Leur participation est également limitée par de nombreux obstacles, comme le fait de ne pouvoir accéder au milieu physique, ou à l’information et à la communication, ainsi que l’absence d’une législation adaptée, de politiques publiques et de mécanismes de suivi ou de formations pour les enseignants et autres prestataires de services.
L’un des principaux obstacles qui empêchent d’améliorer la vie des enfants handicapés réside dans l’insuffisance de données fiables. Si ces enfants ne sont pas inclus dans les collectes de données, ils seront tout aussi absents des débats sur les politiques à suivre et des allocations budgétaires.
La situation des enfants handicapés est en train de s’améliorer mais il y a encore d’énormes problèmes, surtout là où la pauvreté et les inégalités sont plus prononcées. Alors que la communauté internationale s’efforce d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement en améliorant l’équité, il faut qu’elle redouble d’efforts pour élaborer une législation appropriée visant à protéger les droits des enfants handicapés, créer des programmes et services qui soutiennent ces derniers et leurs familles aux niveaux communautaire et national et combattre les stéréotypes, lutter contre la stigmatisation et faire évoluer les attitudes envers le handicap.
« L’UNICEF est décidé à travailler avec ses partenaires pour surmonter les obstacles qui empêchent les enfants handicapés de jouir pleinement de leurs droits », a affirmé M. Lake.
À propos de l’UNICEF
L’UNICEF est à pied d’œuvre dans plus de 190 pays et territoires pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements. Pour en savoir plus sur l'UNICEF et son travail :
www.unicef.org/french
Pour de plus amples informations :
Dumeetha Luthra, UNICEF Médias, New York, + 1 212 326-7495, drluthra@unicef.org
Au bout de quatre décennies, nous sommes finalement en mesure de mettre fin à l’épidémie de sida.
Les progrès accomplis jusqu’ici prouvent que nous pouvons réaliser notre objectif, à savoir zéro infection par le VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida.
Le nombre de nouvelles infections par le VIH est tombé de plus de 20 % depuis 1997, et il continue de diminuer dans la plupart des régions du monde. En Afrique subsaharienne, la région la plus affectée par l’épidémie de sida, l’incidence du VIH a diminué dans 22 pays.
Parmi les populations à risque, la situation est en train de changer. L’accès à des services de prévention du VIH permet aux jeunes, aux travailleurs de l’industrie du sexe et à leurs clients, aux usagers de drogues par voie intraveineuse, aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes et aux transgenres de prendre leur santé en main pour être mieux.
Les traitements ont évité 2,5 millions de décès liés au sida depuis 1985. Pour la seule année 2010, 700 000 vies ont été sauvées. Quelque 6,6 millions de personnes, dont près de la moitié ont besoin d’un traitement dans des pays à bas et moyen revenus, sont maintenant soignées.
Les synergies entre prévention et traitement accélèrent les progrès.
Mais pour mettre fin au sida, il faut faire encore davantage.
Cette année, au mois de juin, la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée au sida a adopté des objectifs audacieux pour 2015 : réduire de moitié la transmission du VIH par voie sexuelle, éliminer les nouvelles infections chez les enfants, dispenser un traitement à 15 millions de personnes vivant avec le VIH, mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination et remédier à la pénurie de fonds pour la lutte contre le sida.
Moyennant une volonté politique vigoureuse, des ressources financières raisonnables et une approche reposant solidement sur les droits de l’homme, nous pouvons réaliser tous ces objectifs.
Le financement sera crucial si l’on veut réussir. J’exhorte toutes les parties concernées à agir dans le cadre d’investissements proposé par ONUSIDA et à financer intégralement l’objectif fixé au niveau mondial, soit 24 milliards de dollars par an. Les résultats compenseront les dépenses initiales en moins d’une génération.
Nous devons tirer parti de l’engagement politique, des investissements, de l’énergie, de la volonté et de la détermination qui nous ont amenés à ce tournant.
La dynamique est avec nous, tirons-en parti pour mettre fin au sida – une fois pour toute.
Ban Ki-Moon
Secrétaire Général
La violence à l’égard des femmes et des filles, qui se manifeste sous de multiples formes, est très répandue dans le monde, que l’on pense aux viols, à la violence dans la famille, au harcèlement sur le lieu de travail, à la violence à l’école, aux mutilations génitales féminines ou aux violences sexuelles dans les conflits armés. Ces atrocités sont principalement infligées par des hommes. Que ce soit dans les pays en développement ou dans les pays développés, nous devrions tous être choqués par l’omniprésence de ce phénomène. La violence et, bien souvent, la simple menace de violence, sont l’un des plus abominables obstacles à la pleine égalité des femmes.
Le droit des femmes et des filles de vivre à l’abri de la violence est inaliénable et essentiel. Il est inscrit dans le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire. Et c’est le thème central de ma campagne intitulée « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes ». Depuis son lancement en 2008, elle a permis de mobiliser les gouvernements, la société civile, le secteur privé, des athlètes, des artistes, des femmes, des hommes et des jeunes du monde entier. La plate-forme de mobilisation sociale « Dites NON – Tous UNiS » a enregistré plus de 2 millions d’activités dans le monde, allant de marches de protestation à des campagnes d’information publique, en passant par la sensibilisation des parlementaires pour qu’il soit venu en aide aux victimes.
Nombre de ces activités ont reçu une aide du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Depuis sa création il y a 15 ans, des dons à hauteur de 77 millions de dollars ont été alloués à 339 initiatives dans 126 pays et territoires. Nous souhaitons que le Fonds puisse faire mieux encore, mais les demandes d’aide dépassent les ressources disponibles. Rien que pour cette année, le Fonds a reçu plus de 2 500 demandes pour un montant d’environ 1,2 milliard de dollars. Je lance un appel à tous nos partenaires pour qu’ils nous aident à répondre à cet immense besoin inassouvi.
Notre mission consiste à faire en sorte que le message de « tolérance zéro » soit entendu de tous, dans tous les coins du globe. À cette fin, nous devons mobiliser tous les groupes de la société et, en particulier, les jeunes. Et surtout, il faut encourager les jeunes gens et les garçons à se faire les champions obligés de cette cause. Nous devons promouvoir des modèles de masculinité sains. Trop de jeunes continuent de grandir entourés de stéréotypes masculins dépassés. En parlant avec leurs amis et leurs collègues de la violence à l’égard des femmes et des filles, et en prenant des initiatives pour y mettre fin, ils peuvent aider à rompre avec des comportements profondément ancrés depuis des générations.
En cette Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, j’invite les gouvernements et les organismes partenaires dans le monde entier à mobiliser les énergies, les idées et l’esprit d’initiative des jeunes afin qu’ils nous aident à mettre un terme à la pandémie de violence. Alors seulement, nous pourrons vivre dans un monde plus juste, plus pacifique et plus équitable.
Secrétaire Général de l’ONU
Ban Ki-Moon
Cette année, la commémoration de la Journée de l’industrialisation de l’Afrique donne un coup de projecteur au défi de l’« Énergie durable pour un développement industriel accéléré ».
Environ 600 millions d’Africains n’accèdent toujours pas à des sources d’énergie modernes, durables et abordables, et dépendent de la biomasse traditionnelle pour la préparation d’aliments et le chauffage. C’est une entrave majeure au développement économique et social de l’Afrique et à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.
Il est essentiel d’assurer l’accès à une énergie fiable, efficiente et abordable si l’on veut promouvoir le développement industriel, créer des emplois décents et accroître les capacités de production, notamment pour les petites et moyennes entreprises et les populations rurales. Les sources d’énergie modernes permettent de réduire la dépendance vis-à-vis des produits de base, d’atténuer la vulnérabilité aux chocs externes et d’accroître la résilience économique.
Nous devons faire de l’accès à l’énergie une priorité, tout en veillant à ce que les solutions trouvées dans ce domaine ne menacent pas notre environnement, le climat ou le bien-être des générations futures.
L’année prochaine, la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Conférence Rio +20), un événement d’une importance capitale, sera l’occasion de donner une nouvelle impulsion à l’action menée au niveau international et aux investissements. En 2012, nous marquerons également l’Année internationale de l’énergie durable pour tous.
J’ai récemment nommé un groupe de haut niveau chargé d’aider à atteindre trois objectifs en matière d’énergie d’ici à 2030 : l’accès universel à des services modernes d’approvisionnement en énergie, un doublement du rythme auquel nous améliorons l’efficacité énergétique et un doublement de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique. Atteindre ces objectifs aidera à éliminer la pauvreté énergétique et à déclencher une révolution de l’énergie propre dont les bienfaits toucheront l’humanité tout entière.
En marquant la Journée de l’industrialisation de l’Afrique, unissons nos efforts pour parvenir à l’« Énergie durable pour tous » et renforcer le développement économique et la productivité dans toute l’Afrique.
Secrétaire Général
Ban Ki-Moon
Cette année, la Journée mondiale du diabète a pour toile de fond une mobilisation internationale sans précédent dans la lutte contre ce fléau et d’autres maladies non transmissibles.
Il y a à peine deux mois, l’Assemblée générale des Nations Unies a tenu sa première réunion de haut niveau sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui a donné lieu à une déclaration politique ambitieuse comprenant des engagements assortis de délais, notamment la promesse de faire en sorte que, d’ici à 2013, davantage de patients bénéficient de médicaments de qualité permettant de diagnostiquer et de traiter le diabète.
La Déclaration politique invite aussi le secteur privé à contribuer à ce travail, en s’appuyant sur l’objectif du Millénaire pour le développement 8, qui prévoit des partenariats avec les compagnies pharmaceutiques pour rendre des médicaments essentiels accessibles à un coût abordable dans les pays en développement.
Nous constatons déjà des progrès significatifs en ce sens. Une entreprise a mis en place un barème de prix différenciés pour la fourniture d’insuline générique aux pays les moins avancés, et plus d’une trentaine d’États en ont déjà bénéficié. Mais cet arrangement ne saurait suffire à lui seul : nous devons faire participer de nouveaux partenaires, et nous devons nous attaquer aux systèmes de distribution inefficaces et à l’insuffisance des fonds publics consacrés aux médicaments.
La Journée mondiale du diabète donne l’occasion de sensibiliser les populations et de montrer aux personnes vivant avec le diabète que la communauté internationale est à leurs côtés dans cette épreuve. Cela revêt une importance particulière pour les 277 millions de personnes diabétiques qui vivent dans les pays en développement. Dans bien trop de cas, les plus pauvres sont les plus durement frappés par cette maladie, qui entraîne crises cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, cécités, amputations, insuffisances rénales et décès prématurés.
Je demande aux gouvernements et aux compagnies pharmaceutiques de donner tout son sens à l’événement que nous marquons en élaborant des stratégies conjointes qui améliorent la disponibilité de médicaments essentiels à un coût abordable dans les pays en développement, surtout pour les plus pauvres qui en ont besoin.
Unissons-nous pour rendre véritablement utile la Journée mondiale du diabète, afin que partout dans le monde les personnes diabétiques reçoivent les soins et les traitements qu’elles sont en droit d’attendre.
Ban-Ki Moon
Secrétaire Général
Avec le parrainage de la Faculté des Sciences Juridiques Politiques et Sociales de Tunis et le soutien du Ministère tunisien des Affaires étrangère, l’Institut International du Droit Humanitaire de San Remo et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugies organisent conjointement le 61ème cours en langue arabe sur le droit international des réfugiés qui aura lieu pour la première fois en dehors de Sanremo. La Tunisie a été choisie comme pays hôte et ce, du 13 au 17 novembre 2011 à Hammamet. Ce cours abordera de nombreuses problématiques liées à l’application du droit international des réfugiés, comme l’éligibilité au statut de réfugiés, la situation des personnes déplacées internes, les persécutions y compris celles liées au genre ou encore l’articulation entre le droit des réfugiés et les questions sécuritaires. La journée de clôture du cours se tiendra à la Faculté des Sciences Juridiques Politiques et Sociales de Tunis le jeudi 17 novembre.
Le Rapport 2011 est maintenant disponible en téléchargement gratuit.
Le Rapport sur le développement humain 2011 pointe du doigt la dégradation de l'environnement comme frein à l'amélioration de la situation des pauvres.
Selon les prévisions du Rapport sur le développement humain 2011 présenté aujourd'hui à Copenhague par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), les avancées en matière de développement obtenues dans les pays les plus pauvres du monde pourraient être stoppées, voire inversées, d'ici le milieu du siècle, si des mesures audacieuses ne sont pas mises en uvre maintenant pour ralentir l'évolution climatique, empêcher une dégradation de l'environnement accrue et réduire les profondes inégalités dans et entre les nations.
Le Rapport 2011 intitulé Durabilité et équité : Un meilleur avenir pour tous explique que la durabilité environnementale pourra être obtenue de manière plus équitable et efficace en traitant les inégalités en termes de santé, d'éducation, de revenu et de genre conjointement avec la mise en place d'une action à l'échelle mondiale concernant la production d'énergie et la protection des écosystèmes. Le Rapport a été présenté aujourd'hui à Copenhague par Helen Clark, Administrateur du PNUD, aux côtés du Premier ministre danois Helle Thorning-Schmidt, dont le nouveau gouvernement s'est engagé à réduire les émissions de CO2 du pays de pas moins de 40 % au cours des 10 prochaines années. Pour plus d'information
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a publié aujourd'hui les résultats du classement suivant l'indice de développement humain (IDH) pour 2011 : la Norvège, l'Australie, et les Pays-Bas arrivent en tête, alors que la République démocratique du Congo, le Niger et le Burundi sont les mauvais élèves de cette hiérarchisation annuelle des pays en fonction de leurs niveaux de santé, d'éducation et de revenu.
Les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, le Canada, l'Irlande, le Liechtenstein, l'Allemagne et la Suède complètent les 10 premières places du classement 2011. Cependant, si l'on ajuste l'indice aux inégalités internes dans les domaines de la santé, de l'éducation et du revenu, certaines des nations les plus riches ne sont plus dans les 20 premières positions du classement selon l'IDH : les États-Unis passent de la 4e à la 23e place, la République de Corée de la 15e à la 32e place, et Israël de la 17e à la 25e place.
La chute des États-Unis et d'Israël dans le classement à l'IDH ajusté aux inégalités (IDHI) est principalement due aux disparités de revenus, bien que l'accès aux soins de santé soit aussi un facteur d'inégalités important aux États-Unis. En République de Corée, ce sont les différences intergénérationnelles en termes d'accès à l'éducation qui nuisent à la performance du pays. Pour plus d'information
Les progrès constants accomplis par les pays d'Afrique sub-saharienne en matière de développement humain risquent de stagner, voire de s'inverser, si des mesures audacieuses ne sont pas prises pour réduire les risques environnementaux et les inégalités au sein de la région et à l'échelle planétaire, prévient le Rapport 2011 sur le développement humain, présenté aujourd'hui par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Le Rapport, intitulé « Durabilité et équité : un meilleur avenir pour tous », souligne que, au regard des tendances actuelles, les inégalités et la dégradation de l'environnement entraveront les progrès en Afrique et dans le reste du monde. Pour plus d'information
Le développement réellement durable des États arabes exige l'adoption d'initiatives audacieuses visant à réduire les inégalités internes et à déjouer les dangers pesant sur l'environnement, déclare le Rapport 2011 sur le développement humain, présenté aujourd'hui à Copenhague par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Le Rapport 2011 intitulé « Durabilité et équité : un meilleur avenir pour tous » appelle au redoublement des efforts de promotion d'un développement humain équitable, dont la réduction des déséquilibres entre les sexes et l'élargissement des opportunités accessibles aux membres des communautés les plus marginalisées au sein des pays. Pour plus d'information
Dr. Mohammed Belhocine, Représentant Résident des Nations Unies en Tunisie a été reçu par Mr Noureddine Boutar directeur de Mosaïque FM, aujourd'hui au siège de radio pour la remise des prix aux deux lauréats du jeu DemocraTweet : Hassan Hussein de Monastir et Mariem Ouerghi de Jendouba.
Ces deux jeunes gagnants ont été tirés au sort un jour avant les élections du 23 Octobre 2011. L’évènement du tirage au sort a été diffusé en direct sur les ondes de Mosaïque FM. Hassan et Mariem auront un voyage New York et seront invités à visiter le Secrétariat Général de l’ONU pour transmettre le message de la jeunesse tunisienne
« Democratweet » est un jeu interactif réalisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) dans le cadre de son projet d’appui au processus électoral en Tunisie en partenariat avec Radio Mosaïque FM. L'objectif essentiel de ce jeu et de promouvoir l'éducation des principes de la démocratie et de faire comprendre les enjeux de la transition démocratique ainsi que les fonctions principales l’assemblé Nationale Constituante.
Democratweet est l'un des outils innovants qui ont été réalisés pour sensibiliser les électeurs, en particulier les jeunes et renforcer leur sentiment de citoyenneté.
Azza Badra fait partie de ces milliers de femmes candidates aux élections nationales qui ont eu lieu en Tunisie le 23 octobre 2011 – les premières organisées après le spectaculaire changement intervenu dans le pays en janvier dernier, et en fait, les premières élections vraiment démocratiques depuis l’indépendance de la Tunisie en 1956.
Mère de deux enfants, elle s’est présentée sur la liste du parti des Verts tunisiens, dans la capitale, Tunis. Elle est candidate à l'un des 217 sièges de l'Assemblée constituante, qui a pour mandat d'élaborer la nouvelle constitution et de nommer un gouvernement de transition jusqu'à la tenue de nouvelles élections.
« C'est une simple question de statistiques. Nous sommes la majorité, explique Azza Badra, dont le logo de campagne est une carte d'identité tunisienne portant le numéro 51, le pourcentage des femmes dans la population du pays.
Azza Badra fait partie des plus de 4 000 candidates se présentant pour la première fois à la suite de la législation de mai 2011 exigeant sur chaque liste une alternance de candidats hommes et femmes.
En dépit de ces listes, la représentation réelle des femmes dans la nouvelle assemblée ne reflétera pas leur part dans la population nationale. En effet, elles ne viennent en tête que dans 7 % seulement des plus de 1 500 listes qui se présentent.
« Le nombre des femmes sera inférieur à ce que sont en droit d’espérer les Tunisiens », regrette Bushra Balhaj Hmeida, avocate et militante de longue date des droits de l'homme, placée en première position sur la liste du parti Al Takkatul dans la circonscription de Zaghwan.
« Même si je crois que les hommes et les femmes sont les mêmes en politique, je suis convaincue que les femmes peuvent améliorer la politique et restaurer la confiance des Tunisiens dans le processus politique. Les femmes peuvent rendre la politique plus humaine. »
Quelque 160 femmes, dont Azza Badra et Bushra Hmeida, ont été désignées par leur parti pour assister aux cours organisés par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) afin de former des candidates aux stratégies et à la gestion des campagnes électorales, ainsi qu’à la communication avec les électeurs et les médias.
Le programme de l'Université d'été est l’une des trois composantes du projet d'appui électoral du PNUD (4,2 millions de dollars), lancé en mars 2011 à la demande du gouvernement intérimaire. Il poursuivra l'assistance électorale après l'adoption de la nouvelle constitution.
Le PNUD fournit également un appui opérationnel et technique à la Haute instance indépendante pour les élections en Tunisie, pour les aspects juridiques, organisationnels et logistiques du processus électoral, et il collabore avec des organisations de la société civile en matière d'information du public et de mobilisation des citoyens.
« L'un des principaux gains de ces élections est d'avoir suscité un regain d'intérêt des femmes pour la politique, souligne Soulef Guessoum, directrice du projet régional du PNUD pour le renforcement parlementaire. Nous nous efforçons de maintenir cet intérêt et de ne pas les décevoir. »
Pour Thurayya Sithum, une ex-femme au foyer, elle aussi diplômée du programme de l'Université d'été, la participation au processus était plus importante que le fait de gagner un siège : « Aujourd'hui, le simple fait que tous les Tunisiens peuvent choisir entre plusieurs candidats est déjà une victoire. »
Thurayya Sithum s'est jointe à d'autres indépendants pour former le mouvement Dustorona (Notre constitution), qui a élaboré un projet de constitution et constitué une liste électorale, où elle venait en deuxième position dans la circonscription de Nable.
« Mon ambition n'est pas simplement de gagner un siège, ajoute-t-elle. Je veux contribuer à la démocratie naissante dans mon pays. Même si je perds, je gagne. »
Sur la base de l'expérience de l'Université d'été, le PNUD a l'intention d'étendre son appui aux candidates qui se présenteront à de prochaines élections dans trois régions de la Tunisie.
La Tunisie participe, du 19 au 21 octobre, à Rio de Janeiro (Brésil), à la Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé, tenue sous le signe: ''tous pour l'équité'', à l'initiative de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ce sommet met l'accent sur les facteurs de risque, devenus universels mais, particulièrement, éprouvants pour les populations vulnérables des pays du Sud (tabagisme, malnutrition, obésité, pollutions, logement inadapté, eau non potable, accidents de la route, maladies professionnelles...).
L'objectif étant de dégager une stratégie éthique entre le Nord et le Sud, mais aussi au sein d'un même pays, en faveur des catégories vulnérables économiquement et physiquement, à même d'agir sur les maladies non transmissibles.
Le représentant de la Tunisie, Dr Mohamed Salah Ben Ammar, directeur général de la santé, a indiqué dans son intervention que la lutte contre l'inégalité d'accès aux soins est au coeur de l'action gouvernementale, depuis la révolution du 14 janvier qui a inscrit la Tunisie dans une dynamique démocratique rimant avec développement économique et social juste et équitable pour toutes les régions.
Le représentant de la Tunisie a, en outre, souligné que les inégalités entre les pays d'Afrique doivent être réduites à la faveur d'un échange d'expérience et un partenariat plus solidaire Sud-Sud.
La Tunisie contribue, dans ce sens, par la fourniture de médicaments et de vaccins et la promotion de la santé de la reproduction, a-t-il indiqué signalant le lancement, les 24 et 25 novembre prochain, en Tunisie, de la campagne pour l'accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique.
La mort de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Qadhafi et la fin des combats dans la ville de Syrte et dans d'autres villes libyennes marquent une transition historique en Libye après des mois d'affrontements meurtriers, a estimé le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a appelé à la réconciliation.
« Vous avez tous vu les informations faisant état de la mort du colonel Mouammar Qadhafi et la fin des combats à Syrte et dans d'autres villes. Clairement, ce jour marque une transition historique pour la Libye », a dit Ban Ki-moon au début d'un discours lors d'une réunion de haut-niveau sur la croissance durable au siège des Nations Unies à New York.
Dans un communiqué publié quelques heures plus tard, le Secrétaire général note que cette mort « marque la fin de 42 ans de règne du régime de Qadhafi ». « La Libye ferme désormais un chapitre douloureux et tragique et en ouvre un nouveau fondé sur la réconciliation nationale, la justice, le respect des droits de l'homme et l'état de droit », a-t-il ajouté.
« Dans les jours à venir, nous serons les témoins de scènes de joie, ainsi que de chagrin pour ceux qui ont tant perdu », a-t-il dit dans son discours. « Ce n'est que la fin du commencement. Le chemin vers l'avenir pour la Libye et sa population sera difficile et plein de défis. Maintenant, c'est le moment pour tous les Libyens de se rassembler. Les Libyens ne peuvent réaliser la promesse du futur que grâce à l'unité nationale et à la réconciliation. »
Le Secrétaire général a appelé les combattants de tous bords à déposer les armes. « C'est le moment pour guérir et reconstruire, pour la générosité d'esprit et non pour la revanche », a-t-il dit.
Il a estimé que l'inclusion et le pluralisme devaient être les mots clés alors que les autorités de transition libyennes préparent des élections et prennent de nombreuses autres mesures pour construire leur nouvelle nation.
« Tous les Libyens doivent être en mesure de se reconnaître dans le gouvernement et les dirigeants de la nation. Les grands espoirs entretenus tout au long de la révolution et du conflit doivent se traduire dans des opportunités et la justice pour tous », a-t-il dit.
Ban Ki-moon, qui a discuté jeudi matin au téléphone avec son Représentant spécial pour la Libye, Ian Martin, a rappelé que la nouvelle Mission des Nations Unies en Libye était prête à assister ce pays et son peuple.
Selon la presse, Mouammar Qadhafi serait mort des suites de ses blessures après avoir été capturé par des combattants du nouveau gouvernement libyen, alors qu'il tentait de fuir la ville de Syrte.
« Aujourd’hui est un jour historique pour la Libye », a déclaré Ian Martin au cours d’une vidéoconférence depuis Tripoli. Il a dit qu’il n’était pas en mesure de préciser les circonstances dans lesquelles l’ancien dirigeant libyen a été tué à Syrte.
Saluant le peuple libyen pour avoir pris son destin en main, le Représentant spécial a tenu à rappeler le rôle déterminant que jouent les Nations Unies depuis le début du conflit. Le Conseil national de transition libyen (CNT) a demandé aux Nations Unies une assistance dans des domaines aussi divers que la justice internationale, la promotion du dialogue et de la réconciliation ou encore l’expertise constitutionnelle, et l’aide humanitaire.
Le Gouvernement de transition aura huit mois pour élaborer un projet de constitution, a poursuivi M. Martin. Outre la formation d’un gouvernement, le CNT doit répondre maintenant à de nombreux défis, comme par exemple l’absence d’un système judiciaire capable de réexaminer le dossier de nombreux détenus dans les prisons libyennes.
Tout en assurant le maintien de la présence des Nations Unies dans les mois à venir, M. Martin a déclaré qu’il ne pensait pas qu’elle serait forcément nécessaire à long terme, surtout en ce qui concerne l’assistance humanitaire.
Depuis des décennies, les Nations Unies agissent pour libérer les hommes de la pauvreté.
Nous avons fait de grands progrès dans ce sens, mais aujourd’hui, ces progrès sont compromis.
Trop de gens vivent dans la peur :
La peur de perdre leur emploi;
La peur de ne pas pouvoir nourrir leur famille;
La peur que le piège de la pauvreté se referme à jamais sur eux et les prive du droit fondamental de vivre en bonne santé, dans la dignité et l’espoir.
Face aux épreuves – la crise économique, le changement climatique, la hausse des prix des produits alimentaires et de l’énergie et les conséquences des catastrophes naturelles – nous pouvons agir.
Nous pouvons les surmonter en plaçant l’être humain au centre de notre action.
Trop souvent, dans les débats décisifs pour notre avenir, trois groupes manquent à l’appel : les pauvres, les jeunes et la planète.
Comme nous nous employons à éviter un effondrement mondial dans le domaine de la finance, employons-nous à en éviter un autre dans le domaine du développement.
Nous ne pouvons pas, au nom de la rigueur budgétaire, renoncer à investir dans le capital humain, au mépris du bon sens.
Il est possible d’éradiquer le paludisme. Il est possible de faire reculer le sida. Il est possible d’empêcher des millions de mères de mourir en couches. Il est possible de créer des emplois et de la croissance en investissant dans l’écologie.
Ce ne sont pas que des mots, c’est la réalité.
Ce n’est pas le moment de reculer.
Il est temps de redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement.
Il est temps de se préparer à Rio+20, la conférence décisive sur le développement durable qui aura lieu l’année prochaine, pour en retirer le maximum.
Ensemble, soyons à l’écoute des gens, et battons-nous pour leurs espoirs et leurs aspirations.
C’est ainsi que nous parviendrons à bâtir un monde libéré de la pauvreté.
Message du Secrétaire Général de l'ONU
M. Ban Ki-Moon
Le Fonds pour l'égalité des sexes de l'ONU Femmes, un fonds d'octroi de subventions lancé par l'Espagne et consacré à la promotion des droits de la femme et de l'égalité des sexes, vient d'annoncer sont deuxième Appel à propositions, qui invite les organisations non gouvernementales dirigées par des femmes et les agences gouvernementales à adresser leur candidature de projets visant à appuyer l'autonomisation politique et économique des femmes.
« L'ONU Femmes appuie la participation et les droits des femmes dans les Etats arabes, et le Fonds pour l'égalité des sexes peut soutenir l'autonomisation et la participation des femmes pendant cette période de transition », a déclaré la Secrétaire générale adjointe et Directrice exécutive d'ONU Femmes, Michelle Bachelet.
« Nous espérons que ces subventions aideront les femmes dans leur quête de la démocratie, de l'égalité et de la participation politique », a-t-elle ajouté.
Prenant acte des récents développements survenus les pays arabes, la première phase du Fonds pour 2011–2012 appelle à « se concentrer immédiatement sur les propositions visant à autonomiser les femmes et leurs communautés dans cette région », souligne l'agence dans un communiqué publié dimanche.
Le Fonds a réservé 16 millions de dollars de subventions pour 2011–2012, et la somme de 4 millions de dollars a été budgétisée pour des subventions dans les Etats arabes.
Le Fonds est ouvert aux propositions venant de l'Algérie, d'Arabie saoudite, du Bahreïn, de l'Egypte, des Emirats arabes unis, de l'Iraq, de la Jordanie, du Koweït, du Liban, de la Libye, du Maroc, d'Oman, du Qatar, de Syrie, du territoire palestinien occupé, de Tunisie, et du Yémen. Les candidats peuvent télécharger l'Appel à propositions et le dossier de candidature ici (http://www.unwomen.org/fge/application-guidelines/). Le premier groupe de subventions sera annoncé en décembre 2011.
En 2012, le Fonds complètera le cycle de subventions en invitant des propositions de subventions venant d'Afrique de l'Asie et du Pacifique d'Amérique latine et des Caraïbes d'Europe de l'Est et d'Asie centrale.
Le Fonds est l'un des principaux fonds d'octroi de subventions pour l'égalité des sexes dans le monde. Créé en 2009 avec une contribution initiale de 65 millions de dollars provenant du gouvernement espagnol, il s'est maintenant élargi grâce aux contributions de la Norvège et du Mexique.
Pour continuer à promouvoir de manière significative l'égalité des sexes et les droits des femmes grâce à l'octroi de subventions de cette envergure, l'ONU Femmes appelle les Etats Membres des Nations Unies, le secteur privé et les particuliers à contribuer à cette source vitale de financement pour les femmes et les défenseurs de l'égalité des sexes.
Aujourd’hui, dans la corne de l’Afrique, plus de 13 millions de personnes sont touchées par l’une des pires sécheresses que la région ait connue au cours des 60 dernières années. La famine frappe de plein fouet de vastes régions du sud de la Somalie. Pourtant, la sécheresse n’a pas à déboucher sur la famine – et on ne devrait jamais permettre que cela se produise, que ce soit par la faillite du système ou du fait de la privation délibérée à laquelle nous assistons dans les zones contrôlées par Al-Shabaab.
La famine dans la corne de l’Afrique n’est qu’une fraction de la menace qui pèse inutilement sur le monde. On produit sur la planète plus de vivres qu’il n’en faut pour nourrir tout le monde, et pourtant aujourd’hui près d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim. J’engage instamment les dirigeants du monde, des pays riches comme des pays pauvres, à investir l’énergie et les ressources nécessaires pour gagner la bataille contre la faim, l’un des éléments essentiels des efforts que nous déployons en vue de réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement. Il faut des solutions durables qui portent sur tout l’éventail de la sécurité alimentaire, c’est-à-dire des initiatives visant à améliorer la capacité d’adaptation des petits exploitants agricoles à la mise en place de programmes de filet de sécurité qui protègent les personnes les plus vulnérables.
Cette année, la Journée mondiale de l’alimentation met en lumière la question de la volatilité des prix. Pour les plus démunis du monde, dont bon nombre consacrent jusqu’à concurrence de 80 % de leurs revenus à l’alimentation, cette volatilité peut avoir des effets dévastateurs. En 2007-2008, l’inflation des prix des produits alimentaires a poussé quelque 80 millions de personnes dans une situation de famine. Du fait de la récente flambée des prix des produits alimentaires, quelque 70 millions d’autres se retrouvent dans la pauvreté extrême.
Nous devons briser les liens entre la pauvreté, l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Les familles appauvries du fait de la volatilité des prix risquent de voir l’esprit et le corps de leurs enfants endommagés à jamais par la malnutrition, leurs enfants quitter l’école pour travailler et leur bétail générateur de revenus abattu pour l’alimentation. La réponse, c’est de mettre en place des politiques, telles que celles préconisées par le mouvement Renforcer le nutrition, pour faire en sorte que tous aient accès à une nutrition adéquate.
Ce mois-ci, la population mondiale atteindra les 7 milliards de personnes. Le monde a les connaissances et les ressources nécessaires pour mettre un terme à la faim; nous avons les outils pour faire en sorte que les plus démunis soient protégés des effets de la flambée des prix. Utilisons-les maintenant pour vaincre la faim.
M. Ban Ki-Moon
Secrétaire Général de l'ONU
La Journée internationale des femmes rurales qui est célébrée cette année coïncide avec une prise de conscience accrue de la contribution importante que les femmes apportent au progrès social. Les femmes sont à juste titre reconnues pour le rôle qu’elles jouent dans le soutien aux mouvements en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de la paix. Leur contribution au développement durable est tout aussi importante.
Toutes les études ont montré que les femmes rurales jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la faim, la malnutrition et la pauvreté. Elles sont les agricultrices et les nourricières, les entrepreneuses et les éducatrices, les soignantes et les assistantes qui peuvent contribuer à la sécurité alimentaire et à la croissance économique dans les endroits du monde les plus isolés et les plus exposés à tous les dangers.
Alors que de lourdes responsabilités pèsent sur leurs épaules, les femmes rurales n’ont pas accès dans des conditions d’égalité aux débouchés et aux ressources, ce qui freine leur progrès et le développement de l’ensemble de la population. D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, plus de 100 millions de personnes pourraient échapper à la pauvreté si les femmes rurales avaient le même accès aux ressources productives que les hommes. Leur productivité augmenterait jusqu’à 30 %. Le pourcentage de personnes souffrant de la faim tomberait à 17 %, ce qui se traduirait par des améliorations pour au moins 150 millions de personnes. Ces bienfaits auraient d’autres retombées, car les enfants de ces femmes pourraient se nourrir et auraient accès à des services de santé et à une éducation.
Nous savons comment nous pouvons atteindre ces objectifs : en investissant dans les femmes rurales, en éliminant la discrimination dont elles sont victimes en droit et dans la pratique, en veillant à ce que les politiques répondent à leurs besoins, en leur garantissant le même accès aux ressources qu’aux hommes et en leur accordant un rôle à jouer dans la prise de décisions.
Ces mesures contribueront à favoriser le développement durable, qui est un des principaux impératifs du XXIe siècle. Alors que nous nous préparons pour la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, qui se tiendra l’année prochaine à Rio, n’oublions pas que les femmes rurales ont un énorme potentiel inexploité pour produire des résultats.
En cette Journée internationale, j’invite tous les partenaires à reconnaître la contribution que les femmes rurales apportent à notre monde et à les aider à le faire encore davantage pour notre avenir commun.
Message du Secrétaire Général de l'ONU
M. Ban Ki-Moon
Dans le cadre de son appui au développement de l’éducation citoyenne des jeunes en Tunisie, le Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb organise les 15 et 16 octobre 2011, en coopération avec le Ministère de l’éducation, la Commission nationale tunisienne pour l’éducation, la science et la culture et le CAWTAR, deux formations destinées aux jeunes âgés entre 18 et 24 ans, sur la démocratie et les droits humains. Ces formations auront lieu au lycée Majida Boulila de Sfax.
L’objectif de ces formations est d’éveiller la conscience citoyenne des jeunes électeurs en perspective des prochaines élections et d’élargir leurs connaissances sur les principes clés de la démocratie.
Ces formations se fondent sur un module inédit intitulé « Manuel d’apprentissage de la démocratie pour les jeunes en Tunisie » ayant mobilisé des experts tunisiens et étrangers. Didactique et largement illustré, le manuel vulgarise : a) les normes et principes universels ainsi que les principaux instruments internationaux qui les protègent ; b) le cadre juridique national ; et c) les questions clés, défis et bonnes pratiques dans la mise en œuvre de ces principes en Tunisie. L’aspect genre est également une composante clé de ce module.
Les jeunes souhaitant bénéficier de cette formation sont priés de contacter Souria Saad-Zoy (s.saad-zoy@unesco.org) et Ahmed Zaouche (a.zaouche@unesco.org), UNESCO Rabat.
Le directeur général de la santé au ministère de la Santé publique, Mohamed Salah Ben Ammar a précisé que ce séminaire offre l'opportunité de parler plus ouvertement des troubles mentaux, symptômes, prévention et traitement. Il s'agit aussi, de sortir du schéma classique mono disciplinaire et de traiter les troubles mentales par une prise en charge multidisciplinaire et communautaire.
De son côté, M. Stefano Lazzari, représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Tunisie, a souligné que la célébration de cette journée mondiale, a pour but de sensibiliser davantage le public aux questions liées à la santé mentale «surtout que les troubles mentaux représentent une cause majeure de consultation médicale dans les structures tunisiennes de première ligne». La santé, comme la définit l'OMS, est «un état de bien être physique, mental et social et pas seulement l'absence de maladie ou d'infirmité.», a-t-il précisé.
Le thème de la journée mondiale de la santé mentale (Investir dans la santé mentale) est un plaidoyer en faveur de la promotion de la santé mentale a -t-il indiqué, ajoutant que les troubles mentaux, représentent 13 pc des causes de morbidité dans le monde.
Mme Mejda Cheour Ellouze, professeur en psychiatrie et chef service à l'hôpital Errazi, a évoqué l'étude sur la santé mentale réalisée en 2005 par une équipe de médecins de cet établissement sur un échantillon de 920 personnes dans la région de l'Ariana. L'étude affirme que deux personnes sur trois ont souffert, à un moment de leur vie, d'un trouble mental (anxiété, insomnie ou déprime).
Toujours selon la même étude, le taux des personnes souffrant de troubles mentaux et qui suivent un traitement ne dépasse pas les 10pc.
Plusieurs thèmes sont à l'ordre du jour de cette rencontre: «culture et santé mentale en Tunisie», «de la psychiatrie à la santé mentale», «la santé mentale communautaire : démarche et enjeux» et «l'approche de l'OMS dans la prise en charge des troubles mentaux».
Des experts et praticiens tunisiens et français ont assisté à ce séminaire organisé par l'unité de promotion de la santé mentale relevant du ministère de la santé publique, en partenariat avec l'OMS et la société tunisienne de psychiatrie (STP).
Message du Secrétaire Général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon
Chaque fois qu’une catastrophe survient, c’est la nature qu’on accuse. On oublie trop souvent que, par ses activités mêmes, l’homme accroît les risques et transforme un danger virtuel en catastrophe réelle.
Notre vulnérabilité aux catastrophes s’accroît plus vite que notre capacité de résistance. Nous avons vu se succéder dans l’année inondations, tremblements de terre, lames de fond et sécheresses.
L’urgence se fait encore plus pressante si l’on songe à la sûreté nucléaire et aux multiples périls de la technologie.
Le fait encourageant est que certains pays ont prouvé qu’il était possible de réduire les effets des inondations et des cyclones. Il est payant d’investir dans les systèmes d’alerte rapide, entre autres dispositifs.
Le poids que les catastrophes technologiques font peser sur les économies ne cesse de s’alourdir. Mais c’est aller à contre-courant que de vouloir convaincre d’investir dans la réduction des risques, alors qu’il serait si avantageux de dépenser intelligemment au lieu de dépenser beaucoup.
Cette année, la Journée internationale de la réduction des risques de catastrophe fait une place au rôle décisif qu’enfants et jeunes gens ont à jouer.
Au Népal et ailleurs, on enseigne aux écoliers les premiers principes de la sécurité à la maison et dans les bâtiments.
À Cuba, les enfants concourent à la réduction des risques et à l’adaptation aux changements climatiques et cette initiative est reprise ailleurs dans le monde.
Plus de 600 jeunes garçons et filles d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine viennent de rédiger la Charte des enfants pour la réduction des risques de catastrophe.
La leçon est facile à tirer : nous devons tous, tous les jours, nous préoccuper de l’éventualité d’une catastrophe.
Investissons aujourd’hui pour que demain soit plus sûr.
Pour la première fois, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) indique que le nombre de personnes qui contractent la tuberculose chaque année est en baisse. D’après les nouvelles données qu’elle publie aujourd’hui dans son Rapport 2011 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde, le nombre de personnes qui meurent de la maladie a atteint son point le plus bas en dix ans. Malheureusement, ces progrès sont menacés par un manque de financement, en ce qui concerne plus particulièrement la lutte contre la tuberculose pharmacorésistante.
«Moins de gens meurent de la tuberculose, et moins de gens tombent malades. C’est un grand progrès. Mais il ne faut pas crier victoire trop vite», a déclaré le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Ban Ki-moon. «Des millions de personnes contractent encore la tuberculose chaque année et ils sont trop nombreux à succomber. J’engage à soutenir vigoureusement et durablement la prévention de la tuberculose et les soins aux malades, surtout pour les personnes les plus démunies et les plus vulnérables.»
La plupart des progrès rapportés aujourd’hui résultent de l’intensification des efforts déployés dans les grands pays. «Dans beaucoup de pays, un leadership énergique et un financement intérieur important, conjugués à un solide appui des donateurs, ont commencé à faire changer les choses», a commenté le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. «La tâche consiste maintenant à s’appuyer sur cet engagement pour intensifier la lutte au niveau mondial en accordant une attention particulière à la menace de plus en plus grande de la tuberculose multirésistante.»
Parmi ces pays figurent le Kenya et la République-Unie de Tanzanie. On estime que, dans ces pays d’Afrique, la charge de la tuberculose a diminué pendant la majeure partie de la dernière décennie, après un pic lié à l’épidémie de VIH. Le Brésil fait état d’une baisse importante et prolongée de la charge de la tuberculose depuis 1990. En Chine, les progrès sont spectaculaires: entre 1990 et 2010, le taux de mortalité a chuté de près de 80%, le nombre de décès passant de 216 000 en 1990 à 55 000 en 2010. Dans le même intervalle, la prévalence de la tuberculose a diminué de moitié, passant de 215 à 108 pour 100 000 habitants.
À l’échelle mondiale, la part du financement intérieur consacré à la tuberculose atteint 86% pour 2012. Mais la plupart des pays à faible revenu dépendent encore beaucoup du financement extérieur. Globalement, les pays enregistrent un déficit de financement de 1 milliard de dollars pour la lutte antituberculeuse en 2012.
Le traitement de la tuberculose multirésistante (tuberculose MR)* demeure l’un des domaines les moins financés. Le nombre de cas multirésistants traités a atteint 46 000 en 2010, mais il ne représente que 16% du nombre estimé de cas multirésistants ayant besoin d’un traitement. Sur la somme de 1 milliard de dollars qui manque pour 2012, 200 millions sont destinés à la lutte contre la tuberculose MR.
«Un nouveau test de diagnostic rapide de la tuberculose MR est en train de révolutionner le diagnostic de la tuberculose: 26 pays utilisent ce test six mois seulement après son approbation par l’OMS en décembre dernier, et au moins dix pays de plus devraient en être pourvus d’ici la fin de 2011», a déclaré le Dr Mario Raviglione, Directeur du Département de l’OMS Halte à la tuberculose. «Mais la possibilité de dépister davantage de personnes doit s’accompagner d’un engagement à traiter tous les cas dépistés. Il serait scandaleux de laisser les cas diagnostiqués sans traitement.»
Les personnes vivant avec le VIH qui sont aussi porteuses du bacille tuberculeux ont jusqu’à 34 fois plus de risques de faire une tuberculose. En 2010, 1,1 million de personnes VIH-positives ont développé la tuberculose, 82% d’entre elles (900 000) en Afrique. Dans l’ensemble du monde, 12% des malades de la tuberculose ont aussi une infection à VIH.
On a fait des progrès dans la lutte contre la co-épidémie tuberculose/VIH, et en Afrique, 59% des malades de la tuberculose bénéficient désormais du dépistage du VIH. Mais un engagement supplémentaire s’impose pour que la région puisse atteindre les cibles de lutte antituberculeuse fixées à 2015. En 2010, presque la moitié des malades de la tuberculose positifs pour le VIH en Afrique étaient sous antirétroviraux et les trois quarts environ commençaient un traitement préventif de cotrimoxazole, qui contribue à réduire la mortalité. Ces deux traitements font partie des soins essentiels prévus contre la co-infection tuberculose/VIH.
Le rapport fait état d’innovations prometteuses concernant le diagnostic, les médicaments et les vaccins. On a notamment de bons espoirs de raccourcir les protocoles thérapeutiques. Les résultats de trois essais pharmaceutiques de phase III sont attendus entre 2012 et 2013, tandis que ceux de deux essais de phase II auxquels ont été soumis de nouveaux médicaments contre la tuberculose MR devraient être publiés en 2012.
Les données sur la tuberculose, la prévention, les soins et la lutte antituberculeuse qui figurent dans le Rapport 2011 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde ont été soumises à l’OMS par 198 pays. Le rapport contient également un profil de ces pays.
* La tuberculose multirésistante est due à un bacille résistant aux médicaments antituberculeux les plus efficaces (isoniazide et rifampicine). Cette forme de tuberculose ne répond pas au traitement standard de six mois par les antituberculeux de première intention et peut exiger un traitement de deux ans ou plus avec des médicaments moins puissants, plus toxiques et beaucoup plus chers.
Message du Secrétaire Général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon
La santé passe nécessairement par la santé mentale. Les troubles mentaux contribuent considérablement aux maladies et aux décès prématurés et représentent 13 % des causes de morbidité dans le monde. Le ralentissement économique mondial – et les mesures d’austérité qui y sont liées – ne font qu’augmenter les risques de mauvaise santé mentale à travers le monde.
Pauvreté, chômage, conflits et guerres ont tous des répercussions sur la santé mentale. Qui plus est, le caractère chronique et handicapant des troubles mentaux impose souvent aux individus et aux ménages un fardeau financier qui les précarise. Les personnes souffrant de ces troubles – ainsi que leur famille – sont en plus victimes de stigmatisation et de discrimination et sont traités injustement, ce qui les prive de leurs droits civils et politiques et entrave leur capacité de participer à la vie publique de la société à laquelle ils appartiennent.
Les ressources, tant humaines que financières, que les gouvernements et la société civile consacrent à la santé mentale sont généralement insuffisantes. Des données récentes de l’Organisation mondiale de la Santé montrent clairement que la part des budgets de santé qui est consacrée à la santé mentale est trop faible. La plupart des pays à revenu faible ou moyen lui consacrent moins de 2 % de leurs dépenses, et nombreux sont les pays qui comptent moins d’un spécialiste de la santé mentale pour 1 million d’habitants.
La Journée mondiale de la santé mentale est placée, cette année, sous le thème « Investir dans la santé mentale ». Nous ne saurions espérer voir s’améliorer les statistiques mondiales de la santé mentale si nous ne contribuons pas davantage, par des moyens financiers et autres, à la promotion de la santé mentale et à la fourniture des services voulus à ceux qui en ont besoin. Les décès, les handicaps et la détresse imputables aux troubles mentaux doivent trouver la place qui leur revient dans les programmes de santé des gouvernements.
Les maladies mentales peuvent être traitées avec efficacité. Nous avons les connaissances voulues. Il existe des mesures de prévention et de prophylaxie qui sont réalistes, abordables et économiques et qui sont appliquées, par exemple, dans le cadre du Programme d’action de l’OMS intitulé « Combler les lacunes en santé mentale ». Toutefois, si nous voulons passer résolument des constatations aux actes, il nous faut des dirigeants forts, des partenariats renforcés et nous devons y consacrer de nouvelles ressources. Engageons-nous aujourd’hui à investir dans la santé mentale; nous en serons gagnants!
Le thème de cette année, « Les enseignants pour l’égalité des genres », nous rappelle qu’il faut accorder une attention particulière à la question des genres dans l’enseignement pour réaliser les objectifs de l’Éducation pour tous (EPT) et les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en s’intéressant en premier lieu à l’accès des filles à l’école. Nous savons, par exemple, que dans de nombreuses régions, une faible proportion d’enseignantes signifie moins de filles scolarisées, et encore moins d’enseignantes pour demain. L’éducation des filles et des femmes bénéficie pourtant au développement humain à de nombreux niveaux : moins de décès pendant l’accouchement ; plus d’enfants en bas âge en bonne santé ; plus d’enfants scolarisés ; une meilleure protection des enfants et des femmes contre le VIH et le SIDA, la traite et l’exploitation sexuelle ; et l’autonomisation économique et politique des femmes, ce qui conduit à un développement plus solide et inclusif.
Si nous voulons que nos filles et nos fils aient des chances égales de réaliser pleinement leur potentiel et de faire valoir leurs droits, nous devons élaborer des politiques et des stratégies qui attirent et motivent des femmes et des hommes capables d’enseigner, tout en leur donnant les moyens de mettre en place des environnements d’apprentissage respectant l’égalité des genres. Le développement et l’amélioration de l’éducation pour tous exigent de bons enseignants et des mesures incitatives destinées à attirer les enseignants et les enseignantes dans tous les domaines de l’enseignement, tous niveaux confondus. Les garçons et les filles pourront ainsi avoir un modèle positif à suivre tout au long de leur scolarité.
Les femmes constituent la majorité du corps enseignant dans le primaire : elles représentent 62 % du corps enseignant au niveau mondial, mais ce taux peut atteindre 99 % dans certains pays. Cependant, avec la féminisation croissante de la profession, les conditions d’emploi, les salaires et le statut se sont dégradés. Si l’on veut que les enseignants servent de modèles en matière d’égalité des genres aux garçons et aux filles, dans tous les domaines et à tous les stades de leur scolarité, il faut s’attaquer aux inégalités existant au sein de la profession. Nous devons promouvoir l’égalité des chances si l’on veut que les femmes puissent accéder à des postes de chef d’établissement, de responsable d’institution et de décideur au sein des ministères de l’éducation, et soient plus nombreuses à enseigner les sciences, les mathématiques et la technologie, et que plus d’hommes soient recrutés comme éducateurs aux niveaux préscolaire et primaire.
Par ailleurs, les raisons de la pénurie d’enseignantes doivent être élucidées, dans les régions où elle sévit. Il est indispensable de prendre des dispositions appropriées en matière de protection de la maternité et de congé parental, ainsi que des mesures de protection efficace contre les violences et les sévices sexuels. Lorsque des enseignantes qualifiées refusent d’être affectées dans des régions défavorisées et rurales, comment convaincre les parents réticents d’envoyer leurs enfants à l’école ?
Si nous voulons que les enseignants aient accès à un travail décent – et les enfants à une éducation de qualité –, il faut s’attaquer à ces problèmes, y compris en donnant aux enseignants, par le dialogue social, la possibilité d’influer sur les décisions relatives à l’éducation. Nous invitons tous nos partenaires du secteur de l’éducation à œuvrer pour le plein respect des droits et responsabilités énoncés dans la Recommandation conjointe OIT/UNESCO concernant la condition du personnel enseignant (1966) et la Recommandation de l'UNESCO concernant la condition du personnel enseignant de l'enseignement supérieur (1997) – points de départ de cette journée spéciale. Tels sont les piliers sur lesquels nous devons prendre appui pour former un corps enseignant professionnel et compétent.
Nous exprimons une nouvelle fois notre gratitude et notre reconnaissance, pour leurs efforts et leur dévouement, aux enseignantes et aux enseignants qui portent la responsabilité d’éduquer les générations futures et d’édifier ainsi des sociétés fondées sur le développement durable, la paix, la démocratie, les droits de l’homme et l’égalité.
Rejoignez-nous, en ce 5 octobre 2011, pour rendre hommage aux enseignants partout dans le monde !
Message du Secrétaire Général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon
Cette année, la Journée mondiale de l’habitat a lieu durant le mois où les démographes annoncent que le sept milliardième habitant de notre planète naîtra. L’avenir dont hériteront cet enfant et sa génération dépendra en grande partie de la manière dont nous répondrons aux pressions concurrentes exercées par la croissance démographique, l’urbanisation et le changement climatique.
Les spécialistes prévoient que d’ici à 2050, la population mondiale aura augmenté de 50 % par rapport à 1999. À ce moment-là également, disent les scientifiques, les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale devront avoir été réduites de 50 % par rapport aux niveaux enregistrés au début du nouveau millénaire. J’appelle cela le « défi des 50 – 50 – 50 ».
La montée du niveau des mers est une des conséquences importantes du changement climatique, qui constitue un problème pressant. Soixante millions de personnes, aujourd’hui, ne vivent qu’à un mètre au-dessus du niveau de la mer. À la fin du siècle, ce nombre atteindra 130 millions. Les grandes villes situées le long des côtes comme Le Caire, New York, Karachi, Calcutta, Belém, La Nouvelle-Orléans, Shanghai, Tokyo, Lagos, Miami et Amsterdam pourraient être menacées par de graves dangers causés par des ouragans.
Le lien entre urbanisation et changement climatique est bel et bien réel et pourrait s’avérer meurtrier.
Les villes sont des centres d’industrialisation et des sources d’émissions, mais elles offrent aussi des solutions. De plus en plus de municipalités utilisent l’énergie éolienne, solaire ou géothermique et contribuent ainsi à la croissance verte et à une meilleure protection de l’environnement.
Les activités menées à l’échelon local jouent un rôle majeur dans le succès de ces efforts, mais elles doivent être étayées par des initiatives de portée internationale. Nous constatons déjà des progrès, comme en témoignent par exemple la création du Fonds pour l’adaptation aux changements climatiques et l’adoption du plan d’action visant à réduire les émissions causées par le déboisement et la dégradation des forêts, connu sous le nom de « REDD plus ». Tous les pays s’entendent sur l’objectif qui consiste à limiter l’augmentation de la température mondiale à 2 degrés Celsius. Les pays développés et les pays en développement se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le cadre d’un accord international en bonne et due forme et responsable.
Il nous faut à présent faire fond sur ces acquis. La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, qui se tiendra à Durban en décembre, doit permettre d’accomplir des progrès décisifs. L’urbanisation sera à l’ordre du jour de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable qui aura lieu l’an prochain, vingt ans après la Conférence de Rio.
En cette journée de célébration de la Journée mondiale de l’habitat, nous devons réaffirmer notre détermination à nous engager dans cette étape importante qui doit nous conduire vers un avenir plus viable et nous concentrer davantage sur la lutte contre le changement climatique dans les villes du monde et ailleurs.
Le Bureau de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Tunisie a abrité durant la semaine du 26 au 30 septembre 2011, les travaux de la mission conjointe de revue et de planification des programmes de coopération entre l’OMS et le Ministère de la Santé publique (Joint Programme Review and Planning Mission). Il s’agit au fait d’un exercice périodique et consensuel que l’OMS pratique avec les pays membres pour définir ses interventions prioritaires pour la biennie qui va suivre à travers l’assistance technique et la contribution financière fournie par l’Organisation. .
Cette mission pour la biennie 2012-2013, s’est déroulée avec la participation des équipes du Bureau Régional de l’OMS pour la Méditerranée Orientale (EMRO), du Bureau de l’OMS en Tunisie et du Ministère de la Santé publique.
Des choix plus pertinents et plus stratégiques
Pour la biennie 2012-2013 il a été proposé d’intégrer les programmes pour une meilleure efficacité. Après discussion et concertation, nous avons décidé de tenir compte des impératifs de gestion de l’OMS qui préconise 11 objectifs stratégiques pour la coopération. Nous avons alors regroupé les 43 programmes du ministère sous 11 objectifs stratégiques et la communication bilatérale ne sera que plus efficace.» ont souligné les représentant du Ministère de la Santé Publique.
Un processus important pour une Tunisie différente
« La Tunisie « nouvelle » après la révolution et après la crise libyenne a de nouvelles exigences en matière de santé, d’où l’importance de ce processus de programmation conjointe qui doit à la respecter les impératifs de l’OMS et tenir compte les priorités de la santé en Tunisie. Avec une prévision de budget autour de 2, 000,000 de dollars pour la biennie 2012-2013 nous avons essayé de soutenir les axes stratégiques du pays à citer la prévention des maladies non transmissibles, promouvoir des modes de vie sains, assurer la qualité des soins et développer un système de santé plus performante. » a confirmé Dr Stefano Lazzari, le représentant de l’OMS en Tunisie.
Pour plus d’impact sur les priorités sanitaires de la Tunisie
Dr Ezzedine Mohsni, coordinateur élimination et éradication des maladies au Bureau Régional de l’OMS pour la Méditerrané Orientale, et l’un des représentants d’EMRO dans cette session du JPRM, avec M. Awad Mataria (de la direction des systèmes de santé à EMRO), s’est prononcé sur les spécificités du JPRM 2012-2013 en disant : « L’exercice de planification conjoint pour la biennie 2012-2013 a été basée sur les 6 principaux axes stratégiques retenus dans le cadre de la stratégie de coopération OMS-Ministère de la Santé Publique pour 2010-2014, en tenant compte des développements sociopolitiques récents qu’a connus le pays.
Dans le but d’assurer que le plan de coopération 2012-2013 ait un impact important et mesurable sur les priorités sanitaires choisies en commun accord, l’équipe conjointe a opté pour la priorisation de projets bien structurés, contenant des objectifs clairs, mesurables et reflétant la valeur ajoutée de la collaboration avec l’OMS. En conséquence, l’équipe conjointe a fait de son mieux pour intégrer les différentes priorités retenues pour la collaboration OMS-MSP pour 2012 2013 dans onze plans de travail correspondant aux onze objectifs stratégiques de l’OMS pour la période 2008-2013 et qui couvrent parfaitement tous les aspects prioritaires proposées par le Ministère de la Santé.
Cette réduction en nombre de plans d’action (de 43 pour 2010-2011 à 11 pour 2012-2013), tout en élargissant l’éventail des aires de travail retenus pour 2012-2013, permettra de renforcer la complémentarité et la coordination entre les différents intervenants dans la santé, y compris ceux des domaines extra-santé publique, et introduira plus de facilité pour le suivi périodique du progrès réalisé en matière d’application technique et financière des différentes stratégies et activités retenues »
Pr Slaheddine Sellami, Ministre de la Santé Publique a reçu au siège du ministère l’équipe conjointe du JPRM, le jeudi 29 septembre 2011.
A cette occasion, monsieur le Ministre s’est félicité de la collaboration fructueuse entre l’OMS et le Ministère et a exprimé son accord sur la nouvelle approche proposée pour aboutir à des résultats plus concrets et plus tangibles. Il a en outre préconisé d’intégrer la Tunisie dans les programmes de fourniture d’expertise à l’échelle internationale.
Les 11 objectifs stratégiques de l’OMS
UN in General
66th Session of the General Assembly
English: http://www.un.org/en/ga/
French: http://www.un.org/fr/ga/
Spanish: http://www.un.org/es/ga/
General Debate: 21-24 and 26-30 September 2011
"The role of mediation in the settlement of disputes by peaceful means"
66th Session of the General Assembly – Press Kit
English: http://www.un.org/en/ga/65/meetings/elections/president.shtml
French: http://www.un.org/fr/ga/65/meetings/elections/president.shtml
Spanish: http://www.un.org/es/ga/65/elections/president.shtml
The Department of Public Information's press kit for the forthcoming General Assembly is now available on the UN website in all six official languages. This year, for the first time the press kit will only be available online as part of the Department's ongoing efforts to broaden the use of environmentally friendly practices of paperless production and distribution. Print-quality PDF files of all of the press kit components in six official languages can be accessed and downloaded at the above mentioned URLs.
Improving Lives: Partnership between the United Nations and the European Union in 2010 (United Nations Brussels)
http://www.unbrussels.org/report2010/
The sixth annual report reflects the partnership between the UN and the EU in humanitarian and development cooperation in 110 countries across the globe.
50th Anniversary of the Death of Dag Hammarskjöld
English: http://www.un.org/en/memorial/hammarskjold50.shtml
French: http://www.un.org/fr/memorial/hammarskjold50.shtml
Spanish: http://www.un.org/es/memorial/hammarskjold50.shtml
On 18 September 1961, 50 years ago, Dag Hammarskjöld, Secretary-General of the United Nations, died in a plane crash near Ndola, Northern Rhodesia, along with 15 others.
Palestine Statehood and the United Nations (UN Pulse, 23 September 2011)
http://unhq-appspub-01.un.org/lib/dhlrefweblog.nsf/dx/23092011090444AMMVAHC6.htm
Palestine's Application for Admission to the UN (UN Pulse, 26 September)
http://unhq-appspub-01.un.org/lib/dhlrefweblog.nsf/dx/26092011100223AMMVAJGK.htm
Peace and Security
Maintien de la paix des Nations Unies
http://www.un.org/fr/peacekeeping/
Consultez le nouveau site internet du maintien de la paix des Nations Unies! Les opérations de maintien de la paix de l'ONU ont pour objectif d'aider les pays en proie à des conflits à créer les conditions d’une paix durable. Par maintien de la paix, l'Organisation entend négociation et médiation, mais également l'utilisation d'actions plus coercitives.
Preventive Diplomacy: Delivering Results: Report of the Secretary-General
English, French, Spanish: http://undocs.org/S/2011/552
Publication format - English: http://www.un.org/wcm/webdav/site/undpa/shared/undpa/pdf/SG%20Report%20on%20Preventive%20Diplomacy.pdf
In the first UN report on the use of preventive diplomacy to resolve tensions and crises before they escalate, Secretary-General Ban Ki-moon describes the growing importance of this practice by the United Nations and its partners, underscoring its potential to save lives and protect development gains at a low cost to the international community. The report speaks to recent advances and accomplishments in the field and proposes a forward agenda for strengthening the use of preventive diplomacy as a means of diminishing conflicts and their devastating toll. Successful preventive diplomacy is not easy, however building up the world’s collective capacities in this area is “without doubt, one of the smartest investments we can make,” the Secretary-General says in his report.
eport of the Secretary-General’s Panel of Inquiry on the 31 May 2010 Flotilla Incident (September 2011)
http://www.un.org/News/dh/infocus/middle_east/Gaza_Flotilla_Panel_Report.pdf
On 2 September Secretary-General Ban Ki-moon received the report of the independent panel of inquiry examining the May 2010 incident involving a flotilla headed for Gaza which found that Israel’s interception of the vessels was “excessive and unreasonable,” while the flotilla acted “recklessly” in attempting to breach the naval blockade. The four-member panel, headed by Geoffrey Palmer, the former New Zealand prime minister, was not designed to determine individual criminal responsibility. Rather, it was tasked with making findings about the facts, circumstances and context of the 31 May incident, in which a convoy of humanitarian aid ships bound for Gaza after departing Turkey was intercepted by Israeli forces leading to the loss of life.
United Nations Peacekeeping Operations – Fact Sheet: 31 July 2011 (DPI/1634/Rev.123, August 2011)
English: http://www.un.org/en/peacekeeping/documents/bnote010101.pdf
French: http://www.un.org/fr/peacekeeping/documents/bnotepkf.pdf
United Nations Political and Peacebuilding Missions – Fact Sheet: 31 July 2011 (DPI/2166/Rev.97, August 2011)
English: http://www.un.org/en/peacekeeping/documents//ppbm.pdf
French: http://www.un.org/french/peace/peace/pdf/ppbmf.pdf
UN Resources on the Cyprus Question (UN Pulse, 8 September 2011)
http://unhq-appspub-01.un.org/lib/dhlrefweblog.nsf/dx/08092011110914AMUNRKSD.htm
Economic & Social Development
Adapting work processes and working environments in retail commerce to older workers’ needs (ILO)
English, French & Spanish: http://www.ilo.org/sector/Resources/publications/WCMS_163451/lang--en/index.htm
The youth population aged 30 and under is declining as that of those aged 50 and over increases. The retail commerce sector may increasingly need to draw its workers from the expanding population segment of the older age group. The report discusses good practices in training, development and promotion; flexible working practices; ergonomics and job design.
Blending Climate Finance through National Climate Funds: A Guidebook for the Design and Establishment of National Funds to Achieve Climate Change Priorities (UNDP)
http://www.beta.undp.org/content/dam/undp/library/Environment%20and%20Energy/Climate%20Change/Capacity%20Development/Blending_Climate_Finance_Through_National_Climate_Funds.pdf
This guidebook aimed at helping decision makers in developing countries to better take advantage of the billions pledged to address climate change. A step-by-step guide on setting up national climate funds, the publication is a key resource for policymakers, economists, investors and donors involved in national responses to climate change.
Boys and Girls in the Life Cycle: Sex-disaggregated data on a selection of well-being indicators, from early childhood to young adulthood (UNICEF)
http://www.unicef.org/media/files/Gender_hi_res.pdf
This report is the most comprehensive compilation to date of sex-disaggregated statistics on children and young people in the developing world. Data from the report suggests that gender disparities are relatively small in children’s early years of life among the indicators examined – education, health, nutrition and protection.
Climate Change Starter’s Guidebook (UNESCO / UNEP / WHO)
http://unesdoc.unesco.org/images/0021/002111/211136E.pdf
The aim of this guide is to serve as a starting point for mainstreaming climate change education into curricula lesson plans and programs. It provides an introduction and overview for education planners and practitioners on the wide range of issues relating to climate change and climate change education, including causes, impacts, mitigation and adaptation strategies, as well as some broad political and economic principals.
Making Globalization Socially Sustainable (ILO / WTO)
http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/---publ/documents/publication/wcms_144904.pdf
This ILO-WTO co-publication, launched on 20 September 2011, underlines globalization's potential to stimulate productivity and growth but highlights the importance of pursuing trade, employment and social policies together in order to harness this potential. The book contains contributions from leading academic experts who analyse the various channels through which globalization affects jobs and wages.
MDG Gap Task Force 2011 Report: The Global Partnership for Development, Time to Deliver
French: http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/MDG_GAP_Report2011.pdf
Spanish: http://www.un.org/fr/millenniumgoals/pdf/MDG_GAP_Report2011.pdf
The report notes that due to economic difficulties since the 2008 financial meltdown, many developing countries need to channel an additional 1.5 per cent of gross domestic product to achievement of the Millennium Development Goals (MDGs). In a message on the launch of the report, the UN Secretary-General noted that "the stakes are high, but so are the rewards" and also urges developing nations to step up efforts in the drive to reach the MDG targets by the 2015 deadline.
World Development Report 2012: Gender Equality and Development (World Bank)
http://elibrary.worldbank.org/content/book/9780821388105;jsessionid=3smbsfq9729mp.z-wb-live-01
Gender equality matters in its own right but is also smart economics: Countries that create better opportunities and conditions for women and girls can raise productivity, improve outcomes for children, make institutions more representativ, and advance development prospects for all.
WorldRiskReport 2011 (UNU-EHS)
http://www.ehs.unu.edu/article/read/worldriskreport-2011
Earthquakes, floods, droughts, storms: disasters seem to occur unexpectedly and with unimaginable force. But why do some countries better succeed than others to cope with extreme natural events? The WorldRiskReport 2011 helps to evaluate the vulnerability of societies to natural hazards. Using world maps to visualize, it shows on the one hand where the probability of a natural hazard to occur is particularly high; on the other hand it is shown in which countries the population can cope with these events especially good or bad. The central element of the WorldRiskReport, the concept of the WorldRiskIndex, was developed by the United Nations University Institute for Environment and Human Security (UNU-EHS) in Bonn/Germany, in cooperation with the Alliance Development Works and its partners.
Human Rights
Human Rights: a Media Guide to the new UN independent experts and mandates (2011)
http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=11343&LangID=E
This year the United Nations Human Rights Council has created new monitoring and reporting mechanisms on the situation of human rights in Iran, the freedom of peaceful assembly and of association, and discrimination against women in law and in practice. It has also appointed new independent experts for existing mandates.
What are the new mechanisms? Who are the new independent experts? What is their role? And how can you contact them? Check out the website.
Let's Fight Racism Campaign
http://www.un.org/en/letsfightracism/
The campaign is a partnership between DPI and the Office of the High Commissioner for Human Rights and focuses on the message that each of us can play a part in combating racism and xenophobia in our own communities.
Report of the High Commissioner on OHCHR’s visit to Yemen (A/HRC/18/21, Advanced Unedited Version)
http://www.ohchr.org/Documents/Countries/YE/YemenAssessmentMissionReport.pdf
A report published on 13 September 2011 by a UN human rights assessment mission to Yemen calls for immediate action to protect civilians, respect the right to peaceful demonstration and to address the “deteriorating humanitarian situation” in the country. The report by the UN human rights office also stresses the need for “international, independent and impartial investigations” into allegations of human rights abuses related to the peaceful protest movement in Yemen since the beginning of this year. A delegation from the Office of the High Commissioner for Human Rights visited Aden, Sana’a and Ta’izz between 28 June and 6 July this year. The team met many key officials, including the Vice-President, leaders of political parties and members of Parliament as well as NGO representatives, lawyers, journalists, doctors, human rights defenders, victims of violations and their relatives.
Report of the Special Rapporteur on the adverse effects of the movement and dumping of toxic and dangerous products and wastes on the enjoyment of human rights, Calin Georgescu (A/HRC/18/31)
English, French & Spanish: http://undocs.org/A/HRC/18/31
A new report by the UN Special Rapporteur on human rights and toxic waste, Calin Georgescu, says the international community has to date paid little attention to the growing problem of medical waste around the world, despite the threat it poses to millions of people and the environment. “Some 20 to 25 per cent of the total waste generated by health-care establishments is regarded as hazardous and may create a variety of health and environmental risks if not managed and disposed of in an appropriate manner,” warns the independent expert designated by the UN Human Rights Council to report on the adverse effects of the movement and dumping of toxic and dangerous products and wastes on the enjoyment of human rights.
Humanitarian Affairs
Disaster-Conflict Interface (UNDP)
http://www.beta.undp.org/content/dam/undp/library/crisis%20prevention/DisasterConflict72p.pdf
The report examines interactions between conflict and disasters associated with natural hazards. It presents an unprecedented survey of cases in which conflict and disaster coincide—each a complex phenomenon in its own right, as in the worsening Horn of Africa crisis.
Report on UNCTAD assistance to the Palestinian people: Developments in the economy of the occupied Palestinian territory (UNCTAD)
English, French & Spanish: http://www.unctad.org/Templates/webflyer.asp?docid=15562&intItemID=3492&lang=1
The economy of the occupied Palestinian territory (oPt) grew by 9.3 per cent last year, but that expansion was not enough to reduce the area’s 30 per cent unemployment rate.
UNHCR launches Global Campaign for Stateless People
English: http://www.unhcr.org/4e54f6b36.html
French: http://www.unhcr.fr/4e551494c.html
Up to 12 million stateless people are in desperate need of help because they live in a nightmarish legal limbo. UNHCR wants the world to end their misery.
International Law
“The Arrest of Ratko Mladić and Its Impact on International Justice and Prevention of Genocide and Other International Crimes”
http://www.un.org/en/holocaustremembrance/docs/paper17.shtml
This is the title of a new discussion paper launched by The Holocaust and the United Nations Outreach Programme as part of its series. The paper was written by Juan Méndez, the UN Special Rapporteur on Torture and Other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment or Punishment, and former Special Advisor on Crime Prevention to the Prosecutor of the International Criminal Court. The paper encourages students to explore what lessons can be learned from the arrest and prosecution of Ratko Mladić. All papers in the Discussion Papers series are drafted by prominent scholars for university-level students, and are edited by the UN’s Holocaust Programme.
TRACK - Tools and Resources for Anti-Corruption Knowledge (UNODC)
UNODC has launched a Web-based anti-corruption portal known as TRACK (Tools and Resources for Anti-Corruption Knowledge). The portal features the United Nations Convention against Corruption legal library, providing a unique gateway to an electronic database of Convention-related legislation and jurisprudence from over 175 States, systematized in accordance with the Convention's requirements. The TRACK portal brings together legal and non-legal knowledge relating to anti-corruption and asset recovery, enabling Member States, the anti-corruption community and the general public to access that information in a central location. Information in the Legal Library is searchable by country, by article of the Convention and such other criteria as legal systems and levels of human development. An anti-corruption learning platform is also incorporated, providing a common space in which analytical tools generated by partner organizations can be searched and accessed by users worldwide.
New information material
Single copies of the following titles can be ordered via e-mail: info@unric.org
Africa Renewal, Volume 25, No. 2-3, August 2011. 39 p.
“From North to South: African women demand a bigger voice“.
Online version: http://www.un.org/ecosocdev/geninfo/afrec/vol25no2-3/index.html
Afrique Renouveau, Volume 25, No.2–3, Août 2011. 39 p.
« Du nord au sud : les femmes revendiquent un droit de parole »
Online version: http://www.un.org/french/ecosocdev/geninfo/afrec/vol25no2-3/index.html
Boletín sobre las actividades del sistema de las Naciones Unidas y las organizaciones intergubernamentales relacionadas con la cuestión de Palestina, Noviembre de 2010, Volumen XXXIII, Boletín núm. 11.
Naciones Unidas. División de los Derechos de los Palestinos. 24 p.
Online version: http://unispal.un.org/pdfs/11-42642s.pdf
Bulletin on action by the United Nations system and intergovernmental organizations relevant to the question of Palestine, November 2010, Volume XXXIII, Bulletin No. 11.
United Nations. Division for Palestinian Rights. 21 p.
Online version: http://unispal.un.org/UNISPAL.NSF/0/4649041CABA30D088525787900550CFE
Bulletin sur les mesures prises par les organismes des Nations Unies et les organisations intergouvernementales concernant la question de Palestine, novembre 2010, Volume XXXIII, Bulletin n° 11.
Nations Unies. Division des droits des Palestiniens. 23 p.
Online version: http://unispal.un.org/pdfs/11-42642f.pdf
Politically Speaking: Summer-Fall 2011 (DPA). 32 p.
“Crisis and Change in the Middle East and North Africa.
Online version: http://www.un.org/wcm/webdav/site/undpa/shared/undpa/pdf/DPA%20Politically%20Speaking%20Summer%20Fall%202011.pdf
NEW TITLES
added to the library collection in September
The Holocaust and the UN Outreach Programme
The Absence: Historic Legacy of the Survivors of the Holocaust.
A documentary film for present and future generations. The complete history of the Holocaust related by twelve survivors, narrated historical contexts of why it came to be and how the final solution was implemented, relevant archive footage, recreated scenes and a message to all humankind.
DVD. 60 min. Spanish with English subtitles.
Women and the Holocaust: Courage and Compassion.
Study Guide and DVD Testimony.
DVD on YouTube: http://www.youtube.com/user/HolocaustRemembrance
Study Guide: http://www.un.org/holocaustremembrance/Women%20and%20the%20Holocaust%20study.pdf
III. M United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Phase II Reference Guide: Normative decisions of key governing bodies of funds, programmes and specialized agencies of the United Nations system
(Policy and Studies Series, Vol. I, N°3, 2011).
United Nations. Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Policy Development Branch. New York. March 2011. 101 p.
Online version: http://reliefweb.int/node/424001
IV Social Questions
Le progrès des femmes dans le monde 2011-2012 : en quête de justice.
ONU Femmes. New York. 2011. 164 p.
ISBN 978-1-936291-35-9
Online version : http://progress.unwomen.org/pdfs/FR_Report-Progress.pdf
V International Law
Yearbook of the International Law Commission 2004, Volume I: Summary records of the meetings of the fifty-sixth session, 3 May-4 June and 5 July-6 August 2004.
United Nations. New York and Geneva. 2011. xxi, 242 p. (A/CN.4/SER.A/2004
Sales No. E.10.V.2. ISBN 978-92-1-133680-.
Online version: http://untreaty.un.org/ilc/publications/yearbooks/2004.htm
XI Disarmament and Atomic Energy
Disarmament forum, two, 2011: Nucelar-weapon-free zones / Forum du désarmement, deux, 2011: Les zones exemptes d’armes nucléaires (UNIDIR - United Nations Institut for Disarmament Research / Institut des Nations Unies pour la Recherche sur le Désarmement)
English online version: http://www.unidir.org/bdd/fiche-periodique.php?ref_periodique=1020-7287-2011-2-en
French online version: http://www.unidir.org/bdd/fiche-periodique-fr.php?ref_periodique=1020-7287-2011-2-fr
XII Demography
World Mortality 2011.
United Nations. New York. 2011. Wall chart. (ST/ESA/SER.A/308)
Sales No. E.11.XIII.9. ISBN 978-92-1-151485-8.
XIII International Statistics
Monthly Bulletin of Statistics / Bulletin mensuel de statistique: Issue No. 1081, Vol. LXV, No. 7, July 2011 / Edition n° 1081, Vol. LXV, n° 7, juillet 2011.
United Nations/Nations Unies. New York. 2011. x, 307 p. (ST/ESA/STAT/SER.Q/463)
Online version: http://unstats.un.org/unsd/mbs
World Health Organization (WHO)
Bulletin of the World Health Organization: Volume 89, Number 9, September 2011, p. 621-700.
Online version: http://www.who.int/bulletin/volumes/89/9/en/
Dans un discours prononcé à l'Assemblée générale de l'ONU, le Ministre des affaires étrangères de Tunisie, Mohamed Mouldi El Kefi, a déclaré que son pays était prêt à relever les défis de la transition après la révolution qui a eu lieu au début d'année.
« La Tunisie est actuellement dans une phase délicate de son histoire et fermement déterminée à relever des défis énormes », a déclaré le Ministre des affaires étrangères devant les autres Etats membres des Nations Unies.
« Alors que la priorité du pays reste l'organisation, en octobre prochain, de l'élection d'une Assemblée constituante nationale, les efforts du gouvernement continuent pour créer des emplois pour les jeunes au chômage et pour stimuler l'économie. La Tunisie réitère de ce podium, son engagement envers des responsabilités régionales et internationales comme un Etat épris de paix, une nation attachée à la légalité internationale et aux valeurs et principes des Nations Unies », a-t-il ajouté.
Mohamed Mouldi El Kefi a rendu hommage aux morts décédés lors de la révolution pacifique, « une révolution pour la liberté et la dignité qui a offert au monde le Printemps arabe ».
« Cet événement historique est actuellement en train de diffuser un nouvel espoir dans la conscience du genre humain qui aspire à la justice et à la démocratie et qui porte haut les valeurs de liberté et de droits humains », a insisté M. El Kefi.
« Cette révolution spontanée sans cadre idéologique et politique et sans aucun soutien étranger, a en effet, réussi à mettre fin à l'une des dictatures les plus exécrables de la région », a-t-il martelé.
Pour M. El Kefi, ce qui s'est passé en Tunisie est « l'expression de l'aspiration de son peuple pour vivre dans la dignité et la liberté ». Il a affirmé que l'objectif est d'établir un système basé sur le pluralisme et l'alternance pacifique du pouvoir.
Il a par ailleurs souligné les efforts déployés par les autorités pour soutenir l'activité économique.
« La Tunisie reste dans un besoin urgent et continu d'un soutien et d'une solidarité effective de la communauté internationale pour réussir la transition démocratique et éviter la récession économique qui accompagne toujours les révolutions populaires », a dit M. El Kefi.
Enfin, le Ministre a salué le mouvement populaire en Libye et s'est prononcé en faveur d'un Etat palestinien indépendant. Il a également souligné la volonté des autorités tunisiennes d'améliorer l'intégration régionale.
Message du Secrétaire Général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon
Le thème choisi cette année pour célébrer la Journée mondiale du tourisme : « Tourisme et rapprochement des cultures » met en évidence le rôle important que joue le tourisme pour promouvoir l’entente et le respect mutuel entre les peuples du monde.
Il n’existe pas de meilleur moyen de s’initier à une nouvelle culture que d’en avoir une expérience directe. Le tourisme offre un merveilleux fil conducteur entre visiteurs et populations hôtes. Il favorise le dialogue et les échanges. Ce sont ces contacts entre des personnes d’horizons différents qui forment le socle même de la tolérance. Dans un monde où la coexistence pacifique est difficile, le tourisme peut aider à ériger des passerelles et contribuer à la paix.
La contribution apportée par le tourisme au développement sert également la cause de la solidarité à l’échelle mondiale. À une époque marquée par une profonde incertitude économique générale, la capacité qu’a le tourisme de créer des débouchés socioéconomiques et d’aider à réduire l’écart entre nantis et démunis est plus importante que jamais.
J’encourage tous les acteurs du secteur du tourisme à adhérer aux 10 principes du Code mondial d’éthique du tourisme. Ces directives pour le développement d’un tourisme viable et responsable, qui ont été approuvées par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2001, se fondent sur les liens reconnus entre le tourisme et la paix, les droits de l’homme et la concorde.
La Journée mondiale du tourisme nous offre l’occasion de réfléchir sur l’importance que revêt le tourisme pour le bien-être de l’humanité. Lorsque nous voyageons, dialoguons avec les autres cultures et célébrons la diversité humaine. En cette journée, rendons hommage au tourisme, qui joue un rôle moteur pour édifier un monde plus tolérant, plus ouvert et plus uni.
Pr Slaheddine Sellami, ministre de la santé publique en Tunisie et Pr Didier Pittet, Responsable du Défi mondial de l’Organisation mondiale de la Santé pour la Sécurité des patients ont signé ce matin, vendredi 23 septembre 2011, le pacte du premier Défi Mondial de l’OMS pour la Sécurité des Patients sous son thème: « un soin propre est un soin plus sûr ».
Campagne de lutte contre le racisme "Let's fight racism", lancée parallèllement à une réunion de haut niveau sur la lutte contre le racisme, qui se tient aujourd'hui même au siège de l'ONU à New York.
Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement,
Mesdames et messieurs,
Vers la fin du mois prochain, un enfant naîtra : le sept-milliardième habitant de la planète Terre.
Supposons que c’est une fille. Elle sera très probablement pauvre. Peut-être deviendra-t-elle grande et forte… ou peut-être pas.
Si elle a beaucoup de chance, elle ira à l’école et partira découvrir le monde, pleine d’espoir et de rêves.
Au-delà de ça, nous ne savons qu’une chose avec certitude : le monde qui sera le sien sera marqué par des changements immenses et imprévisibles, sur les plans écologique, économique, géopolitique, technologique et démographique.
La population mondiale a triplé depuis la création de l’ONU. Et le nombre d’êtres humains continue de croître.
Tout comme les pressions qui s’exercent sur les terres, les sources d’énergie, les denrées alimentaires et les réserves d’eau.
La crise économique mondiale continue de faire trembler les fondements des banques, des entreprises, des administrations et des familles du monde entier.
Le chômage prend de l’ampleur. Les inégalités sociales sont de plus en plus marquées. Trop de gens vivent dans la peur.
Mesdames et messieurs,
L’ONU a pour mission de servir ceux au nom de qui elle a été créée : les peuples.
Depuis cinq ans que j’occupe le poste de Secrétaire général, j’ai voyagé de par le monde pour aller à la rencontre des gens là où ils vivent… pour savoir quels sont leurs espoirs et leurs craintes.
Il y a deux semaines, je me suis rendu à Kiribati et dans les Iles Salomon. Des villageois m’ont dit combien ils craignent les changements climatiques. La mer, dont le niveau monte, inonde leurs maisons. Un jour, ils seront peut-être purement et simplement emportés par les eaux.
Une petite fille, prenant son courage à deux mains, m’a demandé : « Qu’allons-nous devenir ? Qu’est-ce que l’ONU peut faire pour nous ? »
Aujourd’hui, je vous pose sa question, à vous qui dirigez le monde.
Que pouvons-nous faire ? Comment pouvons-nous aider les gens à trouver la paix, la prospérité et la justice dans un monde en crise ?
Mesdames et messieurs,
Quand je fais le bilan des années que j’ai déjà passées à mon poste, je suis empli d’une conviction passionnée, d’une foi inébranlable dans l’importance que continue de revêtir cette noble organisation qu’est l’ONU.
Aujourd’hui, je voudrais vous dire comment je vois la suite. A mon sens, il y a devant nous cinq impératifs, cinq grandes choses que nous pouvons décider de faire aujourd’hui pour façonner le monde de demain.
Mesdames et messieurs,
La première et la plus importante, le grand impératif du XXIe siècle, c’est le développement durable.
Sauver notre planète… sortir les gens de la pauvreté… favoriser la croissance économique : une seule et même entreprise.
Nous devons faire le lien entre les changements climatiques, le manque d’eau, les pénuries d’énergie, la santé dans le monde, la sécurité alimentaire et l’autonomisation de la femme. Quand nous réglons un problème, nous devons le régler pour tous.
Rio + 20 doit aboutir.
Nous devons progresser sur la question des changements climatiques.
Nous ne pouvons aller vers l’avenir en pratiquant la politique de la terre brûlée. Nous ne pouvons faire semblant qu’il n’y a pas de danger, ni faire fi des risques parce que ce sont les autres qui sont menacés.
Aujourd’hui, je vous demande de parvenir à un accord contraignant sur les changements climatiques. Un accord prévoyant des réductions plus ambitieuses des émissions, pour chaque pays et pour le monde.
C’est maintenant qu’il faut agir concrètement, sur les plans de la réduction des émissions et de l’adaptation.
Mesdames et messieurs les Chef d’Etat et de Gouvernement,
Mesdames et messieurs,
L’énergie est la clé. La clé de notre planète, de notre mode de vie. C’est pourquoi nous avons lancé une nouvelle initiative pionnière « Energie durable pour tous ».
Nous devons investir dans les gens, en particulier dans l’éducation et dans la santé des femmes et des enfants. Le développement ne peut s’appeler durable que s’il est équitable et profite à tous.
Nous devons redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, et aller plus loin.
Aujourd’hui, je vous demande de voir plus grand, plus loin que l’horizon de 2015.
Arrêtons une nouvelle génération d’objectifs de développement durable qui succéderont aux OMD. Mettons-nous d’accord sur des moyens de les atteindre.
Mesdames et messieurs,
La deuxième grande occasion à saisir a pour nom prévention.
Cette année, le budget de maintien de la paix de l’ONU se montera à 8 milliards de dollars.
Imaginez les économies qui pourraient être faites si nous intervenions avant que les conflits n’éclatent, en déployant des missions de médiation politique, par exemple, plutôt que des soldats.
Nous savons comment faire. Les résultats le prouvent : en Guinée, au Kenya, au Kirghizistan.
Pour prévenir les violations des droits de l’homme, nous devons promouvoir l’état de droit et refuser l’impunité. Nous avons fait une place à la responsabilité de protéger. Nous continuerons sur cette voie.
Pour éviter que les catastrophes naturelles ne fassent des dégâts incalculables, nous devons avancer sur les fronts de la réduction des risques et de la préparation.
Et surtout, n’oublions pas qu’en fin de compte, la meilleure prévention, c’est le développement.
Aujourd’hui, je vous demande votre appui.
Mobilisons les ressources nécessaires. Faisons de la prévention non plus une notion abstraite, mais un principe fondamental de fonctionnement, dans tous les domaines où nous travaillons.
Troisième impératif : créer un monde plus sûr. C’est la responsabilité principale de l’Organisation des Nations Unies.
Cette année, nous avons été rudement mis à l’épreuve. En Côte d’Ivoire, nous avons fermement défendu la démocratie et les droits de l’homme. Travaillant de près avec des partenaires régionaux, nous avons changé la vie de millions de personnes.
En Afghanistan et en Iraq, nous poursuivrons notre mission avec détermination et fidélité aux peuples de ces fières nations.
Au Darfour, nous continuons de sauver des vies et d’aider à maintenir la paix dans des conditions difficiles. Pour accomplir notre tâche avec succès, nous devons disposer de la coopération et de l’appui plein et entier de la communauté internationale, des parties et du Gouvernement soudanais.
Au Soudan, les parties à l’Accord de paix global doivent coopérer pour éviter le conflit et régler les questions en suspens.
Au Moyen-Orient, nous devons sortir de l’impasse. Nous sommes d’accord depuis longtemps pour dire que les Palestiniens méritent un Etat. Israël doit pouvoir vivre en sécurité. Les deux parties veulent la paix. Nous promettons d’œuvrer sans relâche pour que cette paix s’instaure grâce à un règlement négocié.
Nous devons innover pour tirer tout le parti possible de cette force salutaire qu’est le maintien de la paix des Nations Unies. Nous mettons en place des méthodes totalement nouvelles. Nous avons renforcé l’appui aux missions, qui ont aussi été réaménagées.
Dans des pays comme la République démocratique du Congo et la Sierra Leone, nous aidons la paix à gagner du terrain en renforçant la société civile, en favorisant la prééminence du droit et en créant les institutions nécessaires à une gouvernance honnête et efficace.
Aujourd’hui, nous sommes capables de réagir plus vite et plus efficacement que jamais auparavant, et nous poursuivrons nos efforts.
Nous demeurons sommes les premiers à intervenir en cas d’urgence : au Pakistan, à Haïti et ailleurs.
Il est essentiel que nous continuions à faire fond sur l’instrument le plus novateur et le plus efficace dont nous disposions pour apporter des secours humanitaires, le Fonds central pour les interventions d’urgence.
La famine continue à se répandre en Somalie. Je vous en supplie : sauvez les enfants de la Corne de l’Afrique.
Comme nous l’avons appris à Fukushima et ailleurs, les accidents nucléaires ne respectent pas les frontières. C’est d’une action mondiale que nous avons besoin. De solides normes de sécurité internationales qui permettront d’éviter de nouvelles catastrophes.
Nous devons aussi poursuivre le travail de désarmement et de non-prolifération. Et réaliser le rêve d’un monde exempt d’armes nucléaires.
Mesdames et messieurs,
Quatrième chose à faire : appuyer les nations en transition.
Les événements extraordinaires qui se sont produits cette année en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ont été une source d’inspiration. Faisons en sorte que le printemps arabe soit vraiment la saison de l’espoir pour tous.
En Libye, nous déployons une nouvelle mission d’appui des Nations Unies pour aider les autorités libyennes à instituer un nouveau gouvernement et un nouvel ordre juridique, comme le souhaite le peuple libyen.
La Syrie est particulièrement préoccupante. Depuis six mois, c’est l’escalade de la violence et de la répression. Le Gouvernement a mainte fois promis d’adopter des réformes et d’écouter le peuple. Il n’en a rien fait. C’est maintenant qu’il faut agir. La violence doit cesser.
D’autres comptent également sur nous.
Tel pays sort de la guerre, met derrière lui l’autocratie et se démocratise, sort de la pauvreté et connaît une nouvelle prospérité.
L’ONU doit l’aider à s’engager sur la bonne voie.
Il faudra peut-être aider à remettre sur pied l’appareil judiciaire ou les services publics. A organiser des élections. Ou à écrire une nouvelle constitution.
Notre tâche, aujourd’hui, est de consolider les progrès et de mettre en pratique ce que l’expérience nous a appris.
La difficulté ressort on ne peut plus clairement de ce que nous faisons pour aider le Soudan du Sud à mettre en place, après des décennies de conflit, des structures étatiques qui fonctionnent.
Cinquièmement, enfin : nous devons en faire beaucoup, beaucoup plus pour et avec les femmes et les jeunes.
Les femmes portent plus de la moitié du ciel et comptent pour une grande partie du potentiel irréalisé de l’humanité. Ce sont elles qui enseignent. Elles qui élèvent les enfants. Elles qui cimentent les familles et, de plus en plus, font tourner l’économie. Elles qui, naturellement, font preuve de leadership.
Il faut qu’elles participent à part entière à l’administration des affaires publiques, à la gestion des entreprises, à l’action de la société civile. Cette année, enfin, nous avons ONU-Femmes, notre propre instrument de changement, puissant et dynamique.
Je suis heureux de voir tant de femmes à cette session de l’Assemblée générale. Je tiens en particulier à souhaiter la bienvenue à la prochaine oratrice, la Présidente du Brésil, Mme Dilma Roussef, qui sera, dans l’histoire de l’Organisation, la première femme à ouvrir le débat général.
Nous pouvons être fiers de compter tant de femmes parmi ceux qui dirigent l’ONU. Nous continuerons de promouvoir les femmes à tous les niveaux de l’Organisation.
Et nous accorderons une attention particulière à la nouvelle génération. Les jeunes sont plus que notre avenir. Ils sont aussi notre présent, tant par leur nombre que par l’impulsion qu’ils donnent aux changements politiques et sociaux. Nous devons trouver les moyens de créer des emplois décents et des perspectives d’avenir pour eux, partout dans le monde.
Mesdames et messieurs,
Ce sont là des défis extraordinaires. Nous ne pouvons les relever avec des moyens ordinaires.
Une chose compte plus que toute autre : la solidarité.
Pour commencer, c’est évident : sans ressources, nous ne pouvons rien faire.
Aujourd’hui, je demande aux gouvernements qui supportent depuis longtemps la plus grande part des coûts de ne pas fléchir dans leur générosité.
Les temps sont durs. Mais nous savons qu’investir par l’intermédiaire de l’ONU, c’est investir intelligemment. Partagé, le fardeau est moins lourd. Faire des coupes sombres n’arrangera rien.
Aux puissances montantes, dont le dynamisme est, de plus en plus, le moteur de l’économie mondiale, je demande de se souvenir que le pouvoir s’accompagne de responsabilités.
A tous, je vous demande de donner ce que vous pouvez : des experts, des soldats, des hélicoptères. Ne sous-estimez jamais ce que votre leadership peut accomplir. Encore et encore, j’ai vu des nations parmi les plus petites apporter des contributions parmi les plus importantes.
Les Etats ne peuvent tout faire à eux seuls. Pour aider ceux qui sont dans le besoin, nous devons élargir notre base et viser plus loin. Nous devons exploiter toute la puissance des partenariats, dans toute l’Organisation.
Les succès de notre lutte contre le paludisme montrent la voie. Le pouvoir de transformation d’une action menée en partenariat ressort aussi de l’initiative « Toutes les femmes, tous les enfants », pour laquelle nous avons obtenu des annonces de contribution s’élevant à plus de 40 milliards de dollars, soit quatre fois le budget annuel de l’ONU.
En conjuguant le pouvoir de rassemblement et les ressources techniques incomparables de l’ONU aux divers atouts des pouvoirs publics, du secteur privé et de la société civile, on obtient un incroyable moteur de changement positif.
Mesdames et messieurs,
Enfin, nous devons évoluer avec notre temps.
En ces temps d’austérité budgétaire, nous devons en faire plus avec moins de moyens. Nous devons mieux investir l’argent du contribuable, faire la chasse au gaspillage et éviter les doubles emplois en étant unis dans l’action.
La responsabilité et la transparence demeurent nos maîtres mots. Nous sommes responsables devant les Etats Membres. Mais nous ne pouvons gagner en efficacité s’ils ne nous appuient pas de façon ferme et cohérente.
Nous devons rationaliser la procédure budgétaire et aider l’ONU à faire les choses à un prix que nul pays ne pourra battre à lui seul.
Nous devons continuer à nous efforcer de créer un corps de fonctionnaires plus moderne et plus mobile, une ONU plus rapide et plus souple… une ONU qui innove et tire parti des réseaux sociaux et des nouvelles technologies… une ONU qui aide à régler des problèmes réels en temps réel.
Enfin, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger le personnel des Nations Unies. Nous avons perdu trop de vies ; l’ONU est devenue une cible trop facile.
Aujourd’hui, ayons une pensée reconnaissante pour ceux qui servent l’Organisation avec tant de dévouement dans tant de lieux dangereux.
Mesdames et messieurs les Chefs d’Etat et de gouvernement,
Mesdames et messieurs,
Depuis cette vaste salle, elles peuvent sembler bien lointaines, ces îles qui rétrécissent dans l’immensité du Pacifique. Pourtant, j’entends les questions de cette petite fille comme si elle était à côté de moi.
C'est peut-être parce qu'il y a soixante ans, cet enfant, c'était moi.
La réponse, c’est l’ONU, comme ce l'était alors.
Ici, aujourd’hui, j’entends des millions d’autres garçons et filles appeler à l’aide, chercher une lueur d’espoir.
« Nous, les peuples ».
Ils sont sept milliards à se tourner vers nous, les gouvernants.
Ils ont besoin que nous trouvions des solutions. Ils veulent que nous prenions les choses en main. Ils exigent que nous agissions.
Que nous agissions avec compassion, courage et conviction.
Que nous agissions de concert, en nations unies au sein de l’Organisation des Nations Unies.
Mesdames et messieurs,
Poursuivons le voyage ensemble.
Je vous remercie.
M. Slaheddine Sellami, ministre de la Santé publique, a conduit la délégation tunisienne à une réunion de haut niveau de l'assemblée générale de l'Organisation des nations unies, tenue les 19 et 20 septembre, à New York sur le thème "La prévention et la maîtrise des malades non transmissibles".
Le ministre a prononcé une allocution à cette occasion dans laquelle il a souligné l'engagement de la Tunisie à appliquer les décisions relatives à la prévention et à la maîtrise des maladies non transmissibles émanant de l'assemblée générale des Nations Unies, de l'organisation mondiale de la santé et du programme quinquennal concernant ces maladies (2008/2013).
Il a mis l'accent sur la nécessité de créer des réseaux multipartites afin de prévenir et de maîtriser les maladies non transmissibles. Ces réseaux permettront, également, a-t-il indiqué, de renforcer les ressources humaines et matérielles dans le secteur de la santé.
Le ministre a fait part du souci de la Tunisie de consacrer le droit des peuples à la santé, particulièrement dans les pays qui connaissent, des mutations politiques profondes.
Il a, dans ce contexte, appelé les pays avancés et les bailleurs de fonds à créer des mécanismes susceptibles de concilier la nouvelle conjoncture politique avec les exigences d'un développement global dans le domaine social et de la santé.
La délégation tunisienne a participé à des tables rondes et ateliers de travail organisés en marge de la réunion, sur le renforcement de la coordination en matière de lutte contre les maladies non transmissibles, le suivi de l'évolution de ces maladies et leur impact sur le développement socio-économique.
Les recommandations issues de cette réunion portent sur l'impulsion de la coopération internationale et la mobilisation des ressources humaines et matérielles en vue de soutenir les efforts des pays en développement dans la lutte contre la propagation des maladies non transmissibles.
Les participants s'engagent à élaborer un état des lieux sur la question d'ici 2014.
"La démocratie ne peut être ni exportée ni imposée ; elle doit naître de la volonté du peuple. Nous autres pouvons aider les nations dans la voie qu’elles se choisissent pour satisfaire leurs aspirations à l’équité, l’égalité et l’émancipation."
Cette année fera date dans l’histoire de la démocratie. Des millions d’êtres humains ont participé aux événements hors du commun qui se sont déroulés au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et ailleurs, et un plus grand nombre encore les ont suivis avec un intérêt intense. Leur attitude a confirmé que la démocratie est un modèle universel auquel tous les peuples aspirent et qui n’est étranger à aucune culture. Cette année a également permis de se rappeler que la démocratie ne saurait être exportée ou imposée de l’extérieur : elle doit trouver son origine dans la volonté du peuple et ses forces vives dans une société civile active et forte. Le monde a vérifié cette vérité selon laquelle les pays ne sont pas mûrs pour la démocratie mais mûrissent grâce à elle. Ce sont avant tout les jeunes qui ont transmis ce message. Ils ont été les champions de l’idéal démocratique et il leur faut maintenant franchir les obstacles pour réaliser le potentiel de la transition qu’ils ont contribué à provoquer.
Ce constat est confirmé par un autre événement marquant de cette année : le vingtième anniversaire de la transformation massive de l’Europe orientale. Nombre de pays de cette région n’en sont encore qu’au seuil de la démocratie. Ils savent combien il est difficile d’instaurer l’état de droit, d’encourager la transparence et la responsabilité et de rénover les systèmes politiques et économiques. Ils connaissent les revers qui peuvent décourager et la passion qui est nécessaire pour aller de l’avant. D’importantes leçons sont à tirer de leur expérience.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Ministère des Affaires étrangères tunisien, ont convenu de rétablir la présence officielle de l'organisation dans le pays ainsi que le lancement d’un projet de cash for work de deux ans. Ce dernier, vise à aider les Tunisiens les plus vulnérables.
Le PAM et le gouvernement de la Tunisie, en collaboration avec l'Organisation pour l’alimentation et l'agriculture de l'ONU (FAO), ont décidé de lancer ce mois-ci, un projet de deux ans pour aider 132 000 Tunisiens (ou 24 000 ménages) à travers des programmes de cash for work – principalement en matière de conservation des eaux et des sols, ainsi que des projets de génération de revenu et des programmes de formation pour les agriculteurs.
«Ce projet cible les populations les plus vulnérables dans le pays, qui sont en train de lutter pour joindre les deux bouts, surtout en cette période difficile de transition", a déclaré le Directeur Régional du PAM pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord Daly Belgasmi.
«Le PAM sera activement engagé en Tunisie avec tous ses partenaires nationaux et selon les priorités du gouvernement pour aider à stabiliser et à soutenir le pays en ce moment critique et ceci dans le cadre de son militantisme pour la démocratie et les réformes sociales. Ceci est parfaitement en ligne avec l'engagement du G8 en faveur des pays en transition vers la démocratie ", a ajouté Belgasmi.
Ce schéma vient en réponse à une demande du gouvernement de transition de la Tunisie pour les initiatives visant à la fois à offrir des possibilités d'emploi à des jeunes et à améliorer leurs moyens de subsistance ainsi que la production agricole dans les zones rurales du pays.
Le PAM cible les cinq gouverneras de Jendouba, El Kef, Siliana, Kasserine et Sidi-Bouzid situés dans la région centre-ouest de la Tunisie qui sont parmi les 10 gouverneras identifiés par le gouvernement, comme particulièrement défavorisés.
Le PAM a opéré en Tunisie de 1967 à 1998, investissant plus de 250 millions de dollars américains dans des projets d'aide alimentaire. Le PAM est revenue en Tunisie en Février dernier, dans le cadre de sa réponse à la crise de la Libye qui avait également affectée la Tunisie. Le pays reste un couloir d’approvisionnement alimentaire vital pour l'ouest libyen, où le PAM continue de fournir une aide humanitaire vitale pour les familles touchées par le conflit.
Le PAM est la plus grande agence humanitaire de lutte contre la faim au monde. Chaque année, en moyenne, le PAM nourrit plus de 90 millions de personnes dans plus de 70 pays.
Le PAM fournit désormais des RSS pour aider les journalistes à suivre les derniers communiqués de presse, vidéos et photos qui sont publiés sur WFP.org. Pour plus de détails voir: http://www.wfp.org/rss
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Le PAM a une ligne ISDN en Italie pour les entretiens de qualité dans les deux sens, avec des responsables du PAM.
Pour plus d'informations prière de contacter:
Abeer Etefa, le PAM / Le Caire, Tel. +202 2528 1730 ext. 2600, Mob. +20 0166634352
Reem Nada, le PAM / Le Caire, Tel. +202 2528 1730 ext. 2610, Mob. +2 01666 34522
COMMUNIQUÉ DE PRESSE COMMUN
UNICEF-OMS
NEW YORK/GENÈVE, 15 septembre 2011 – Le nombre d'enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque année est passé de plus de 12 millions en 1990 à 7,6 millions en 2010, ont annoncé l'UNICEF et l'Organisation mondiale de la Santé aujourd'hui, en publiant les dernières estimations sur la mortalité de l’enfant dans le monde.
Ces nouveaux chiffres montrent que par rapport à 1990, environ 12 000 enfants de plus sont sauvés chaque jour.
Un rapport annuel sur la mortalité de l’enfant montre que dans l'Afrique subsaharienne, la région qui affiche le plus grand nombre de décès d’enfants de moins de cinq ans du monde, le rythme auquel le taux de mortalité des moins de cinq ans diminue a doublé, passant de 1,2 pour cent par an au cours des années 1990 -2000 à 2,4 pour cent par an durant la période 2000-2010.
« Le fait que le taux de mortalité de l’enfant en Afrique subsaharienne diminue deux fois plus vite qu'il y a dix ans montre que nous pouvons faire des progrès, même dans les endroits les plus pauvres, mais nous ne saurions oublier un seul instant que quelque 21 000 enfants meurent encore chaque jour de causes évitables, une statistique effrayante », a déclaré Anthony Lake, le Directeur général de l'UNICEF. « C’est en concentrant davantage d’investissements sur les communautés les plus défavorisées que nous réussirons à sauver plus de vies, plus rapidement et de manière plus économique ».
Entre 1990 et 2010, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a chuté de plus d’un tiers, passant de 88 décès pour 1000 naissances vivantes à 57.
Malheureusement, ce taux de progression est encore insuffisant pour atteindre l'Objectif du Millénaire pour le développement no. 4 (OMD 4), qui demande une réduction des deux tiers du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans d'ici à 2015.
« Les réductions du taux de mortalité de l’enfant sont liées à de nombreux facteurs, notamment un meilleur accès aux services de santé au cours de la période néonatale, ainsi que la prévention et le traitement des maladies de l'enfance, l’amélioration de la nutrition, de la couverture vaccinale, de la qualité de l'eau et de l'assainissement », a déclaré le Dr Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS. « C'est la preuve que l'investissement réalisé en faveur de la santé des enfants est de l'argent bien dépensé, et le signe dont nous avions besoin pour accélérer cet investissement au cours des prochaines années. »
Certaines des améliorations les plus marquées ont été constatées dans des pays où les enfants sont les plus vulnérables.
Le Niger, par exemple, où le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans était de 311 pour 1000 naissances vivantes en 1990. Pour trouver une solution au problème des distances souvent très grandes entre les habitants et les centres de santé, on a mis en place une stratégie de déploiement d’agents de santé communautaires dûment formés pour mener des interventions à fort impact dans des milliers de nouveaux postes de santé à travers tout le pays. En 2010, le Niger a été l'un des cinq pays qui ont enregistré les plus fortes réductions absolues des taux globaux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, avec le Malawi, le Libéria, le Timor-Leste et le Sierra Leone.
Le Dr Chan et M. Lake ont convenu que l'engagement des gouvernements et la mise en œuvre de stratégies visant à surmonter les obstacles qui entravent, au niveau local, l’accès et l’utilisation des services essentiels, étaient des facteurs de succès essentiels.
Le rapport montre que ce sont les nouveau-nés et les nourrissons qui risquent le plus de mourir et l’on a constaté moins de progrès pour eux que pour la catégorie des enfants de moins de cinq ans dans son ensemble. Plus de 40 pour cent des décès d’enfants de moins de cinq ans surviennent dans le premier mois de vie et plus de 70 pour cent dans la première année de vie.
Les améliorations et les progrès sont encourageants - mais des disparités considérables persistent. C’est en Afrique subsaharienne que l’on constate les taux les plus élevés de mortalité de l’enfant : un enfant sur huit y meurt avant d'avoir cinq ans - plus de 17 fois la moyenne des pays développés (1 sur 143). L’Asie du Sud vient en seconde position, avec une enfants sur quinze qui meurt avant d’avoir cinq ans.
Les décès des enfants de moins de cinq ans sont de plus en plus concentrés en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. En 1990, 69 pour cent de ces décès survenaient dans ces deux régions. En 2010, cette proportion est passée à 82 pour cent. Environ la moitié des décès des enfants de moins de cinq dans le monde sont survenus dans cinq pays seulement en 2010 : Inde, Nigéria, République démocratique du Congo, Pakistan et Chine.
Les nouvelles estimations sont publiées dans le rapport de 2011 Levels & Trends in Child Mortality (Niveaux et tendances de la mortalité de l’enfant), publié par le Groupe interinstitutions pour l’estimation de la mortalité de l’enfant (IGME), un organisme de l’ONU dirigé par l'UNICEF et l'OMS et qui comprend la Banque mondiale et la Division de la population des Nations Unies.
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À propos de l'UNICEF
L'UNICEF est sur le terrain dans plus de 150 pays et territoires pour aider les enfants à survivre et à s'épanouir, de leur plus jeune âge jusqu'à la fin de l'adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l'UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l'accès à l'eau potable et à des moyens d'assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles, ainsi que la protection des enfants contre la violence, l'exploitation et le SIDA. L'UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d'entreprises, de fondations et de gouvernements. Pour davantage d'informations sur l'UNICEF et
À propos de l’OMS
Organisme de tutelle et de coordination de la santé au sein des Nations Unies, l'Organisation mondiale de la Santé est chargée de jouer un rôle directeur dans les affaires sanitaires à l’échelle mondiale, de déterminer les priorités de la recherche, de fixer les normes et les critères de santé publique, d’élaborer des options politiques fondées sur des bases factuelles, d’apporter son assistance technique aux pays et de suivre et d’évaluer les tendances sanitaires
À propos de l'IGME
L'IGME a été créé en 2004 afin de partager les données sur la mortalité de l'enfant, harmoniser les estimations au sein du système des Nations Unies, améliorer les méthodes d'estimation de la mortalité de l'enfant pour suivre l'évolution vers les Objectifs du Millénaire pour le développement et améliorer la capacité des pays à offrir des estimations concernant la mortalité de l’enfant en temps voulu et correctement évaluées. L'IGME, dirigé par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance et l'Organisation mondiale de la Santé, compte aussi la Banque mondiale ainsi que la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales comme membres à part entière.
Le rapport de 2011 sur la mortalité de l’enfant présente les dernières estimations de l’IGME concernant la mortalité de l’enfant aux niveaux national, régional et mondial. Pour de plus amples informations sur ces estimations, veuillez consulter www.childmortality.org
Des images vidéo (B-roll) sont disponibles à bit.ly/qk8Y6J
Pour de plus amples informations :
Christian Moen, UNICEF New York, Tél. : + 1 212 326-7516, cmoen@unicef.org
Médias OMS, mediaenquiries@who.int, + 41 22 791 2222
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) publie aujourd’hui un manuel dont le but est d’aider les décideurs des pays en développement à mieux utiliser des milliards de dollars annoncés pour lutter contre le changement climatique.
“Blending Climate Finance through National Climate Funds” repose sur l’expérience du PNUD dans la création et la gestion de 750 fonds, ainsi que sur les services fournis, d’une valeur de plus de 5 milliards de dollars de contributions venant de donateurs multiples.
Ce manuel, qui explique point par point comment créer des fonds nationaux de lutte contre le changement climatique, représente une ressource essentielle pour les décideurs, les économistes, les investisseurs et les donateurs qui s’intéressent aux interventions nationales relatives au changement climatique.
“Nous donnons aux autorités une recette pour obtenir des fonds supplémentaires et améliorer la gestion des activités relatives au changement climatique”, a déclaré Olav Kjørven, Administrateur assistant du PNUD et Directeur du Bureau des politiques de développement. “Ce manuel peut révolutionner la manière de planifier, financer et mettre en œuvre les politiques climatiques des gouvernements”.
Plus de 50 fonds publics internationaux, 45 marchés du carbone et 6 000 fonds de participation privés fournissent des milliards de dollars à des initiatives nationales de lutte contre le changement climatique. Entre 2009 et 2010, les investissements en énergie propre dans le monde entier ont augmenté de 30 pour cent, atteignant le chiffre record de 243 milliards de dollars.
Cependant, près de 10 pour cent seulement de ces investissements sont allés hors des pays membres du G-20, vers des régions du monde particulièrement vulnérables à l’évolution du climat, par exemple les pays les moins développés et les petits États insulaires en développement.
Parmi les problèmes rencontrés par les pays en développement qui cherchent à utiliser les financements climat, il y a la collecte de fonds provenant de centaines de sources, la coordination des activités financées et la responsabilisation quant aux résultats.
Alors qu’un fonds climatique national avec des objectifs, des ressources, des normes clairement définis, avec un suivi et l’établissement de rapports, permettrait de résoudre ces problèmes, souvent, dans les pays en développement, la responsabilité du financement et de la planification climatique relève de plusieurs ministères.
“Les fonds climatiques nationaux permettent aux pays d’obtenir plus facilement un financement et accélérer leur lutte contre le changement climatique”, a déclaré Olav Kjørven. “Ceci peut devenir une contribution majeure à l’avènement d’un monde plus propre, plus équitable et plus viable à terme.”
Le manuel donne des exemples de fonds climatiques nationaux réussis – au Bangladesh, au Brésil, en Chine, en Indonésie et dans d’autres pays. Il fait partie d’une série de manuels pratiques, de guides et de moyens divers spécialement conçus pour aider les pays à passer à un développement vert, à faible taux d’émission et résistant au changement climatique. Disponible à : www.undp.org/climatestrategies.
Pour plus de détails sur les fonds climatiques nationaux figurant dans le guide, consulter : Blending Climate Finance through National Climate Funds: A Guidebook for the Design and Establishment of National Funds to Achieve Climate Change Priorities
Pour plus d’informations : Stanislav Saling, +1 212 906 5296, ou stanislav.saling@undp.org.
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Le PNUD est l’organisation mondiale de développement des Nations Unies. Présent dans 177 pays et territoires, il œuvre dans les domaines suivants : gouvernance démocratique et effective, prévention des crises et relèvement, changement climatique et énergie, et lutte contre la pauvreté. Suivez-nous sur facebook│flickr│twitter│youtube
Mardi 13 septembre 2011, à partir de 11h00, heure de New York, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, répondra en direct à des questions posées par des internautes via les réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter.
Cette discussion sera retransmise sur page Facebook, Weibo (chinois), Livestream et le Webcast de l'ONU. Mme Juju Chang d'ABC News des Etats-Unis animera l'évènement et posera les questions au Secrétaire général collectées sur les différentes plateformes de réseaux sociaux.
Alors que les dirigeants de tous les pays se préparent à converger vers New York pour participer à la 66e session de l'Assemblée générale des Nations Unies la semaine prochaine, cette conversation mondiale permettra aux utilisateurs des réseaux sociaux d'interpeller directement le Secrétaire général de l'ONU et de lui poser des questions qui leur tiennent à cœur. C'est une occasion rare pour le public d'obtenir des réponses directement.
Les questions seront collectées sur Twitter (mot clé #asktheSG). Elles peuvent être posées dans les six langues officielles, ainsi qu'en portugais et en kiswahili. Les questions en chinois peuvent aussi être également mises en ligne sur la plateforme Weibo. Lundi 12 septembre, on comptait déjà plus de 5.500 questions posées au Secrétaire général. Sur Weibo, plus de 80.000 messages liés à l'évènement ont été échangés.
Chacun peut inviter d'autres amis à l'évènement via ou, pour suivre, mardi 13 septembre, la couverture live sur Facebook, Livestream et le Webcast de l'ONU.
Sur le milliard de jeunes qui vivent dans le monde, bien trop nombreux sont ceux qui sont privés de l’instruction, de la liberté et des possibilités auxquelles ils devraient pouvoir avoir accès. Pourtant, malgré ces difficultés, et dans certains cas, grâce à celles-ci, les jeunes se mobilisent en grand nombre en vue d’édifier un avenir meilleur. Au cours de l’année écoulée, ils ont obtenu des résultats époustouflants en renversant des dictatures et en semant un vent d’espoir dans différentes régions et dans le monde entier.
Les jeunes ont un esprit ouvert et une conscience aiguë des nouvelles tendances qui se dégagent, et ils font don de leur énergie, leurs idées et leur courage pour résoudre certains des problèmes les plus complexes et les plus graves auxquels doit faire face l’humanité. Ils comprennent souvent mieux que les générations plus âgées que nous pouvons surmonter nos différences religieuses et culturelles pour atteindre nos objectifs communs. Ils défendent les droits des opprimés, y compris de ceux qui sont en butte à la discrimination fondée sur le sexe, la race ou l’orientation sexuelle. Ils s’attaquent à des questions délicates en vue d’enrayer la propagation du VIH. Et ils sont souvent les meilleurs avocats des perspectives d’avenir à long terme et des modes de vie axés sur l’écologie.
La communauté internationale doit continuer d’œuvrer de concert afin d’élargir l’horizon des possibilités pour ces jeunes femmes et ces jeunes hommes et répondre à leurs revendications légitimes pour la dignité, le développement et un travail décent. Ne pas investir dans la jeunesse revient à faire de fausses économies. Les investissements qui seront réalisés en faveur des jeunes apporteront de précieux résultats dans un avenir meilleur pour tous.
Cette journée marque la fin de l’Année internationale de la jeunesse, qui représente une étape importante dans la campagne mondiale menée par les jeunes du monde entier et en leur faveur. Je forme l’espoir que cette expérience permettra de poser des bases et d’exploiter plus avant les talents des jeunes et leur énergie. Je dirai ceci aux jeunes : vous avez l’occasion de changer le monde. Saisissez-la.
M. Ban Ki-Moon
Secrétaire Général de l'ONU
Depuis 1991, chaque année, la communauté internationale célèbre la première semaine du mois d’août « la semaine mondiale de l'allaitement maternel» (SMAM).
Cette célébration est une occasion renouvelée pour l’UNICEF et ses partenaires (organisations, associations, pouvoirs publics, des hommes et des femmes) dans le monde entier, de soutenir, d'encourager et de protéger l'allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de la vie pour fournir au nourrisson les nutriments essentiels, le protéger de maladies mortelles comme la pneumonie et lui favoriser la croissance et le développement nécessaire.
Shousha Camp, Southern Tunisia, 18 July (UNHCR) – Filmon, 29 years old, was born in Eritrea and says hisheart is there and that he never dreamed nor wished to be so far removed from his country. Yet on 18 July he and his family are set to start a new life in Belgium. “All I ever wanted was the taste of freedom, safety and an opportunity to continue learning.”
Filmon’s thirst for freedom and knowledge has been a driving force in his life: forced to join the Eritrean army at the age of 19, he managed to complete a management degree at Asmara University and started working as a civil servant with the Ministry of Transport. But his refusal to spy on his
colleagues’ political leanings led to his arrest. And although he was released after several months, he decided to leave his country for fear his next detention would not end as quickly.
He and his wife, Belaynesh, began a perilous journey of four years across Ethiopia, Sudan and Libya. In each country, Filmon and his wife tried to settle down and start anew, but being illegal barred him from using his skills and qualifications, and subjected him to exploitation and the constant risk of deportation. After over a year of struggling in Tripoli, Filmon,Belaynesh and theirtoddler twins Ebin and Ezer (named after the Biblical Ebenezer) were registered as refugees with UNHCR in Tripoli, nine months before the start of the war in Libya which once again drove the family to flee, this time to Shousha Camp on the Tunisian side of the border, along with hundreds of thousands of other third country nationals.
Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, a effectué une visite en Tunisie du 18 au 19 juillet afin de discuter avec les autorités tunisiennes et déterminer comment l'ONU peut apporter son assistance à la Tunisie pour achever sa transition démocratique.
Lors de cette visite, M. Pascoe a échangé avec les membres du gouvernement et des représentants de la société civile sur l'état de la transition démocratique, sur « les moyens pour l'ONU de soutenir ces progrès », et sur l'assistance de l'ONU pendant les élections.
La torture vise à briser par la violence la dignité d’une personne et le sentiment qu’elle a de sa propre valeur d’être humain. C’est aussi une arme de guerre, qui terrorise non seulement les victimes elles-mêmes, mais aussi le groupe et la société auxquels elles appartiennent. La Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture est l’occasion de rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont supporté leur supplice avec courage et force intérieure. Et de pleurer ceux qui n’ont pas survécu.
Les États doivent prendre des dispositions législatives, administratives et judiciaires, ainsi que les autres mesures nécessaires, pour que la torture ne soit pratiquée sur aucun territoire relevant de leur juridiction. Il n’y a aucune situation exceptionnelle qui tienne, que ce soit la guerre, le risque de guerre, l’instabilité politique interne, l’état d’urgence ou des menaces pesant sur la sécurité nationale. Les États ont, entre autres obligations, le devoir d’offrir à toutes les victimes de la torture un recours utile et rapide, des réparations et une aide à la réadaptation.
Il n’est pas facile de reprendre une vie normale après avoir été torturé. Le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture soutient des personnes et des organisations du monde entier dont le but est d’atténuer la douleur physique et psychologique des victimes, d’aider à reconstruire des vies brisées, et de promouvoir le droit à la vérité et à la justice grâce à l’aide juridique. Je remercie les gouvernements et les autres donateurs qui rendent ce soutien possible et je demande à tous les membres de la communauté internationale d’alimenter le Fond. Je salue aussi toutes les personnes et toutes les organisations qui apportent une aide médicale, psychologique, juridique et sociale aux victimes de la torture et à leur famille.
La disparition forcée étant également une forme de torture, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, récemment entrée en vigueur, vient utilement compléter le droit international des droits de l’homme. Je demande à tous les États Membres d’autoriser le Rapporteur spécial sur la torture à accéder pleinement et librement aux lieux où des gens sont privés de liberté sur leur territoire. Je demande aussi à tous les États qui ne l’ont pas encore fait de ratifier la Convention contre la torture, et d’autoriser les victimes à déposer des plaintes individuelles au titre de cet instrument.
Alors que dans de nombreuses régions du monde, ceux qui aspirent légitimement à plus de liberté, plus de dignité et une vie meilleure se heurtent à la violence et à la répression, j’exhorte les États à respecter les droits fondamentaux de tous. La torture et les autres peines et traitements cruels, dégradants ou inhumains ne sont jamais justifiés, où qu’ils soient pratiqués et quelles que soient les circonstances.
Journée mondiale du réfugié
20 juin 2011
Le 20 juin chaque année, l’Office du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) célèbre la Journée mondiale du réfugié, pour rendre hommage au courage et à la force de millions de personnes qui ont, partout dans le monde, été contraints de quitter leur foyer pour fuir la violence et la persécution.
En 2011, au moment même où la Tunisie s’engage dans une période de transition politique majeure, le peuple et le Gouvernement tunisiens ont fait preuve d’une générosité sans précédent en accueillant des centaines de milliers de personnes de pays tiers fuyant le conflit en Libye, leur per- mettant ainsi de retrouver leur pays d’origine en passant par la Tunisie. De plus, de nombreuses familles tunisiennes, particulièrement dans le Sud, ont spontanément offert un toit et porté assistance à des milliers de familles libyennes.
Les organisations humanitaires internationales, dont l’UNHCR, travaillent en coopération avec les autorités et des ONG nationales afin de venir en aide, d’une part, aux ressortissants de pays tiers réfugiés dans les camps de transit proches de la frontière libyenne et, d’autre part, aux familles et aux organismes tunisiens qui se sont mobilisés pour venir en aide aux réfugiés libyens.
Afin de rendre hommage, à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié 2011, aux efforts de solidarité déployés par la Tunisie à l’égard des déplacés, l’UNHCR et certains de ses partenaires locaux et nationaux ont planifié une série d’événements et d’activités qui auront lieu du 17 au 20 juin.
Le 14 juin 2011, les pays du monde entier célébreront la Journée mondiale du donneur de sang en organisant des manifestations destinées à attirer l’attention sur le besoin de sang et de produits sanguins sécurisés et à remercier les donneurs volontaires non rémunérés pour leurs dons salvateurs.
Cette année, la Journée a pour slogan « Plus de sang, c’est plus de vie » pour montrer qu’il est urgent qu’un plus grand nombre de personnes dans le monde fassent régulièrement don de leur sang pour sauver des vies humaines.
La Tunisie qui fête cette journée dans un nouveau contexte de liberté et démocratie avec grand intérêt et enthousiasme et ont choisi le slogan « La Tunisie est libre, donnant du sang » de l’arabe تونس الحرّة تتبرّع بالدّم.
A cette occasion le bureau de l’OMS en Tunisie, en collaboration avec le Centre National de Transfusion Sanguine, souhaite organiser une cérémonie de don de sang dans son siège et sera heureux d’inviter tout le staff des Nations Unies en Tunisie à y participer. Une unité mobile de don de sang sera installée dans les locaux du bureau de l’OMS, le mardi 07 juin pour vous accueillir et vous permettre de participer à cette noble action.
Donner son sang, c’est un acte de solidarité qui sauve des vies humaines et que les services qui fournissent du sang et des produits sanguins sécurisés sont un élément essentiel de tout système de soins de santé.
Nous souhaitons que cette Journée soit pour vous un événement joyeux et réussi.
Prière nous confirmer votre souhait de faire un don de sang le 07 juin 2011 dans les locaux de l’OMS en remplissant le tableau ci-joint.
QUI PEUT DONNER ?
- Toute personne en bonne santé
- Il faut être âgé de 18 à 70 ans
- Peser plus de 50 kg.
POURQUOI DONNER SON SANG ?
Donner son sang, c'est sauver une vie. La transfusion sanguine est indispensable et vitale dans le traitement de nombreuses pathologies. Les raisons pour donner son sang sont nombreuses tout comme les besoins qui sont bien diversifiés.
Donner son sang c'est venir en aide :
- Aux malades (cancer, leucémie, sida...)
- Aux opérés,
- Aux grands brûlés,
- Aux femmes enceintes en cas d'accouchements difficiles,
- Aux hémophiles,
- En cas d'épidémies
- Aux accidentés de la route mais des victimes des catastrophes naturelles (tremblement de terre, ouragans, typhons), catastrophes d'origine humaine (effondrement d'immeubles...), catastrophes technologiques (explosions, manutentions de substances chimiques, nucléaires...)
- En cas de situations d'urgences (attentats, collision de trains, accident d'avions...)
- À la chirurgie et la médecine. Grâce à la transfusion sanguine, dans la plupart des maladies traitées aujourd'hui on peut apporter aux malades le composant sanguin dont ils ont besoin : globule rouge, plaquette ou plasma.
Participation de la Tunisie à la Réunion de haut niveau sur le sida
de l’Assemblée générale des Nations Unies
Zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida
La réunion de haut niveau sur le sida de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui se tient du 8 au 10 juin 2011, à New York, est l’occasion pour la Tunisie de réaffirmer, aux côtés des autres Etats membres, son engagement dans la riposte au sida, trente ans après le début de l’épidémie.
La délégation tunisienne conduite par Mme Habiba Ezzahi Ben Romdhane, ministre de la Santé publique, est constituée de représentants gouvernementaux et de la société civile, afin que toutes les forces soient rassemblées pour contribuer au dialogue sur les nouvelles opportunités et les nouveaux défis, redynamiser les stratégies nationales et pérenniser la riposte. A cette occasion, il est attendu que les pays adoptent une nouvelle déclaration d’Engagement pour faire progresser la riposte au sida et s’acheminer vers une génération sans nouvelles infections à VIH, sans décès liés au sida et sans stigmatisation ni discrimination des personnes vivant avec le VIH ni celles qui y sont les plus exposées.
C’est également l’opportunité pour les Etats membres d’examiner les progrès accomplis et d’évaluer les obstacles qui demeurent pour la réalisation de l’objectif Zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida. Depuis la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida de 2001, des progrès réguliers ont été enregistrés dans la mise en place d’un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH. Mais, d’après le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon, « si les résultats concrets n’ont jamais été aussi encourageants, la faiblesse des infrastructures nationales, les insuffisances de financement et la discrimination à l’encontre des populations vulnérables font encore obstacle et sont des défis pour lesquels les Etats Membres devront s’engager de nouveau ».
La Déclaration d’engagement sur le VIH/sida de 2001 et de la Déclaration politique sur le VIH/sida de 2006 portent des dispositions en faveur de la protection des droits des personnes. Ces déclarations ont été signées par de nombreux pays, dont la Tunisie. Il reste que des lois et des pratiques discriminant les personnes vivant avec le VIH, les femmes et les groupes marginalisés sont encore en vigueur dans de nombreux pays, plombant ainsi les acquis de la riposte au sida et menaçant l’atteinte des cibles de l’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH.
Dans le contexte de changements politiques que connaissent actuellement les pays de la région du Maghreb et du Moyen-Orient, l’ouverture vers une redéfinition de la gouvernance des politiques publiques et l’attachement à la réalisation des droits humains sont des éléments favorables à l’engagement renouvelé de ces pays. En effet, les représentants de pays de la région MENA, dont la Tunisie, avaient déjà exprimé en 2010 dans la « Déclaration de Dubaï en vue de l’Accès Universel à la prévention, au traitement, soins et soutien liés au VIH », leur engagement pour le respect des droits humains, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination et la mise en place d’une gouvernance dynamique, multisectorielle et redevable pour aborder les questions liées au VIH. Ainsi, la Tunisie inscrit largement sa stratégie nationale de riposte au VIH/sida 2012-2016 dans cette perspective, puisqu’elle s’est engagée dans un processus de renforcement de la gouvernance institutionnelle pour mieux coordonner l’action des partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, sachant que le sida concerne à la fois la santé, l’éducation, l’économie, la justice, la sexualité, la religion et la politique. Par ailleurs, depuis plusieurs années, le partenariat entre acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux s’est renforcé et permet aujourd’hui de mieux connaître l’épidémie et d’élaborer des politiques plus adaptées aux besoins des populations. Enfin, les facteurs de vulnérabilité et les comportements à risques identifiés étant au cœur des problématiques de la riposte, la Tunisie a orienté sa stratégie nationale vers les populations en ayant le plus besoin, comme les personnes ayant des comportements à risques, trop souvent stigmatisées, et d’autres personnes vulnérables comme les jeunes.
Sur cette voie, la Tunisie a montré l’exemple à la communauté internationale, au mois de mai dernier, à l’Assemblée mondiale de la Santé, en invitant avec succès les pays à adopter une résolution sur les jeunes et les risques sanitaires, afin que les pays développent des stratégies et des politiques adaptées à leurs besoins, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive, qui soient fondées sur une approche multisectorielle et de partenariat. En soulignant la priorité à accorder à une riposte aux risques pour la santé des jeunes, notamment celui du VIH, la Tunisie a ainsi témoigné de leur rôle fondamental comme acteurs de changement et comme leaders pour une révolution de la prévention du sida. La récente publication de l'UNICEF, l'ONUSIDA, l'UNESCO, l'UNFPA, l'OIT, l'OMS et la Banque mondiale, qui présente pour la première fois des données sur les adolescents et le VIH, confirme tout le bien-fondé de cette résolution
[ http://www.unaids.org/fr/
5 Juin 2011 - Près de 20 ans après le Sommet Planète Terre tenu en 1992, le monde s’apprête à reprendre la route de Rio, où se tiendra la Conférence des Nations Unies sur le développement durable en juin 2012. D’importants changements sont intervenus au cours des deux dernières décennies, sur les plans à la fois géopolitique et environnemental. Des centaines de millions de gens en Asie, en Amérique latine et, de plus en plus, en Afrique sont parvenus à échapper à la pauvreté. Toutefois, des signes toujours plus nombreux indiquent aussi que la capacité de la planète de continuer à assurer notre progrès se trouve gravement compromise, peut-être de manière irréversible. La croissance économique rapide s’est accompagnée de coûts qui n’apparaissent que rarement dans la comptabilité nationale, tels que la pollution de l’air et de l’eau, la dégradation des ressources halieutiques et des forêts, etc., autant de phénomènes qui influent tous sur la prospérité et le bien-être de l’humanité. Le thème retenu cette année pour la Journée mondiale de l’environnement, à savoir « Les forêts : la nature à votre service », met en relief le fait que ces écosystèmes, notamment, représentent des milliards et des milliards de dollars pour la société, et tout particulièrement les pauvres. Même si l’on est de plus en plus conscient dans le monde entier des dangers liés à la dégradation de l’environnement – notamment le changement climatique, l’appauvrissement de la diversité biologique et la désertification –, les progrès ont été trop lents depuis la tenue du Sommet Planète Terre. Nous ne pourrons construire un monde juste et équitable que lorsque nous accorderons un poids égal aux trois composantes du développement durable, à savoir les composantes sociale, économique et environnementale. Si nous voulons assurer durablement la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et nutritionnelle et un travail décent aux populations toujours plus nombreuses, il nous faut faire le meilleur usage possible de notre patrimoine naturel. L’Inde, pays hôte de la Journée mondiale de l’environnement en 2011, figure parmi le nombre croissant de pays qui s’emploient à alléger les pressions exercées par les changements écologiques. Ce pays est aussi l’un des premiers à entreprendre une évaluation plus précise de la valeur économique des services axés sur la nature, avec le concours du Programme des Nations Unies pour l’environnement et la Banque mondiale. La loi sur l’emploi rural et la promotion des sources d’énergie renouvelables sont des exemples importants illustrant la manière dont l’Inde étend la croissance verte et accélère le passage à une économie verte.L’instauration d’un développement durable ne pourra se faire en un jour. Mais, sur la voie menant à la Conférence de Rio +20, la célébration cette année de la Journée mondiale de l’environnement peut faire comprendre aux membres influents des secteurs à la fois public et privé qu’ils peuvent – et qu’ils doivent – prendre les mesures voulues pour répondre aux espoirs suscités par le Sommet Planète Terre. Le monde entier les regarde et n’en attend pas moins.
Pour plus d'information concernant l'action du PNUD en Tunisie dans le domaine "Énergie et Environnement", merci de consulter le document ci joint: (PDF)
Dans le cadre de sa stratégie d’appui à la transition en Tunisie et à l’occasion de la visite dans la région d’une importante délégation de leaders politiques venue d’Amérique latine, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a organisé, les 3 et 4 juin a Tunis, deux tables rondes internationales sur « la transition démocratique à la lumière de l’expérience sud-américaine ».
« Le PNUD soutient activement les processus nationaux de transition démocratique. Il propose une expertise technique pour l’organisation d’élections et la réforme politique, appuie le rôle de la femme en tant qu’actrice à part entière de la transition, renforce les institutions élues et participe à des campagnes d’information publique. La neutralité du PNUD est considérée comme un atout majeur pour soutenir les transitions politiques délicates » a indiqué Dr Mohammed Belhocine, représentant du PNUD en Tunisie lors de la séance d’ouverture officielle.
Les tables rondes ont permis de passer en revue les enseignements tirés de quelques expériences sud-américaines en matière de transition.
Le débat qui s’est déroulé entre des haut fonctionnaires, des leaders politiques et des activistes tunisiens de la société civile avec leurs homologues sud-américains a permis de comparer l’expérience de la Tunisie à l’aube de sa transition démocratique et celle de pays tels que le Mexique ou le Chili qui ont également traversé, dans les années 90, une phase similaire. Notons que la première table ronde a été consacrée aux aspects socioéconomiques alors que la deuxième s’est concentrée sur le dialogue politique et la recherche du consensus lors de la transition démocratique.
Mme Helen Clark, Administrateur du PNUD a eu une rencontre avec les jeunes de l'Université Georgetown, Washington, le 6 Avril 2011 autour du thème "Emploi, équité et droit à la parole: Pourquoi l’inclusion à la fois économique et politique ».
Tout en mettant l’accent sur les développements récents dans la région des Etats arabes, l’administrateur souligne dans son discours l’importance de l’inclusion économique et politique, au centre du développement humain et de la justice sociale. Elle réaffirme l'engagement du PNUD, ancré dans la Charte des Nations Unies et défini par son mandat et son expertise dans le domaine de la gouvernance, d’appuyer les efforts fournis par les pays à l’effet de favoriser un environnement dans lequel les droits de l'homme et des libertés fondamentales sont respectés, et au sein duquel partis politiques, société civile active et médias libres et indépendants, peuvent prospérer.
Le Coordonnateur humanitaire de l'ONU en Libye, Mr. Rashid Khalikov, effectuera samedi 2 avril à Ras Jedir (Camp de choucha) une visite de travail afin d'examiner sur place la situation des réfugiés à la frontière tuniso-libyenne.
Outre sa participation à une évaluation inter institutions de la situation au camp de Choucha, Rashid Khalikov s'efforcera d'appuyer les efforts du Coordonnateur résident de l'ONU en Tunisie et l’aider à mettre en place un mécanisme de coordination et de réponse approprié.
Les Nations Unies vont bientôt envoyer une équipe d'experts en Tunisie pour aider ce pays à préparer les prochaines élections, a déclaré hier jeudi le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à l'issue d'une réunion avec le Conseil de sécurité qu'il a informé de sa récente visite en Tunisie et en Egypte.
« La Tunisie a aussi indiqué qu'elle avait besoin d'une assistance pour la réforme de son secteur de sécurité et pour la modernisation du système judiciaire », a ajouté Ban Ki-moon lors d'un point de presse.
Le Secrétaire général a souligné que lors de sa visite en Egypte et en Tunisie il avait promis le plein soutien de l'ONU, basé sur sa longue expérience en matière d'assistance aux pays en transition démocratique et en situation de post-conflit.
« Les Nations Unies doivent aussi changer à la lumière des nouvelles réalités si nous sommes amenés à aider les gens de la région à réaliser le plein potentiel de ce moment », a-t-il encore dit, ajoutant qu'il s'était rendu dans la région « pour entendre les nouvelles voix qui ont émergé » et afficher la solidarité de l'ONU « avec leur marche vers une pleine démocratie. »
Le Secrétaire général a par ailleurs précisé qu'il avait encouragé à la fois l'Egypte et la Tunisie, ainsi que le Guatemala où il s'est rendu auparavant, à ratifier le statut de Rome de la Cour pénale internationale. « Tous les trois ont convenu de prendre des mesures rapidement en ce sens », a-t-il souligné.
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a donné des instructions aux cadres dirigeants de l'Organisation pour préparer un budget 2012-2013 avec 3% de réduction par rapport au précédent budget, a indiqué son porte-parole, Martin Nesirky, lors de sa conférence de presse quotidienne au siège de l'ONU, à New York.
« Le Secrétaire général encourage toutes les entités de l'ONU et les membres de l'ONU à trouver les moyens de faire plus avec moins », a-t-il ajouté, avant de citer les propos de Ban Ki-moon aux hauts responsables onusiens : « Nous devons être réalistes sur le climat économique. Même les pays les plus riches se serrent la ceinture et réduisent leurs budgets. L'ONU ne doit pas être moins disciplinée. Nous ne pouvons pas continuer comme si de rien n'était ».
« Il appartiendra aux Etats membres de discuter, puis de décider du budget qui sera adopté », a ajouté le porte-parole, Martin Nesirky, qui a précisé que les coupes budgétaires devraient représenter « une baisse de 3% par rapport au précédent budget, qui s'élevait à 5,4 milliards de dollars ».
« Le Secrétaire général a encouragé ses hauts conseillers à être créatifs pour trouver où des économies pouvaient être faites », a-t-il conclu.
La Secrétaire générale adjointe de l'ONU aux affaires humanitaires, Valerie Amos, sera samedi en Tunisie afin d'examiner la situation à la frontière avec la Tunisie et rencontrer les membres du gouvernement et les représentants des agences de l'ONU.
Dans un point presse au siège de l'ONU à New York, Valerie Amos a annoncé vendredi que l'ONU lancera un appel de fonds humanitaire lundi prochain à Genève, en Suisse. L'appel concernera la Libye, la Tunisie, l'Egypte et le Niger et se concentrera sur le financement des besoins aux abords des frontières en matière de santé, d'aide alimentaire, d'eau et de sécurité.
M. Jamel Ben Amor, conseiller spécial auprès du secrétaire général adjoint de l'Organisation des Nations Unies (ONU), chargé des affaires politiques, a souligné, lors de sa rencontre, mardi, à Tunis, avec M. Taieb Baccouche, ministre de l'éducation, la volonté de l'ONU de soutenir la Tunisie pour permettre à la révolution pacifique du 14 janvier de passer à l'étape des élections libres et transparentes, de manière à garantir l'instauration d'un régime démocratique pluraliste, conformément à la volonté du peuple tunisien.
M. Mohammed Belhocine, Représentant des Nations Unies en Tunisie a effectué le 27 février 2011 une visite de travail au poste frontière tuniso-libyen de Ras Jédir en vue d'évaluer les besoins humanitaires d'assistance. Au cours de son déplacement, Mr. Belhocine a examiné avec les équipes de l’ONU sur le terrain la situation qui prévaut à la frontière.
La mission d’experts des Nations Unies a conclu que les Tunisiens, après avoir connu des décennies de « déni de dignité », espèrent de toutes leurs forces que les institutions de leur pays vont changer fondamentalement et que leurs droits seront désormais protégés et respectés. Pour éviter que ces aspirations ne se muent en frustration, il faudra une gouvernance ...
Les Nations Unies célèbrent aujourd’hui le lancement historique de son organisation la plus récente, ONU Femmes, lors d’une soirée organisée dans le bâtiment de l’Assemblée générale, au cours de laquelle interviendront des hommes et des femmes politiques, des personnalités du monde des médias, des affaires, de l’industrie de la musique et du cinéma.
A l’occasion de la journée mondiale de la justice sociale proclamée par l’Assemblée générale lors de sa XXIVème session extraordinaire, le Système des Nations Unies en Tunisie réitère son soutien au gouvernement, aux acteurs de la Société civile et au peuple tunisien pour leurs actions en faveur du développement et de la dignité humaine, et réitère son engagement en vue de contribuer à assurer des conditions de vie équitables grâce à l’emploi, à la protection sociale, au dialogue social et au respect des principes et des droits fondamentaux au travail.
L’attachement du système des Nations Unies en faveur des principes et droits fondamentaux au travail a été réaffirmé en juin 2008 avec l’adoption à l’unanimité de la Déclaration de l’Organisation internationale du Travail sur la justice sociale pour un développement équitable.
Le HCR et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) sont à Lampedusa et dans plusieurs localités du sud de l'Italie pour aider les autorités locales à gérer l'afflux de Tunisiens ayant fuit leur pays après la chute de l'ancien Président Zine Ben Ali.
Selon les autorités italiennes, plus de 5200 personnes sont arrivés depuis la mi-janvier, dont une vaste majorité, près de 4400, ces trois derniers jours.
«La plupart des arrivants sont des hommes jeunes, mais nous avons également été informés de l'arrivée d'au moins 20 femmes et de plus de 200 mineurs, en majorité non accompagnés», a indiqué mardi la porte-parole de l'agence onusienne, Melissa Fleming, lors d'une conférence de presse à Genève, en Suisse.
Face à cet afflux, le gouvernement italien a décrété « l'état d'urgence humanitaire ». Selon des entretiens menés avec de nouveaux arrivants, la plupart de ces migrants viennent chercher du travail, mais certains évoquent aussi la crainte de violence et d'un effondrement de l'ordre public dans leur pays.
« Le HCR est préoccupé par l'intervention de passeurs en Tunisie, qui exploitent la jeunesse en lui promettant une vie meilleure en Europe. Malgré la courte distance entre la Tunisie et Lampedusa, la haute mer et les mauvaises conditions météorologiques peuvent être dangereuses », a poursuivi Melissa Fleming, qui a indiqué que la plupart des nouveaux arrivants étaient « en bonne santé », mais que selon des informations non confirmées, quatre personnes au moins se seraient noyées ces derniers jours.
L'arrivée d'une population importante sur une courte période a exercé une forte pression sur la petite île de Lampedusa. Un centre de réception, dont la capacité initiale d'accueil est de 800 personnes, héberge actuellement plus de 2 000 personnes. Plusieurs transferts par avion ont été organisés pour décongestionner l'île et accueillir les Tunisiens dans d'autres centres en Italie, qui ont désormais aussi atteint leur capacité d'accueil maximale.
« Nous nous félicitons des efforts du gouvernement italien visant à fournir un hébergement et une assistance aux nouveaux arrivants. Nous espérons qu'une solution sera trouvée rapidement pour alléger le fardeau à Lampedusa », a ajouté Melissa Fleming, avant de saluer « la détermination des autorités italiennes à assurer l'accès aux procédures de demande d'asile pour les arrivants en quête de protection internationale ».
«Nous nous félicitons de cet engagement et appelons à la solidarité avec l'Italie», a-t-elle conclu.
Geraldine Fraser-Moleketi, Directeur du Groupe de la Gouvernance Démocratique du PNUD, s'est réunie avec les principaux membres du gouvernement de transition, des représentants de la société civile, les présidents des commissions récemment installées traitant de la réforme politique et des faits d'abus, et les principaux partenaires de la coopération internationale au cours sa visite en Tunisie la semaine du 1er au 5 Février. Elle a exprimé sa gratitude pour l'ouverture d’esprit et l'accueil chaleureux de tous ses interlocuteurs.
A la lumière des soulèvements populaires en Tunisie et en Egypte ces dernières semaines, un groupe d'experts indépendants de l'ONU a appelé aujourd'hui jeudi les gouvernements à travers le monde à porter plus d'attention aux aspirations de leur peuple.
« Les récents événements qui se sont déroulés dans plusieurs pays sont l'expression de la frustration ressentie par de nombreux individus dont les voix ont été négligées ou ignorées par leur propre gouvernement », ont estimé les experts dans un communiqué de presse.
Durant les dernières semaines, des hommes et des femmes de nombreux pays notamment de Tunisie, d'Egypte ou du Belarus, ont exprimé un sentiment d'injustice « qui s'explique, parmi d'autres raisons, par le manque d'emploi et d'opportunités et le souhait de vivre normalement c'est-a-dire de pouvoir se nourrir et se loger décemment ». Ces populations ont dénoncé le déni de leur droit à la participation dans les décisions politiques soulignant ainsi le manque de respect des droits de l'homme : civils, culturels, économiques, politiques et sociaux, ont souligné les experts.
« Nous sommes alarmés par l'augmentation des restrictions au droit à la liberté d'expression et d'information imposées par les gouvernements qui cherchent à réprimer le nombre croissant de personnes qui souhaitent être entendues. Nous sommes particulièrement inquiets des mauvais traitements et des arrestations arbitraires de manifestants, de journalistes, de défenseurs des droits de l'homme et d'avocats. Nous sommes perturbés par les interruptions des réseaux de communication et des transmissions des informations pourtant si essentielles dans le monde moderne », ont-ils ajouté.
Ils ont déploré les morts et les blessés causés par l'usage disproportionné de la force par les autorités.
« Comme les récents troubles l'ont démontré, ignorer les racines des causes de telles manifestations n'est pas durable », ont-ils conclu en soulignant que des réformes doivent être menées nationalement et internationalement pour que les droits de l'homme puissent être respectés.
Le groupe d'experts indépendants de l'ONU est composé de l'Experte sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté, Magdalena Sepulveda, le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, Franck La Rue, la Rapporteuse sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, Margaret Sekaggya, le Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats, Gabriela Knaul, le Rapporteur spécial sur la torture et les traitements dégradants et inhumains, Juan Mendes, le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Christof Heyns, et le Président du Groupe de travail sur la détention arbitraire, El Hadj Malick Sow.
De son côté, dans un communique publié jeudi, le Directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT), Juan Somavia, s'est « joint au Secrétaire général des Nations Unies pour inviter les dirigeants égyptiens à écouter attentivement les aspirations du peuple ».
« La responsabilité qui leur incombe avant tout est de créer des emplois décents et des opportunités qui permettent de vivre décemment », a-t-il déclaré. « Depuis de nombreuses années, l'OIT dénonce l'ampleur du déficit de travail décent en Egypte et dans d'autres pays de la région, où le chômage, le sous-emploi et le travail informel demeurent parmi les plus élevés au monde. L'incapacité à gérer efficacement cette situation, avec toutes ses répercussions en termes de pauvreté et d'inégalités de développement, ainsi que les entraves à l'exercice des libertés fondamentales, ont déclenché ce déferlement historique de revendications populaires », a-t-il ajouté.
Les mobilisations d'ampleur nationale des derniers jours ont conduit à l'instauration de la Fédération égyptienne des syndicats indépendants. Elle a réclamé la création d'emplois, l'instauration d'un salaire minimum, d'une protection sociale et la liberté syndicale, a-t-il expliqué.
« Je me réjouis de cette avancée dans l'exercice des droits des travailleurs égyptiens. Leur voix doit dorénavant figurer au premier rang de celles que l'on écoute », a dit Juan Somavia. « Je suis convaincu qu'ensemble les Egyptiens trouveront le moyen de se rassembler et de garantir à la jeunesse de leur pays un avenir de dignité et de travail décent. L'OIT se tient prête à offrir toute l'assistance nécessaire à cette fin », a-t-il conclu.
La Directrice de la Gouvernance Démocratique au sein du Bureau des Politiques de Développement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Geraldine Fraser-Moleketi, a indiqué que la "révolution historique" du peuple tunisien est "une grande révolution qui pose de grands défis et recèle d'innombrables opportunités".
La responsable onusienne a souligné, à l'issue de sa rencontre avec M. Taïeb Baccouche, ministre de l'Education et porte-parole officiel du gouvernement, mercredi, que le rôle du PNUD est important dans le soutien de ce processus démocratique crucial, faisant part de l'entière disposition à apporter tout l'appui nécessaire aux programmes de développement qui seront proposés par le gouvernement tunisien.
C’est aujourd’hui que prend fin notre mission d’une semaine en Tunisie.
Concernée par la situation en Tunisie et afin de garantir que les aspirations des droits humains du peuple tunisien soient réalisées et que leurs sacrifices ne soient pas vains, le Haut Commissaire des NU des Droits de l’Homme, Navi Pillay, a décidé d’envoyer une équipe d’experts. Notre mission consiste, en effet, à explorer toutes les possibilités d’une avancée en matière de Droits humains en Tunisie et se faire une première idée des défis à cet égard et discuter avec tous les acteurs clés sur place afin que l’OHCDH puisse soutenir le peuple tunisien et renforcer le respect des droits de l’Homme dans le pays.
GENÈVE – La Haut Commissaire aux droits de l’homme Navi Pillay a annoncé mercredi qu’elle a mis en place une équipe de spécialistes de son bureau (Haut Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies) qui commencera officiellement dès jeudi une évaluation d’une semaine en Tunisie sur les priorités de droits de l’homme. Cette équipe de haut niveau rencontrera les autorités intérimaires, les groupes de la société civile, les agences des Nations Unies sur place et d’autres acteurs clés.
«Les violations des droits de l’homme sont au cœur des problèmes rencontrés par le peuple de la Tunisie. Par conséquent, les droits de l'homme doivent être au premier plan pour apporter des solutions à ces problèmes ", a déclaré Mme Pillay.
« L’équipe du Haut Commissariat aux droits de l’homme va explorer les possibilités d’une avancée en matière de droits de l’homme en Tunisie et se faire une première idée des défis à cet égard», a ajouté la Haut Commissaire aux droits de l’homme. « Ses observations et recommandations me permettront de faire des propositions concrètes pour des actions à court et à long terme afin d’améliorer les droits de l'homme en Tunisie. Il est important que nous maintenions l’élan positif provoqué récemment par la transformation brutale de la situation politique. "
Alors que plusieurs membres de l’équipe sont déjà arrivés en Tunisie, la mission commencera officiellement le jeudi 27 janvier, lorsque l’équipe tout entière sera présente à Tunis ; elle s’achèvera le 2 février.
Cette solide équipe de huit personnes comprend quatre hauts fonctionnaires expérimentés en droits de l’homme, deux fonctionnaires spécialistes de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient ainsi qu’un logisticien et un officier de sécurité.
Le chef de la mission est M. Bacre Ndiaye, Directeur de la Division du Conseil des droits de l’homme et des procédures spéciales. Les autres membres de la mission sont notamment Mme Mona Rishmawi, Cheffe de la Branche de l’Etat de Droit, de l’Egalité et de la Non Discrimination ; Mme Francesca Marotta, Cheffe de la Section Méthodologie, Education et Formation ; et M. Frej Fenniche, Chef de la Section Moyen Orient et Afrique du Nord.
La Haut Commissaire aux droits de l’homme avait déjà annoncé le déploiement de cette mission de haut niveau lors d’une conférence de presse à Genève, où elle avait également appelé la communauté internationale à soutenir l’appel du peuple tunisien pour la liberté et le respect total des droits de l’homme pour tous en Tunisie.
« Je continuerai à observer avec la plus grande attention la situation en Tunisie, »a déclaré Pillay, « et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour assurer que les aspirations du peuple tunisien soient finalement respectées, et que ses sacrifices n’aient pas été vains. »
FIN
Pour toute demande d’informations, les médias peuvent s’adresser à :
Tunis : Khawla Mattar (Mob: +20 12 391 9236 - email: khawla.mattar@unic-eg.org)
Genève : Rupert Colville (+ 41 22 917 9767 / rcolville@ohchr.org)
Pour des renseignements supplémentaires sur le mandat de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme veuillez consulter : http://www.ohchr.org/FR/AboutUs/Pages/HighCommissioner.aspx
BCNUDH, Droits de l´homme par pays – Tunisie : http://www.ohchr.org/FR/Countries/MENARegion/Pages/TNIndex.aspx
L'ancien ministre de la Santé du Nigeria, Babatunde Osotimehin, a pris le 1er janvier la tête du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP). Doté d'une grande expérience dans la lutte contre le VIH/Sida, cet ancien porte-parole africain du Partenariat pour la santé maternelle, néonatale et infantile, succède à Thoraya Ahmed Obaid.
Le FNUAP aide les pays à exploiter les statistiques et données démographiques pour la mise en œuvre de politiques et de programmes destinés à réduire la pauvreté. L'agence est plus particulièrement chargée d'aider la promotion de la santé maternelle et reproductive, assistant les Etats pour qu'ils s'assurent que chaque grossesse est désirée, chaque accouchement sans danger, chaque fille et chaque femme traitée avec dignité et respect.
En Novembre, lors de l'annonce de cette nomination par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, son porte-parole avait estimé que Babatunde Osotimehin apporterait « la richesse de son expérience et sa passion pour le travail du FNUAP, qui complètent une connaissance et une compréhension approfondies de la situation mondiale et des processus critiques pour les activités du FNUAP.
« Babatunde Osotimehin a les qualifications et une vaste expérience dans la direction de programme d'action mondial pour la population et le développement et dans la promotion du droit à la santé sexuelle et reproductive », a souligné Thoraya Ahmed Obaid, avant de céder son poste.
De décembre 2008 à mars 2010, Babatunde Osotimehin était Ministre de la Santé du Nigéria et Directeur général l'Agence nationale de contrôle et de lutte contre le VIH/Sida. En reconnaissance de ces contributions et de son rôle clés dans l'organisation de la réponse du Nigeria au VIH/Sida, il a d'ailleurs reçu la médaille d'Officier de l'Ordre du Niger en 2005.
Le Secrétaire général est profondément préoccupé par l’impasse politique qui persiste en Côte d’Ivoire. La situation prend une tournure inquiétante en raison des événements qui se déroulent actuellement et qui pourraient aboutir à une violence généralisée.
Ceux-ci comprennent notamment, les menaces lancées récemment par quelques commandants des forces de sécurité nationales de recourir à des solutions militaires, la confrontation qui a eu lieu entre les Forces nouvelles et les forces de sécurité nationales près de l’Hôtel du Golf le 13 décembre, et les marches prévues par les militants du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix.
Le Secrétaire général réitère son appel à toutes les parties ivoiriennes ainsi qu’à leurs sympathisants pour qu’ils fassent preuve de patience et s’abstiennent de toute action qui puisse, de manière accidentelle ou délibérée, mener à la violence. Il souligne le fait que, dans un climat politique actuel aussi tendu, de telles actions pourraient avoir des conséquences imprévisibles, y compris le retour à la guerre civile. Le Secrétaire général tient donc à rappeler à tous ceux qui commettent ou incitent à commettre de tels actes de violence, ainsi que ceux qui utilisent les média à cet effet qu’ils seront tenus responsables de leurs actes.
Le Secrétaire général, une fois de plus, appelle M. Gbagbo à respecter la volonté du peuple ivoirien, exprimée de façon démocratique lors du deuxième tour de l’élection présidentielle, et à se retirer afin que le Président élu Ouattara puisse assumer son mandat. Le Secrétaire général reste en contact étroit avec toutes les parties ivoiriennes, ainsi qu’avec les dirigeants régionaux et internationaux qui continuent d’exiger une sortie pacifique de la crise et le respect de la volonté du peuple.
La langue arabe a été célébrée mercredi au siège des Nations Unies à New York avec une foire à l'information portant sur notamment sur la calligraphie et la littérature dans le cadre de la « Journée des langues à l'ONU » du Département de l'information. La date officielle de « Journée de la langue arabe » à l'ONU est le 18 décembre, date à laquelle, en 1973, l'Assemblée générale a adopté l'arabe en tant que sixième langue officielle de l''Organisation. La journée de la langue arabe sera la sixième et dernière de la nouvelle série de « Journée des langues à l'ONU » pour 2010.
« La traduction, c'est la communication, c'est aider les gens à se comprendre », déclare Moncef Majbri, Coordinateur pour la formation et le contrôle de qualité du service de traduction arabe. L'arabe « est une langue flexible qui est capable de créer de nouveaux mots pour de nouveaux concepts modernes et de nos jours, l'arabe classique remplit le même rôle que le latin pour l'Europe, pour les 22 pays arabes qui ont tous leurs dialectes nationaux », ajoute-t-il.
Les Journées des langues aux Nations Unies sont destinées à promouvoir et à fêter le multilinguisme et la diversité culturelle, ainsi que l''égalité de toutes les langues officielles en usage au sein de l'Organisation. Les Nations Unies ont déjà célébré cette année cinq des six langues officielles de l'ONU : le français (20 mars), l'anglais (23 avril), le russe (6 juin), l'espagnol (12 octobre) et le chinois (12 novembre).
Cette initiative, qui cherche à améliorer la prise de conscience et le respect pour l''histoire, la culture et les succès de chacune des six langues officielles au sein de la communauté onusienne, entre dans le cadre de la Journée internationale de la langue maternelle, célébrée chaque année le 21 février.
Une réunion s’est tenue le lundi 13 décembre au sein du siège du PNUD Tunisie en présence des représentants du PNUD Tunisie, du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche (MARHP) ainsi que des représentants de la Fondation Coca Cola pour valider un projet en commun relatif à la gouvernance de l’eau potable en milieu rural en Tunisie.
Le PNUD Tunisie et la Fondation Coca-Cola envisagent ainsi d’apporter leur appui au MARHP, en particulier la Direction Générale du Génie Rural et de l’Exploitation des Eaux (DGGREE) pour l’amélioration de la gestion de l’eau potable en milieu rural et pour faciliter l’accès à l’eau aux populations vulnérables notamment les femmes et les jeunes. Le projet vient répondre en particulier à l’Objectif du Millénaire pour le Développement N° 7 : Assurer un Développement Durable, et précisément la composante eau potable dans la cible à savoir réduire de moitié, d'ici à 2015, le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable et a un système d'assainissement de base.
Les droits de l’homme sont l’assise même de la liberté, de la paix, du développement et de la justice. Ils sont au centre de ce que fait l’ONU partout dans le monde. Il faut des lois pour protéger et promouvoir les droits de l’homme, mais bien souvent on ne progresse que parce que des hommes et des femmes courageux se portent à la défense de leurs droits et de ceux d’autrui, résolus à leur donner un contenu réel dans les péripéties de la vie.
J’invite les chefs d’entreprise du monde entier à dénoncer la corruption et à faire en sorte que leurs paroles s’accompagnent d’interdictions strictes. Ils devraient adopter des mesures de lutte anticorruption s’inscrivant dans le cadre de la Convention des Nations Unies et mettre en place les systèmes de contrôle voulus pour renforcer l’intégrité et la transparence. J’engage aussi les sociétés à collaborer plus étroitement avec l’ONU sur cette question. Elles devraient en particulier envisager d’adhérer au Pacte mondial, initiative de portée mondiale pour des entreprises responsables, qui offre aux participants des outils pour lutter contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l’extorsion de fonds et le versement de pots-de-vin."
À l’occasion de la Journée internationale des volontaires, nous rendons hommage aux millions de personnes qui, partout dans le monde, consacrent leur temps et leurs compétences à lutter contre les problèmes mondiaux, qu’il s’agisse des volontaires s’impliquant au niveau local dans les efforts d’adaptation aux changements climatiques et de réduction de la pauvreté ou de ceux qui apportent leur soutien aux causes mondiales de la paix et de la justice et à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.
"Sur place ou en ligne, dans leur communauté ou à l'étranger,au niveau national ou à l’échelle mondiale, les volontaires prennent délibérément des mesures pour aborder les questions de paix et de développement telles que la lutte contre la faim, l'amélioration des soins de santé, la lutte contre les inégalités entre les sexes et les répercussions du changement climatique. Les volontaires n’attendent pas que d’autres apportent des solutions à leurs problèmes ; ils s’engagent et agissent selon leurs capacités et jouent le rôle essentiel de citoyens actifs, artisans de leurs sociétés."
"En cette Journée internationale, prenons acte du fait que la bataille contre la pauvreté, la maladie et la discrimination ne saurait être gagnée en l’absence de lois, de politiques et de programmes visant à autonomiser les personnes handicapées. Engageons-nous à garder en vie, pour la communauté des personnes handicapées, l’espoir né des objectifs du Millénaire pour le développement. Et durant les cinq années qui nous restent pour atteindre ces objectifs, faisons des personnes handicapées non seulement les bénéficiaires de notre action, mais aussi des agents du changement à part entière."
Le Groupe Thématique des Nations Unies sur le sida en Tunisie a organisé le 26 Novembre 2010, au siège de l’Agence Tunisienne de la Communication Extérieure, une conférence de presse pour le lancement du Rapport sur l’épidémie mondiale de sida 2010, publié par le Secrétariat de l’ONUSIDA. Une quarantaine de journalistes de la presse écrite nationale, régionale et internationale, de la télévision et de radios nationales, y ont pris part.
Dans son allocution, Dr Mohammed Belhocine, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies en Tunisie et Président du Groupe Thématique des Nations Unies sur le sida, a indiqué que, globalement, le monde a atteint l’objectif du millénaire pour le développement 6.A qui était de « Freiner et commencer à inverser la courbe de l’épidémie ». En effet, le nombre de nouvelles infections est en baisse, avec une réduction de près de 20% des nouvelles infections sur les 10 dernières années, de même que le nombre de décès liés au sida (qui est de 1,8 million en 2009 contre 2,1 millions en 2004). Il a toutefois souligné que la situation du VIH et du sida dans le monde reste inégale. « Il reste que des lois et des pratiques discriminant les personnes vivant avec le VIH, les femmes et les groupes marginalisés sont encore en vigueur dans de nombreux pays, plombant ainsi les acquis de la riposte au sida et menaçant l’atteinte des cibles de l’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH» a affirmé Dr Belhocine dans son allocution.
Un aperçu plus détaillé sur le contenu du rapport, notamment sur les feuilles de résultats contenant des informations classées par pays sur les questions clés qui touchent la riposte au sida, a été donné par Dr Myriam Ben Mamou, Chargée du Programme ONUSIDA en Tunisie, dans la présentation qu’elle a faite.





