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Participation de la Tunisie à la Réunion de haut niveau sur le sida de l’Assemblée générale des Nations Unies

Date de publication : 2011-06-13

Participation de la Tunisie à la Réunion de haut niveau sur le sida

de l’Assemblée générale des Nations Unies

 

Zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida

 

La réunion de haut niveau sur le sida de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui se tient du 8 au 10 juin 2011, à New York, est l’occasion pour la Tunisie de réaffirmer, aux côtés des autres Etats membres, son engagement dans la riposte au sida, trente ans après le début de l’épidémie.

 

La délégation tunisienne conduite par Mme Habiba Ezzahi Ben Romdhane, ministre de la Santé publique, est constituée de représentants gouvernementaux et de la société civile, afin que toutes les forces soient rassemblées pour contribuer au dialogue sur les nouvelles opportunités et les nouveaux défis, redynamiser les stratégies nationales et pérenniser la riposte. A cette occasion, il est attendu que les pays adoptent une nouvelle déclaration d’Engagement pour faire progresser la riposte au sida et s’acheminer vers une génération sans nouvelles infections à VIH, sans décès liés au sida et sans stigmatisation ni discrimination des personnes vivant avec le VIH ni celles qui y sont les plus exposées.

 

C’est également l’opportunité pour les Etats membres d’examiner les progrès accomplis et d’évaluer les obstacles qui demeurent pour la réalisation de l’objectif Zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida. Depuis la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida de 2001, des progrès réguliers ont été enregistrés dans la mise en place d’un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH. Mais, d’après le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon, « si les résultats concrets n’ont jamais été aussi encourageants, la faiblesse des infrastructures nationales, les insuffisances de financement et la discrimination à l’encontre des populations vulnérables font encore obstacle et sont des défis pour lesquels les Etats Membres devront s’engager de nouveau ».

 

La Déclaration d’engagement sur le VIH/sida de 2001 et de la Déclaration politique sur le VIH/sida de 2006 portent des dispositions en faveur de la protection des droits des personnes. Ces déclarations ont été signées par de nombreux pays, dont la Tunisie. Il reste que des lois et des pratiques discriminant les personnes vivant avec le VIH, les femmes et les groupes marginalisés sont encore en vigueur dans de nombreux pays, plombant ainsi les acquis de la riposte au sida et menaçant l’atteinte des cibles de l’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH.

 

Dans le contexte de changements politiques que connaissent actuellement les pays de la région du Maghreb et du Moyen-Orient, l’ouverture vers une redéfinition de la gouvernance des politiques publiques et l’attachement à la réalisation des droits humains sont des éléments favorables à l’engagement renouvelé de ces pays. En effet, les représentants de pays de la région MENA, dont la Tunisie, avaient déjà exprimé en 2010 dans la « Déclaration de Dubaï en vue de l’Accès Universel à la prévention, au traitement, soins et soutien liés au VIH », leur engagement pour le respect des droits humains, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination et la mise en place d’une gouvernance dynamique, multisectorielle et redevable pour aborder les questions liées au VIH. Ainsi, la Tunisie  inscrit largement sa stratégie nationale de riposte au VIH/sida 2012-2016 dans cette perspective, puisqu’elle s’est engagée dans un processus de renforcement de la gouvernance institutionnelle pour mieux coordonner l’action des partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, sachant que le sida concerne à la fois la santé, l’éducation, l’économie, la justice, la sexualité, la religion et la politique. Par ailleurs, depuis plusieurs années, le partenariat entre acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux s’est renforcé et permet aujourd’hui de mieux connaître l’épidémie et d’élaborer des politiques plus adaptées aux besoins des populations. Enfin, les facteurs de vulnérabilité et les comportements à risques identifiés étant au cœur des problématiques de la riposte, la Tunisie a orienté sa stratégie nationale vers les populations en ayant le plus besoin, comme les personnes ayant des comportements à risques, trop souvent stigmatisées, et d’autres personnes vulnérables comme les jeunes.

 

Sur cette voie, la Tunisie a montré l’exemple à la communauté internationale, au mois de mai dernier, à l’Assemblée mondiale de la Santé, en invitant avec succès les pays à adopter une résolution sur les jeunes et les risques sanitaires, afin que les pays développent des stratégies et des politiques adaptées à leurs besoins, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive, qui soient fondées sur une approche multisectorielle et de partenariat. En soulignant la priorité à accorder à une riposte aux risques pour la santé des jeunes, notamment celui du VIH, la Tunisie a ainsi témoigné de leur rôle fondamental comme acteurs de changement et comme leaders pour une révolution de la prévention du sida. La récente publication de l'UNICEF, l'ONUSIDA, l'UNESCO, l'UNFPA, l'OIT, l'OMS et la Banque mondiale, qui présente pour la première fois des données sur les adolescents et le VIH, confirme tout le bien-fondé de cette résolution

[ http://www.unaids.org/fr/resources/presscentre/featurestories/2011/june/20110601aunicef]

 

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